New London n°9 oct/nov/déc 2010
New London n°9 oct/nov/déc 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de oct/nov/déc 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Technikart Conseil

  • Format : (148 x 205) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : mordus de shopping, Londres vous attend.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Voici la dernière couturière de la fashion : une nouvelle diva du cuir qui passe près d’un mois sur chaque pièce. Et refuse d’aller plus vite. Créatrice de mode hype basée entre Londres et Amsterdam, Iris Van Herpen surprend par son intelligence, son originalité technique, son authenticité. Un puissant microscope en guise d’inspiration, la jeune et charmante Néerlandaise passe au crible les détails impalpables de notre quotidien, des ondes numériques aux phénomènes de perceptions croisées, pour les métamorphoser en luxueuses pièces de mode. Lady in cuirs Iris Van Herpen « Travailler sur des concepts très abstraits me donne suffisamment d’espace pour les matérialiser. Quand les concepts sont trop directs, je m’ennuie. Et puis j’aime assez l’idée de ré-évaluer la réalité, car pour moi elle est illusoire », déclare la designer Iris Van Herpen. Cela donne un travail troublant, où le fait-main frôle la précision du laser, adouci par le magnétisme très charnel de sa matière de prédilection : le cuir. Taillé en fines lamelles et assemblé en fascinantes spirales, chez Iris Van Herpen, le cuir habille et déshabille un corps tout à la fois mutant et terriblement romantique. Comptez un bon mois pour la réalisation d’une 14 NEW LONDON N°9 pièce, environ £15 000 à la vente. Loin de surfer sur les tendances ou de lorgner sur de possibles financements qui permettraient de passer à la production industrielle, Iris va même jusqu’à refuser ces aides lorsqu’elle est sélectionnée par Harrod’s Launches Initiative pour ses débuts à la London Fashion Week, où ses collections sont acclamées depuis déjà trois saisons. « Mes Taillé en fines lamelles et assemblé en fascinantes spirales, chez Iris Van Herpen, le cuir habille et déshabille un corps tout à la fois mutant et terriblement romantique. créations ne sont pas faites pour la fabrication en usine, elles sont trop exclusives pour ça. Mes pièces sont disponibles en boutique, mais je tiens à ce que tout soit produit à la main dans mon propre atelier. » Looser Iris ? Pas vraiment. Sous l’impulsion de l’architecte Rem Koolhaas, elle accepte même de revenir à la réalité du marché et lance ses propres accessoires. Découvrez cet hiver la Synesthesia Shoe en édition limitée chez United Nude, impressionnant soulier qui n’a rien à envier à la fameuse Armadillo d’un des grands maîtres chez qui elle a fait ses armes : McQueen. Petit avant-goût d’été 2011, Iris s’est penchée sur les mécanismes de transformation de molécules d’eau chaotiques en cristaux structurés. « Tout est parti de cette robe que j’ai créée pour les architectes Benthem Crouwel et le Stedelijk Museum. Je me suis concentrée sur ce qui manquait à ce bâtiment en forme de baignoire : l’eau à l’intérieur du bain. » Élémentaire… La collection Crystallization est accompagnée de la Moving Chains Shoe et (ô miracle !) d’un sac, toujours en exclu chez United Nude.C.B. » > www.irisvanherpen.com » > www.unitednude.com
Crédit Photo : Manu Valcarce Love is in the hair Charlie Le Mindu C’est le coiffeur frenchy des stars dont on parle à New London : un jeune talent qui transforme les perruques en cathédrales de l’amour. Coiffeur avant-gardiste, Charlie Le Mindu nous dit tout sur ses amours précoces avec le cheveu : « J’ai commencé à 13 ans. J’aime trop le cheveu. Les volumes et les couleurs que j’arrive à obtenir me font tellement plaisir que j’en ai presque du mal à dormir. ». Des célebs comme Lady Gaga, Peaches, Uffie, VV Brown, Kap Bambino, des kids d’East London aux grannies de Knightsbridge et sur toutes les bonnes pages glossy de I-D, Vogue ou Dazed & Confused, Charlie Le Mindu n’en finit plus de crêper du chignon. Son truc contre le surmenage ? L’overdose de crêpage : la haute coiffure. « Si je suis énervé avec une cliente, alors je crêpe à mort ma petite perruque ; et voilà, ça donne de la haute coiffure, pas mal ? » La première fois avec une perruque, c’est comment ? « C’était il y a cinq ans, avec Peaches, comme je ne pouvais rien faire de très volumineux avec ses cheveux, alors j’ai décidé de lui faire une perruque en forme de cône. » Cet hiver, Charlie vous propose Sex, Religion, Bullshit, Lucifer, une collection en cheveux naturels aux allures démentielles. Dis-nous Le Mindu, tu serais pas un peu gothique ? Charlie s’explique : « Je voulais juste montrer que toutes les religions sont bullshit, très sexuelles, très fetish. » Pour CLM, un seul Dieu : JPG* ; un seul accessoire culte : la perruque. Si Charlie est bien français, né à Bergerac en 1987, c’est d’abord dans les clubs alternatifs de Berlin, et maintenant à Londres, qu’il préfère exercer ses talents pour le décollement de racines : « Contrairement à ce que tout le monde pense, la France n’est pas le pays de la mode, je crois d’ailleurs Si je suis énervé avec une cliente, alors je crêpe à mort ma petite perruque ; et voilà, ça donne de la haute coiffure. que les Français ne connaissent pas le mot mode, ni le mot créativité. Ils sont tellement conservateurs qu’il faut absolument être reconnu à l’étranger et, après seulement, les Français diront qu’ils aiment. ». Mais si Charlie, on t’aime ! On peut voir « Charlie’s treatment », son émission française de relooking, sur Konbini.com. Sinon, Jean-Charles de Castelbajac l’a enrôlé pour son exposition parisienne, événement de la rentrée 2010 : « The Tyranny of Beauty », à la BANK Gallery. Que tous ceux qui ont manqué le rendez-vous filent droit chez Machine A, concept store ébouriffant en plein cœur de Soho, et nouvelle résidence de ses popups salons. Avertissement : comme sur les démonstrations photos des packagings de nos bons vieux shampoings, l’effet Le Mindu laisse rarement indifférent. « AVANT : tu es laid/APRÈS : waouh ! Pamela Anderson ? » Garanti 100% efficace sur toutes les natures de cheveux. Ne dites pas que vous n’étiez pas prévenus.C.B. (*) Jean-Paul Gaultier » > www.charlielemindu.com 15 NEW LONDON N°9



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