New London n°7 avr/mai/jun 2010
New London n°7 avr/mai/jun 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de avr/mai/jun 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Technikart Conseil

  • Format : (148 x 205) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : Art in London... attention, peinture très fraiche.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Poète chez les artistes ou artiste chez les poètes ? Tom McCarthy est plus connu en France pour être le nouveau petit génie de la littérature anglaise. Il y a dix ans, alors qu’il n’est encore qu’un écrivain non publié, il décide de rédiger son propre manifeste, fasciné par les avant-gardes où les poètes (souvenez-vous d’Hugo Ball et de Dada, d’André Breton et du manifeste surréaliste) jouèrent un rôle de premier plan. Dans son programme, c’est la mort que McCarthy choisit de fétichiser, en tant qu’espace à cartographier et à coloniser avant d’y habiter. Adepte assidu des milieux de l’art contemporain, il distribuera 200 copies de son manifeste dans un happening qui donnera lieu à de nombreux autres (dont le dernier à la Tate Britain, en 2009) inspirés par l’Orphée, de Cocteau, où un poète mort transmet des messages codés aux vivants via une radio. Depuis la création de l’International Necronautical Society, son organisation avant-gardiste qui multiplie les interventions et dénonciations en live dans les expositions traditionnelles, les éditeurs se l’arrachent. Si W.H. Auden assurait que « poetry makes nothing happen » (la poésie ne débouche sur rien,ndlr), il semblerait qu’à New London, l’art ait bel et bien le pouvoir de transformer ce rien en événement. Influencés par Fluxus et la poésie sonore, les poèmes d’Holly Pester font partie de ceux qui sont davantage destinés à la récitation, si tant est qu’aucun poème ne s’y prête. Au fil de ses lectures performances, les mots se déconnectent progressivement de leur sens initial, pour devenir des sons de la vie de tous les jours. Holly poursuit ses études et ses joyeuses expérimentations sonores au Contemporary Poetic Research Center et collabore avec la revue The Other Room. Caroline Bergvallaccorde elle aussi une plus grande place à la dimension performative de ses poèmes, même si elle publie Fig en 2005 et Cropper en 2008. Ses récitations s’apparentent à des récitals où les mots sont entrecoupés, chaque vers venant se briser l’un sur l’autre dans un océan de langues qui combine le français, l’anglais et le norvégien. Elle collabore avec la Tate Modern à Londres et le MoMa à New York. À signaler aussi, deux fois par mois, le très mode collectif Clinic (clinicpresents.com) déclame ses vers à la face du monde au pub Amersham Arms (New Cross, SE 4). 8 NEW LONDON N°7 Tom McCarthy and Henry Blofeld Impossible de boucler ce tour d’horizon Billy Childish des Young British Poets sans parler de celui qui pourrait bien être leur père à tous, longtemps amant de Tracey Emin ; et qui reste, aujourd’hui encore, perçu comme le plus grand mystère du Brit Art : Billy Childish. Peintre autodidacte comptant Johnny Deppparmi ses plus grands fans, musicien fondateur de dizaines de labels et vénéré par James White (figure de la no wave underground), producteur de films indépendants… Ses poèmes (il en a publié plus de 40 volumes) sont ancrés dans le punk, le sexe et la bière. Ils furent à l’origine de son renvoi de la Saint Martins School au motif d’obscénité. Ils seront exposés lors de la rétrospective qui lui est consacrée ce printemps par l’ICA : « Unknowable but certain » jusqu’au 18 avril 2010. (1) Sarah Lucas et Olivier Garbay : The Mug (2009, Other Criteria London) Holly Pester Photos : Tom McCarthy and Henry Blofeld Mark Blower/Holly Pester Mark Blower/Billy Childish DR
Photos : Kate MacGarry Philippe Servent/Limoncello Philippe Servent/Vyner street Philippe Servent L’East End fait son artyshow Limoncello, Charlie Smith, Ibid Project, Standpoint Gallery… À New London comme à Paris, les quartiers de l’Est deviennent le tremplin d’une nouvelle génération de galeristes et d’artistes. par Marie Maertens. À Paris, la cartographie des quartiers dédiés à l’art contemporain évolue. Après le 6 e, le Marais et le 13 e, c’est aujourd’hui avec Belleville qu’il faut compter. À Londres aussi, ça bouge ! Les galeries sont à présent disséminées sur deux principaux axes. Les plus historiques se trouvent à l’Ouest, entre les classiques, bourgeois et touristiques Oxford Street et Piccadilly Circus, tandis que les plus jeunes ont pris leurs aises autour des quartiers bobos et fashion d’Old Street ou de Bethnal Green. À l’Ouest, les galeries écrivent les plus grandes heures du marché de l’art et les noms des artistes font pâlir d’envie… Gagosian par exemple, tout simplement le plus grand marchand du monde, expose Picasso ou Damien Hirst. Haunch of Venison appartient à la maison de vente Christie’s. Elle montre des œuvres de Bill Viola, Richard Long ou Dan Flavin et participe aux foires internationales. Il y a encore Annely Juda, Ben Brown, Sprueth Magers, Simon Lee… toutes proposent la scène anglaise et internationale la plus cotée. La White Cube est également une galerie mythique, qui s’est fait connaître en 1993 par son concept de petits espaces offerts aux plus grands. Y sont passés Jeff Wall, Tracey Emin, Chuck Close…. Aujourd’hui, la galerie a changé d’échelle, tout en maintenant sa programmation. Toujours en avance d’une tendance, elle fut la première, en 2000, à ouvrir à Gagosian, 17-19 Davies Street, W1K 3DE. Tube : Bond Street Haunch of Venison, 6 Burlington Gardens, W1S 3ET. Tube : Piccadilly Circus White Cube, 25-26 Mason’s Yard, SW1Y 6BU. Tube : Piccadilly Circus Limoncello, 15a Cremer Street, E2 8HD. Tube : Old Street Standpoint Gallery, 45 Coronet Street, N1 6HD. Tube : Old Street Brown Gallery, 42 Hoxton Square, N1 6PB. Tube : Old Street Charlie Smith, 336 Old Street, EC1V 9DR. Tube : Old Street Wilkinson Gallery, 50-58 Vyner Street, E2 9DQ. Tube : Bethnal Green Kate MacGarry, 7 Vyner Street, E2 9DG. Tube : Bethnal Green Hoxton Square, dans l’Est londonien, où personne n’avait misé auparavant. Or, l’Est, décidément, gagne à être connu… Car oui, depuis peu, de nouvelles galeries prennent possession de ces quartiers en vogue pour leurs bars, leurs boutiques de créateurs ou leurs friperies branchées. À Old Street, les loyers permettent aux plus jeunes de s’installer et de proposer des expositions alternatives. Il faut venir ici pour faire des découvertes ou pour démarrer une collection. Les artistes de chez Limoncello sont parmi les plus intéressants à suivre. Standpoint Gallery est, quant à elle, dirigée par des plasticiens qui y développent aussi un programme de résidences. À la Brown Gallery, on nous rappelle que dans le quartier vivent et travaillent de nombreux artistes, dont la compagnie est aussi stimulante ! Zavier Ellis, directeur de la galerie Charlie Smith, raconte qu’il est également fier de vivre dans un quartier historique. Plus populaire au départ, l’Est de Londres offre en effet des immeubles de cachet. À une station de métro, d’autres enseignes ont installé leurs pénates. La Wilkinson Gallery fut la première à ouvrir à Bethnal Green en 1998. L’espace est digne des plus belles galeries de l’Ouest. Dans la même rue, Kate MacGarry présente des jeunes plasticiens anglais. On citera aussi Ibid Project ou Vilma Gold. Au final, deux quartiers pour deux types de scènes – et de bourses – bien différentes ! 9 NEW LONDON N°7



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