New London n°5 oct/nov/déc 2009
New London n°5 oct/nov/déc 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de oct/nov/déc 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Technikart Conseil

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : bienvenue dans la ville la plus mondiale du monde.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Best of bigarré. Le Top 10 de la Pop cinq continents ANTHONY JOSEPH LINTON KWESI JOHNSON Poète, romancier et chanteur, Débarqué en 1963 dans la capitale Anthony Joseph s’installe à Londres anglaise, Kwesi (parce que « crazy » en 1989, après une enfance passée à en patois jamaïcain) est un pilier Trinidad. Le résultat ? Un magma du reggae et de la dub-poetry londonienne. Ancien Black Panther, la funk-voodoo dans la pure tradition des orgies rythmées de Fela Kuti, vie même de Linton Johnson est des concerts endiablés où les chemises mouillent comme au temps du grand James majeure partie la difficulté d’être noir au Royaume-Uni une poésie, son œuvre évoquant en (Brown) et une consécration sur le tard pour le quarantenaire au regard d’ange. La France aime et le Arts sous l’ère thatchérienne. Comme nombre de ses frères (« Inglan is a bitch ») et les conditions de vie difficiles Council of England le classe parmi les cinquante auteurs de cœurs, Linton est tout d’abord signé sur le label de de la communauté noire/asiatique ayant le plus contribué à la littérature anglaise. encourager la relève. Fight for your mind Chris Blackwell (Island) puis fonde son label pour man. TALVIN SINGH ASIAN DUB FOUNDATION Star des nineties et pionnier des débuts de l’Asian Underground, le londonien d’origine indienne mélange rapidement les baguettes (chinoises), les tablas et les platines pour développer le son de la jungle après avoir collaboré avec des pointures (Sun Ra, Björk, Siouxsie & the Banshees). Parce qu’il aime mettre les mains dans le porridge, Talvin ouvre dès 1995 son propre club (l’Anokha Club) dans l’est de Londres pour soutenir les groupes locaux, sans oublier d’inventer de nouveaux procédés tels que le tablatronic, une révolution électronique brassant vintage et modernité. HORACE ANDY Fils de la Jamaïque, Andy c’est tout d’abord la voix de Massive Attack, celle reconnaissable entre mille, de « Light my fire » sur l’album Protection à « Angel » sur Mezzanine. Pape du chant downslow, Andy est loin de n’être qu’un sparring-partner ; il défend le reggae ancestral depuis 1972 et collabore même avec Joe Strummer des Clash (1999) tout en continuant sa carrière solo. Brillant, en dépit de son âge, Andy reste l’un passeurs de l’entredeux rives, entre black et pop-culture. 8 NEW LONDON N°5 Classés dans la catégorie Asian Underground, Asian Dub Foundation reste l’un des groupes historiques du Londres pluriethnique. Fortement impliqué dans la culture locale, Asian Dub brasse à tous les étages, entre dancehall, drum'n'Bass, ragga, jungle… Leur dernier album est sorti l’année dernière et continue, malgré les changements d’effectif, d’ouvrir une porte à toutes les cultures émergentes de la capitale en n’oubliant pas de lutter contre la ghettoïsation et le racisme encore très fort à Londres. Sous leurs pseudonymes extravagants (Chandrasonic, Pandit G, Deeder Zaman) se cachent de réels militants, soniques et punk comment savent l’être les britons enragés. Photos : DR.
EBONY BONES Longtemps actrice (notamment pour la série Family Affairs), la multi-instrumentiste noire Ebony Thomas sort cette année son premier disque, « Bone of my Bones », une référence biblique qu’elle défend (« In G.O.D. we trust ») avec excentricité, même devant Obama. Maquillée comme un camion volé, bariolée comme un gay-pride, Ebony (en hommage à la chanson « Ebony and Ivory » de McCartney/Wonder) Bones sèche jusqu’à l’os les frontières en intégrant les rites africains dans la pop anglaise. Bel exemple de croisement génétique. TRANSGLOBAL UNDERGROUND Transglobal Underground, le rythme au bout des pieds, reste l’un des symboles de l’Ethno-Techno, doux mélange du dub, du hip-hop et des musiques électroniques. Plus tribal que Massive Attack, leur premier album (« Dream of 100 nations ») reste un étendard tout d’abord défendu par Natasha Atlas au chant puis sur d’autres albums ayant depuis inscrit le groupe dans un registre inclassable. Stars en Angleterre, Transglobal fait onduler ses envies entre ska jamaïcain, rythmes d’Afrique et dérives à la Bollywood. NUSRAT FATEH ALI KHAN Décédé en 1997, Nusrat Fateh Ali Khan est une figure du Londres pakistanais qui reste incontournable même après sa mort. Maître du chant soufi, proche de Peter Gabriel, samplé par Massive Attack, Nusrat fut, comme Natasha Atlas l’est encore, un porte-parole des minorités culturelles. Carrière fulgurante pour celui qui débuta à 30 ans « suite à l’appel d’Allah dans un rêve prémonitoire », et magnifique destin pour le maître du qawwalî (le chant islamique soufi) décédé à 48 ans. YUSSUF ISLAM Les vieilles générations le connaissent sous un autre nom (Cat Stevens) mais depuis 1978, Yussuf (fils d’un père grec et d’une mère suédoise) s’est converti à l’Islam, perdant au passage un peu de sa superbe pop dans une Europe encore peu encline à l’ouverture d’esprit. Encore aujourd’hui très impliqué dans diverses associations caritatives musulmanes, Yussuf sortait voilà peu (en 2006) un nouvel album visant à rapprocher les cultures, l’occident et le Moyen-Orient. Oh baby… it’s a wild world. AMY WINEHOUSE En s’inspirant des divas jazz, du R&B original, Amy Winehouse née à Southgate (Londres) ne s’attendait sûrement pas à devenir l’icône d’une génération detox autant accro aux faits divers qu’à ses tours de chant chaotiques. Issue d’une famille juive, Amy « Wino » remet au goût du jour, entre deux dépêches de presse, un style musical oublié des jeunes générations qui élisent « Back to black » album de l’année 2006. Assez fort pour redonner au mot « icône » un peu de son sens originel, Amy perfore tout ce qu’elle touche ; est-elle la Janis Joplin anglaise du nouveau siècle ? 9 NEW LONDON N°5



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