New London n°11 jui/aoû/sep 2011
New London n°11 jui/aoû/sep 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de jui/aoû/sep 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Technikart Conseil

  • Format : (148 x 205) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 9,5 Mo

  • Dans ce numéro : Londres se change et plonge dans les J.O.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
Sports save the queen Tennis, football, lévriers, cricket, chevaux : Darren Tulett, le so british reporter de Canal+, a testé pour nous les monuments sportifs de la City… par Raphaël Turcat Tennis, Wimbledon Londres a la chance d’abriter le plus grand et le plus ancien (since 1877) tournoi de tennis au monde. Entre la dernière semaine de juin et la première semaine de juillet, ce sont donc tous les as de la raquette, vêtus réglementairement à 80% en blanc, qui débarquent sur le gazon du All England Lawn Tennis and Croquet Club, pour tenter de remporter cette manche du grand chelem. Pour les Anglais, tradition, élégance et… lose sont les trois mots qui riment le mieux avec Wimbledon. En effet, sevrés de victoire depuis soixante-quinze ans, ils y ont à peine cru avec le gendre idéal Tim Henman (quatre demi-finales entre 1998 et 2002). Quant au contemporain et talentueux Andy Murray, il est britannique et poussé par tout un peuple avant de redevenir… écossais la première défaite venue. L’avis de Darren Tulett : « Pour tous les Anglais, Wimbledon est un événement d’une importance énorme. Ces deux semaines représentent le seul moment de l’année où ils regardent le tennis. C’est comme le Tour de France chez vous, pour vous donner une idée de l’excitation au sein de la population. Surtout que la dernière victoire anglaise remonte à 1936 avec Fred Perry. Tout le monde y va car les Anglais sont fous de sport. Et s’ils n’ont pas de tickets, ils s’installent à côté du stade, où sont posés des écrans géants, et ils pique-niquent sur l’herbe. » Football, le derby Arsenal-Tottenham Même s’ils n’ont gagné la Coupe du monde qu’une fois – et en 1966, soit presque un demi-siècle –, le footballanglais est un sport de légende avec ses gloires (Bobby Charlton, George Best, Gascoigne, David Beckham), ses coutumes (les chants dans les stades), la domination qu’elle exerce sur l’Europe (classée première à l’indice UEFA) et ses derbys répétés tout au long de l’année. Ainsi, Londres compte cinq clubs en Premier League (Arsenal, Chelsea, Tottenham Hotspur, Fulham, West Ham), ce qui offre huit rencontres annuelles entre voisins. À titre de comparaison, le PSG semble bien seul chez nous… L’avis de Darren Tulett : « Si je ne devais garder qu’un seul derby, ce serait Arsenal-Tottenham car il y a toujours une grosse tension entre ces deux clubs. Dans les années 1920, Arsenal, alors installé dans le Sud-Est de Londres, déménage et s’installe dans les quartiers Nord, pas loin de Tottenham, d’où cette rivalité. En plus, Tottenham se l’est toujours un peu pété avec le « beau jeu » et des joueurs comme GlennHoddle ou Chris Waddle. Et ici, les crâneurs, on n’aime pas. » Lévriers, les greyhounds racings Des quadrupèdes vêtus de chasubles, un lapin en plastique qui sert de leurre, des chiens lancés à 60 km/h : difficile d’échapper aux courses de lévriers lorsque l’on se balade à pied dans Londres. En effet, si les cynodromes se sont peu à peu raréfiés (il en reste trois dans la capitale anglaise), les paris sur les greyhounds racings restent toujours dans le peloton de tête des sports nationaux. Pour £3 environ, passer une soirée dans les travées un peu cheap de Catford Stadium, Walthamstow Stadium ou Wimbledon Stadium, équivaut à une plongée anthropologique dans une ambiance cockney unique popularisée partout dans le monde en 1994 avec la pochette du Parklife, de Blur. L’avis de Darren Tulett : « Le greyhound racing, ça fait partie de la culture anglaise profonde et c’est vraiment un trip très sympa à vivre. Il y a une course tous les quarts d’heure, on mange des hot dogs – sans mauvais jeu de mots –, on boit de la bière et on parie en s’aidant de la presse spécialisée, qui donne par exemple le temps de réaction des chiens. C’est une ambiance prolétaire qui se perd peu à peu parce qu’ils essaient de moderniser tout ça. C’est dommage. » NEW 4 LONDON n°11 Crédit Photo : Tennis : Ruth Livingstone - sxc.hu - Football : socer serie one - Mario Alberto Magallanes Trejo -sxc.hu - Lévriers : Greyhounds - Jupiterimages - Getty images -Thinkstock
Crédit Photo : Cricket : Rainbowj - juliet belasyse- Smith - sxc.hu - Hippisme : DR - Dareren Tulett : Maxime Bruno/Canal+ Cricket, les test-matchs Ah le cricket, ses joueurs tout de blanc vêtus, ses terrains ovaux, ses « fielders », ses « batsmen », ses « wickets », ses parties interminables et ses règles incompréhensibles pour qui n’a pas eu la chance de naître en Grande-Bretagne ou dans l’une des provinces de son Empire… Si vous vous trouvez à Londres pendant l’été, traquez les tests matchs qui se déroulent au Lord’s Cricket Ground (dans le quartier de St John’s Wood), le stade du Marybone Cricket Club temple de cette discipline qui se dispute à onze contre onze (si on a bien compris). Sa tribune dénommée Lord’s Pavilion, due à l’architecte Thomas Verity, est une splendeur de l’architecture victorienne. L’avis de Darren Tulett : « Le cricket est un sport extraordinaire. Pour mieux comprendre, il faut assister à un test-match opposant l’Australie à l’Angleterre. Pendant des années, les Australiens dominaient le monde mais, depuis quatre ans, les Anglais les ont rattrapés. C’est un jeu magique, élégant, avec des parties qui peuvent durer jusqu’à cinq jours. Il y a le lunch break à 13h, le tea-time à 16 h et, contrairement aux idées reçues, le cricket touche toutes les couches de la population puisque tous les gamins le pratiquent depuis l’école. » Hippisme, le Royal Ascot Oui, le Royal Ascot est une course légendaire qui se déroule à la mi-juin et pendant cinq jours dans la grande banlieue Ouest de Londres, tout près du château de Windsor. Mais l’intérêt est loin de résider dans les seules performances des équidés. En effet, le Royal Ascot est un événement mondain – comme le prix de l’Arc de Triomphe chez nous – rehaussé par la présence de la reine et d’une invraisemblable nuée de filles aux chapeaux tous plus excentriques les uns que les autres. Quelque 300 000 personnes s’y rendent chaque année, il ne manque plus que vous. L’avis de Darren Tulett : « Le Royal Ascot est un événement d’une importance considérable en Angleterre. C’est un vrai mélange des genres. Elisabeth II adore cette course, comme sa mère. Et puis toutes ces filles à chapeaux… Ce qui est étonnant, c’est malgré le « racisme social » ambiant avec des tribunes réservées aux riches et d’autres où s’entassent les moins fortunés, le succès ne faiblit pas. Et il n’est pas rare de voir des copains de pub réserver un bus entier pour s’y rendre tous ensemble. » NEW LONDON n°11 5 Darren Tulett



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 1New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 2-3New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 4-5New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 6-7New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 8-9New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 10-11New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 12-13New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 14-15New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 16-17New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 18-19New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 20-21New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 22-23New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 24-25New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 26-27New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 28-29New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 30-31New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 32-33New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 34-35New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 36-37New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 38-39New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 40-41New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 42-43New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 44-45New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 46-47New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 48-49New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 50-51New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 52-53New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 54-55New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 56-57New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 58-59New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 60-61New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 62-63New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 64-65New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 66-67New London numéro 11 jui/aoû/sep 2011 Page 68