Néoplanète n°9 jui/aoû 2009
Néoplanète n°9 jui/aoû 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de jui/aoû 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 78,8 Mo

  • Dans ce numéro : Bixente Lizarazu planche sur l'écologie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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[participer] ZeStS L’humeur de Christophe Besse Y’a de l’eau dans l’air Produire de l’eau pure avec l’air ambiant, c’est le défi relevé par cette drôle de machine espagnole : l’Aire Agua Pura. Branchée sur une prise électrique, la machine capte l’air, le purifie, condense la vapeur d’eau qui s’y trouve et met les petites gouttes obtenues dans une réserve, elle-même filtrée et stérilisée par UV. L’eau peut être servie fraîche ou chaude. Alternative aux bouteilles et aux bonbonnes d’eau, ce système affiche également des vertus contre les problèmes liés à l’humidité ambiante : salpêtre, moisissures, asthme, acariens… Vincent Rondreux www.aireaguapura.com la fin des sans gènes… Comme les arbres, les micro-algues sont capables d’effectuer la photosynthèse, donc de capter du CO 2 atmosphérique. Et ce, de façon plus rapide que les végétaux terrestres. Les chercheurs s’intéressent donc beaucoup à elles et… à leurs gènes. Un consortium international de laboratoires vient même de réussir le séquençage du génome de deux souches d’algues vertes du genre Micromonas. Un pas de géant dans le monde de l’infiniment petit. Car les scientifiques espèrent maintenant pouvoir se servir de ces micro-organismes comme indicateurs biologiques des changements des écosystèmes océaniques… Sans parler de la captation du CO 2 ou encore de la production de carburant. V. R. [4] plus d’infos ? www.neoplanete.fr illustration : christophe besse
le requiN PèleriN balise Bien qu’il soit l’un des plus grands habitants des océans, le requin pèlerin est particulièrement vulnérable sur nos côtes, victime en particulier de captures accidentelles. Ses espaces, ses routes de migration et même sa reproduction sont toujours plus ou moins mystérieux pour les scientifiques. De bonnes raisons pour que des spécialistes partent, avec l’Agence des aires marines protégées et le bateau Fleur de Lampaul, de la Fondation Nicolas Hulot, sur ses traces dès ce mois de juin. Entre autres directions : la mer d’Iroise, en Bretagne. Objectif : équiper certains sujets de balises Argos, afin de suivre leur cheminement. V. R. Micro-crédit : le zébu, c’est tout vu ! Avec l’association Zebunet, achetez en ligne cochon, chèvre ou dromadaire et mettez-le à disposition d’un fermier d’Asie ou d’Afrique. Pour devenir « zébuphile » et souscrire à un PEA (Plan épargne animal), il faut d’abord choisir son « Plan épargne cochon » ou son « Plan épargne dromadaire » sur www.zebu.net. On peut ensuite baptiser son protégé et suivre son quotidien dans sa ferme du Sud. « On peut aussi offrir des PEA en cadeaux d’anniversaire ou cadeaux d’entreprises. Et vérifier la réalité de son investissement en allant visiter sur place l’étable ou la porcherie », relève Hanh Ha, co-fondatrice de l’association Zebunet. À la fin du prêt, l’argent peut être rendu dans la monnaie locale ou remis dans le circuit pour financer une autre bête. « Nous avons un très bon taux de remboursement. C’est une question d’honneur pour les éleveurs engagés. Ce sont souvent des femmes, précise Hanh Ha. Car l’élevage de petits animaux comme les chèvres, les cochons, ou les brebis n’intéresse pas les hommes, qui préfèrent les animaux plus nobles. Cela devient donc le petit business perso des épouses, leur permettant d’avoir une certaine autonomie financière. » Le montant du prêt reste raisonnable, pour éviter de surendetter le fermier : entre 100 et 200 euros pour un petit troupeau. « Le plan de remboursement est discuté avec les éleveurs et varie en fonction du type d’élevage. Pour chaque projet, nous faisons un plan pilote de 20 à 30 familles, afin d’évaluer la viabilité du modèle. » Depuis sa création, Zebunet a permis de soutenir 1 500 familles de paysans en investissant dans près de 3 000 animaux. Par Julie Renauld accueil PriNcier Pour Nature MalMeNée Ancien domaine de prédilection des favorites du roi de France, le château de la Bourdaisière, belle demeure du Val de Loire, est devenu le lieu d’élection de Louis-Albert de Broglie, alias le Prince jardinier. Cet amoureux de l’art et de la nature y a créé le fabuleux Conservatoire de la tomate et veut en faire un lieu d’accueil et de recherche sur les enjeux du développement durable, associant artistes et organisations comme le WWF, l’ONF et les industries locales. Cette année, une dizaine d’artistes réunis par COAL (la coalition art et développement durable) ont travaillé sur le thème de la « nature malmenée ». Leurs œuvres sont rassemblées en une exposition, Ar(t)bres, à découvrir tout l’été dans le parc du château. À voir : des HLM à volatiles (Sylvain Rousseau), un feu bactérien qui figure la propagation des virus dans les plantations d’arbres (Clément Willemin), des arbustes contraints à la décroissance (Stéphane Thidet), la cabane de Walden (Camille Goujon) ou encore l’œuvre d’Irina Wolkonski, qui tente le visiteur en agglomérant sur un tronc des objets en bois doré qu’on est tenté voler comme on pille la nature ! Le château expose aussi d’anciennes planches de sciences naturelles dont la beauté méticuleuse a fondé la botanique classique. Agathe Utard [5] www.labourdaisiere.com et www.projetcoal.fr photos : dr -e.smit/www.sxc.hu - zebunet - yves gladu/agence des aires marines protégées - « les catastrophes surnaturelles » de lucie chaumont



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