Néoplanète n°8 avr/mai 2009
Néoplanète n°8 avr/mai 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de avr/mai 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 21 Mo

  • Dans ce numéro : trois hommes et un coup fin : le fim « Home ».

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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[PARTICIPER] Agriculture : Qu’est-ce qu’il se toile ? High tech et agriculture : le ménage impossible ? Bien appliquées, les nouvelles technologies de l’information et la communication doivent pourtant permettre aux pays pauvres de nourrir un plus grand nombre d’êtres humains, sans mettre en danger la nature. Par Vincent Rondreux Aucun doute : avec leurs yeux perçants, les satellites regardent, observent, auscultent en permanence la Terre, ses océans, ses montagnes, ses déserts. Pour le meilleur… ou pour le pire ! Parmi les débouchés : la progression de l’alimentation dans le monde – sans accroissement de la pression sur les ressources si possible – et le développement des pays pauvres. C’est ce qui a été passé en revue par le Forum Tech for Food 2009, organisé dans le cadre du Salon de l’agriculture de Paris, avec l’Inde comme pays invité, à la pointe dans le domaine. Localisation et évolution des plans d’eau, de la végétation, du réseau hydrologique, des mouvements migratoires… Les satellites, et plus généralement les nouvelles technologies de l’information et de la communication – les NTIC – ont en effet la capacité de stocker, de traiter, de faire partager d’innombrables informations pouvant être utiles aux cultures et à l’élevage. On peut même en déduire des prévisions de récolte, d’invasions d’insectes, d’épidémie et mettre en place des plans de prévention si besoin.
Moins de récoltes perdues, plus de bonnes pratiques D’autant que « les agriculteurs ont énormément de connaissances. Il est important qu’elles ne se perdent pas », souligne Sophie Treinen, spécialiste de l’échange des connaissances et de l’information auprès de la FAO, l’Agence des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Bien sûr, sur le terrain il est difficile de passer d’une omniprésente langue anglaise aux dialectes locaux. « On a besoin d’intermédiaires, de relais comme les ONG et même les radios locales », explique-t-elle. Néanmoins, les nouvelles technologies ont déjà commencé à mutualiser toutes ces connaissances. Une e-agriculture se développe. Les cours du marché sont accessibles aux agriculteurs de pays de plus en plus nombreux… Les applications concrètes se multiplient : systèmes d’alerte, adaptation au changement climatique, amélioration des récoltes, développement de bonnes pratiques, anticipation de crise alimentaire, résolution de problèmes à distance, planification de la gestion des terres, gestion de l’eau, utilisation des engrais, des pesticides… Et avec des initiatives d’avant-garde mêlant Internet, téléphonie mobile, GPS, images spatiales et autres laboratoires d’analyse informatique. un exemple : Nokia lance une gamme de services spécialement conçus pour les utilisateurs de pays émergents. Délivrant des informations sur les semences, les fertilisants, les pesticides, la météo et les prix du marché, Nokia Life Tools est conçu pour diffuser des bulletins adaptés selon la localisation géographique. Formidable attention à l’expansion de l’agriculture intensive et à la surpêche des poissons traqués par satellites ! Illlustration Christophe Besse Voyage autour du Monde Inde - Pour renforcer l’autonomie des populations, la Fondation de recherche M. S. Swaminathan promeut l’association des écotechnologies, des connaissances traditionnelles locales et de la prudence écologique. - Éventuellement couplés à des informations de terrain, des programmes liés à l’observation spatiale permettent d’estimer la production. - Un système de conseil agricole eSagu permet aux exploitations d’agir en fonction de la situation des cultures, du semis jusqu’à la récolte. - S’appuyant sur la vidéo, le projet Digital Green développe un système de partage d’informations sur les bonnes pratiques agricoles. - Le réseau Internet e-choupal, présent dans des dizaines de milliers de villages, traduit dans des dialectes régionaux, permet à 4 millions de fermiers de vendre leurs produits en limitant le recours aux intermédiaires. - Les « centres de la connaissance » se multiplient dans les villages : accès gratuit à Internet, informations sur la météo, les prix du marché, l’emploi, la santé… - Le développement de l’automatisation de la pesée du lait, avec tests de qualité et évaluation du taux de matières grasses, évite que le lait ne s’abîme du fait d’une attente trop longue. - Des véhicules wifi permettent, à la manière de notre traditionnel facteur, de faire une ou plusieurs tournées dans les villages pour que les habitants puissent envoyer leurs messages. - Des panneaux solaires alimentent des accès Internet dans la région de Pondichéry. Logiciel « bonnes pratiques » [PARTICIPER] Permettant de « visualiser des situations à risques », le logiciel Educ’Phyto a été développé par la division Agro du chimiste BASF. Objectif : « Améliorer l’utilisation des produits phytosanitaires pour réduire les impacts potentiels des activités agricoles ». Actuellement distribué en France, il pourrait être transposé au marché africain. [9] Algérie Les images satellites des criquets pèlerins ont permis à la FAO de mettre en place un programme de prévention et de gestion de ces insectes. Mali Les données satellitaires guident les troupeaux des Touaregs et des Peuls selon l’eau et la nourriture disponible. Haïti La société Malongo a mis en place une e-formation en créole sur le café et ses techniques de culture. Jamaïque L’Institut de recherche et de développement agricole des Caraïbes (Cardi) a créé un système avec lequel GPS et plateforme internet localisent les parasites du piment et déterminent les cultures qui restent saines. Niger Un concept de « Champs écoles paysans » privilégie le travail direct avec l’agriculteur local sur un mode participatif. Sénégal À Dakar, un centre de suivi évalue l’évolution des pâturages et les risques de maladies du bétail. Ce qui permet de faire des traitements préventifs, en particulier concernant les moustiques porteurs de virus. Madagascar Un projet « Écrans numériques » vise à réduire, grâce à la pertinence des images vidéo, les pertes de production dues à l’absence de conditionnement. Les écrans seraient installés dans les marchés, gares routières, points de collecte…



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