Néoplanète n°8 avr/mai 2009
Néoplanète n°8 avr/mai 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de avr/mai 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 21 Mo

  • Dans ce numéro : trois hommes et un coup fin : le fim « Home ».

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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[S’AIMER]ZESTS Par Stéphane Aitaissa Fiche Entreprise L’engagement DD du secteur économique Clarins Par Teddy Follenfant Les points forts En 1954, Jacques Courtin-Clarins crée cette société qui propose des produits de beauté et de santé novateurs. Le groupe jouit aujourd’hui d’une notoriété internationale avec une présence dans 150 pays et un effectif de plus de 6 000 personnes. Avec le développement de marques haut de gamme, il flirte depuis quelques années avec les grands du luxe. Pour appuyer sa politique de prestige, quelle est sa stratégie actuelle ? La protection de l’environnement et particulièrement la biodiversité. Le slogan ? « Respecter la nature, c’est respecter la vie. » Depuis toujours, Clarins apporte un soin particulier à l’étude de ses conditionnements, à l’allégement des emballages et à leur recyclabilité, tout en travaillant l’élégance de la forme. Quant aux déchets engendrés par cette activité, ils sont collectés, puis triés et retraités en substances parfaitement inoffensives pour l’environnement : 100% des déchets sont aujourd’hui valorisés. Depuis peu, Clarins a choisi de faire appel aux énergies renouvelables pour alimenter sa plate-forme logistique d’Amiens. Quant au choix des composants, depuis 1991, la société a supprimé l’utilisation d’extraits cellulaires d’origine animale et proscrit les essais sur les animaux : matières premières et produits finis sont testés sur des cellules en culture. La préoccupation de l’entreprise passe aussi par le soutien à des associations comme l’Herboretum, près d’Orléans ou Alp Action qui s’emploie à préserver et réhabiliter plusieurs sites naturels dans les Alpes. Toutes les plantes protégées sont, chaque année, dénombrées, photographiées, répertoriées par les botanistes. Connaissez-vous le sabot de Vénus ? La petite massette ? Le panicaut des Alpes que l’on appelle aussi « la reine des Alpes » tant elle est majestueuse parmi les hautes herbes ? Une plante souvent victime de pillage dont la protection est aujourd’hui nationale. Clarins, c’est aussi un engagement sociétal, notamment avec le « Prix de la femme dynamisante » s’aimer plus sur www..fr [22] décerné, entre autres, à Sœur Emmanuelle. Enfin, c’est la première société cosmétique de distribution sélective à obtenir l’accréditation de l’Agence française de sécurité sanitaire pour ses bonnes pratiques de laboratoire. En 2005, Clarins a revu sa procédure permettant de suivre les effets indésirables des produits après leur mise en circulation sur le marché. Une identification informatique par code barre de chaque ingrédient, au cours du processus de fabrication, assure la traçabilité et une sécurité importante. Pour garantir une sécurité optimale, la durée maximum d’utilisation, après ouverture, est indiquée sur chaque produit. Encore un argument pour le groupe de valoriser ses savoir-faire et l’excellence de ses produits afin de rester leader sur le marché du bien-être. Les points faibles Encore quelques efforts à faire en matière d’emballages, surtout des produits de beauté, même s’il est vrai que la cosmétique haut de gamme exige parfois des emballages qui font « rêver ». Clarins a résolument pris le parti des conditionnements en verre. Conseils Clarins devrait s’engager plus fortement sur les cosmétiques bio dont la progression est extrêmement importante et sa communication/information gagnerait à se développer sur les écogestes de tous les jours. La capsule 100% bio ! On connaissait la gélule bio en tant que contenant. Capsugel innove en lançant la capsule Vcaps , labellisée AB, qui combine à la fois l’enveloppe de la gélule et son contenu. Idéal pour des compléments alimentaires bio. Une façon de mieux faire passer la pilule ?
Y’a rien à jeter ! Marre d’entasser vos vieilles fripes ? Bénédicte les récupère et leur donne une seconde vie en les transformant en vêtements pour jeunes filles de 2 à 8 ans. Avec chaque fois une histoire. Ici et là, le modèle Océane (55 euros) né de la rencontre de trois vieux jeans, la robe Victorine (49 euros) faite de rideaux oubliés, ou mieux, la robe Philippine (modèle unique à 42 euros) conçue d’après un tailleur pantalon veste. En ces temps de crise, l’idée est lumineuse : on ne jette pas, on économise et on transmet de mère (père) en fille. Ça a du sens, non ? www.petitfroufrou.over-blog.com Le mot d’Alice : Luxe Par Alice Audouin (responsable développement durable en entreprise, auteur du roman « Ecolocash » et de « La Communication responsable », éd. Anabet). Je suis d’accord avec Voltaire : « Le superflu est chose très nécessaire ». Mais à l’heure de l’augmentation de la pollution, de la pénurie de ressources, des atteintes aux droits de l’homme, de l’essor de la mafia, de la déforestation, de l’extinction d’espèces, je me pose la question des impacts de ce « superflu ». Comment ne pas mettre en doute les produits de luxe réputés irréprochables qui m’entourent ? M’est-il encore possible de croire que la beauté soit une expression de la pureté ? J’ai soudain un vertige, le doute envahit mes joyaux, mes cadeaux, mes envies. Je les regarde subitement avec défiance. Une forêt ancienne a-t-elle été abattue pour fabriquer le magnifique carton d’emballage de mon parfum préféré ? Un enfant a-t-il poli la pierre précieuse Swingue le printemps La collection été 2009 de chez Idéo continue de distiller une mode astucieuse et engagée, pour permettre à chacun de s’habiller en accord avec son style et ses convictions. Matières naturelles et coloris minéraux se marient à votre gré, tunique Cassandra (75 euros), robe Grecque (65 euros) et même une robe enfant Sofia (39 euros) pour votre protégée. 100% coton bio ! N°lecteurs : 01 42 02 51 38. www.ideocollection.com [23] [S’AIMER]ZESTS Par Stéphane Aitaissa de ma bague ? Du chrome a–t-il pollué une rivière pour teindre mon beau sac à mains ? Une montagne a-t-elle été détruite pour extraire l’or que je porte à mon cou ? Une dictature a-t-elle été soutenue par l’achat des petits saphirs qui sont à mes oreilles ? Des ouvrières ont-elles été expulsées parce qu’elles s’étaient syndiquées dans l’usine qui a fabriqué mon foulard ? Et dans quelles conditions est mort ce vison qui orne ma manche ? Prise de panique, je lis les informations sur le développement durable de toutes mes marques préférées. Je découvre, et cela me soulage, que la marque de mon sac à mains est engagée dans le respect de l’environnement, que mon bijoutier lutte contre les diamants de guerre, qu’il existe des filières d’or équitable, mais je constate que les informations ne sont pas toutes complètes et chiffrées sur les questions que je me pose. À l’heure où je voudrais avoir le luxe de pouvoir faire confiance, d’avoir l’esprit tranquille, de me sentir harmonieuse et respectueuse du monde, si j’achète un produit de luxe, je voudrais une extension de la garantie ! Géraldine Le Guyader/Kel Epok Epik - Clarins - DR



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