Néoplanète n°8 avr/mai 2009
Néoplanète n°8 avr/mai 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de avr/mai 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 21 Mo

  • Dans ce numéro : trois hommes et un coup fin : le fim « Home ».

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DR - djulow/flickr.com - François Maréchal [S’ENGAGER] Figure de demain : barbara coignet Par Alice Audoin Barbara Coignet… alias Barbarella Poignet ! est une bombe (anti-)atomique avec une poigne de fer qui, lorsqu’elle se met au service du développement durable, devient très subtile. Belle trentenaire captivante à la chevelure botticellienne, Barbara suscite l’enthousiasme, même lorsqu’elle parle de son médicament pour le rhume. C’est une pro de la comm, mais aussi un entrepreneur hors pair qui créa BMCS, sa propre agence dédiée à la mode, pendant ses études à l’âge de 21 ans ! Sa vie, c’est la mode et dans la mode, son exigence, c’est l’esthétique. Il y a un an, la moutarde lui monte au nez (mais sans l’enlaidir) en constatant que son goût pour le raffinement est mis à mal par la mode « green » qu’elle veut pourtant soutenir. Aider quelque chose qu’elle ne trouve pas beau… impossible ! Sacré dilemme ! Barbara Coignet se lance alors un nouveau challenge : démontrer que les atouts de la beauté que sont le mystère, l’harmonie, le style, peuvent être au rendez-vous d’une consommation plus responsable. Spécialisée sur les clients plutôt aisés, elle se met au défi de les faire consommer mieux et de respecter la planète sans renoncer à une grande qualité de vie. Du 15 au 17 mai, le résultat de sa détermination, le premier événement « éco-esthético-chic » fera l’actualité. Salon 1.618, Palais de Tokyo, Paris. www.1618-paris.com Pour la deuxième année, le Centre vinicole Champagne Nicolas Feuillatte a obtenu la certification ISO 22000 (1). Une confirmation pour cette coopérative qui suit depuis longtemps une politique d’éthique environnementale et sociale… Champagne ! Entretien avec Dominique Pierre, directeur général Par Yolaine de la Bigne Vous êtes la seule maison de champagne à avoir obtenu cette certification, alors… heureux ? Heureux bien sûr, mais ce n’était pas un objectif, c’est plutôt la confirmation d’un travail. Cela fait dix ans que nous travaillons dans le respect de notre environnement. Par souci économique d’abord, car c’est une façon de bien gérer une entreprise. Et par esprit de citoyenneté. Nos missions sont très diverses. Industrielles d’abord avec des économies de toute sortes : l’eau, par exemple, grâce à des laveuses et des rinceuses équipées de systèmes de recyclage (d’où une diminution de la consommation d’eau de 26% depuis 2001) ou grâce à une Chez Dominique Pierre, ça pétille ! technologie de pointe pour retraiter nos eaux usées et les diriger vers une filière de valorisation en épandage agricole. Mais vos efforts vont au-delà des économies d’eau… Exact. Côté électricité, nous baissons la facture aussi grâce à des minuteries, des détecteurs de présence ou l’isolation des bâtiments. Sans oublier la réduction des transports et la formation de nos chauffeurs à l’écoconduite qui nous a permis de réduire notre carburant de 10 000 litres en 2006 (soit une économie de 15%). Ou celle des déchets grâce à la livraison de matières en grands contenants (par exemple, de grands sacs pour le sucre), la diminution des sur-emballages ou l’utilisation d’emballages biodégradables avec encre recyclée comme nos nouveaux sacs en amidon de pomme de terre. Quand on parle de développement durable, on oublie souvent l’aspect social. Est-ce une de vos priorités ? Ça l’est d’autant plus que nous sommes une coopérative : le Centre vinicole-Champagne Nicolas Feuillatte a été créé en 1972 dans le but de construire des relations durables et efficaces entre ses 5 000 viticulteurs [16] adhérents. Cela induit une certaine philosophie : la défense de notre belle région et d’un savoir-faire ancestral, le refus de la délocalisation, la réinsertion de personnes en difficulté, le travail avec des handicapés, etc. La formation et l’entraide me semblent très importants, et nous organisons des journées de formation, comme la journée « Technique de la vigne » à l’attention des viticulteurs. Malgré la crise, vous avez encore des projets ? Une foule ! Nous réalisons une étude pour recourir aux énergies renouvelables, (éoliennes, géothermie…) et nous sommes en train de construire des caves enterrées. Au lieu de ces immenses installations climatisées habituelles, nous allons ouvrir des caves souterraines qui bénéficieront donc d’une climatisation naturelle pour stocker nos 15 millions de bouteilles. Avec cette crise, c’est vrai que l’avenir est flou, mais qu’importe ! Notre devoir, crise ou pas, est de transmettre un patrimoine en bon état. (1) Reconnue dans 120 pays, la certification ISO 22 000 est accordée après un audit de l’organisme Bureau Veritas Certification qui confirme une politique de qualité, de sécurité alimentaire et environnementale des entreprises agroalimentaires.
Prix Terre de femmes… d’exception 1. Claire Escriva : les crèches écolos Première lauréate, elle a été récompensée pour son bébé, le label Écolo-crèche à Marseille. Avec un principe simple qui porte aussi bien sur les pratiques de fonctionnement (alimentation bio, utilisation de produits d’entretien écologiques, tri des déchets, etc.) que sur les activités d’éveil des petits. À 41 ans, cette directrice de l’association Atelier méditerranéen de l’environnement connaît son sujet. Depuis dix ans, elle s’implique dans ces projets, ce qui lui a permis d’agir déjà auprès de dix établissements de la petite enfance à Marseille. Mais Claire Escriva ne compte pas s’arrêter là. Objectif pour cette année : doubler le nombre d’écolo-crèches dans toute la région Provence- Alpes-Côte-d’Azur et élargir la démarche sur tout l’Hexagone. 2. Sabrina Krief : « ces singes, mes amours… » À 35 ans, elle se voit remettre un prix pour son action de protection des grands singes au sein de la forêt tropicale du Gabon et d’Ouganda. Vétérinaire et chercheuse au Muséum d’Histoire naturelle, cette passionnée façon Jane Goodalla découvert les chimpanzés lors d’une mission au Gabon. Depuis, à la fois experte et militante de terrain, elle combine un travail pédagogique avec les habitants afin de préserver les singes– avec ses malles-découverte pour sensibiliser les écoliers du Gabon au sort de ces animaux – et des recherches de pointe sur les plantes médicinales consommées par les chimpanzés. Un projet d’envergure qui pourrait générer des découvertes déterminantes en matière médicale. Et lui permettre un jour, qui sait, de remporter la palme. [17] [S’ENGAGER] Sept ans déjà que le prix Terre de femmes de la Fondation Yves Rocher-Institut de France récompense des héroïnes des temps modernes, ces femmes qui s’engagent pour un monde durable. La 8 e édition du prix initié par Jaques Rocher a livré son palmarès. Portrait des trois lauréates. Par Stéphane Aitaissa 3. Séverine Cappa : une ferme pédagogique au cœur du Bénin La création de sa ferme écologique expérimentale au Bénin l’a hissée dans le trio de tête du prix Terre de Femmes. C’est en 2004 qu’elle crée l’association « Labénin » avec l’aide de deux Béninois, l’un agriculteur, l’autre étudiant en relations internationales en prise directe avec les autorités locales. Au cœur de ce projet, le lancement de cette ferme pédagogique qui a pour vocation de générer des emplois et d’améliorer les connaissances en agriculture des paysans de Ouidah, au sud de Cotonou. En incitant les jeunes au retour efficace et durable à la terre, Séverine Capa, via son association, cherche à limiter l’exode rural et par voie de conséquence l’entassement des populations dans les bidonvilles. En formant efficacement paysans et fermiers à une agriculture durable, « Labénin » espère les conduire à l’autosuffisance dans le strict respect de l’environnement. Le prix Terre de femmes en chiffres 1 er prix : dotation 10 000 euros 2 e prix : dotation 5 000 euros 3 e prix : dotation 3 000 euros À noter : le grand prix International Terre de Femmes (d’une valeur de 20 000 euros) a été remis à Irène Pfister-Hauri (Suisse) pour sa fondation Green Ethiopia et son action de reboisement en Éthiopie. P-A Allard



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