Néoplanète n°7 fév/mar 2009
Néoplanète n°7 fév/mar 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de fév/mar 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (199 x 269) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 70,5 Mo

  • Dans ce numéro : Nothomb, la nature d'Amélie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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[participer] L’énergie du roi Soleil Production de chaleur, mais aussi de fraîcheur, d’électricité, d’hydrogène… On n’a pas fini de découvrir et d’exploiter le potentiel des rayons du Soleil, l’énergie de base de la Terre. Et de copier ce que fait la nature. Par Vincent Rondreux Eolien, énergie thermique des mers, bois… Beaucoup de ces nouvelles techniques alternatives sont indirectement issues de l’énergie que nous envoie le Soleil. Même quand on parle d’énergie solaire (directement issue de cet astre), on fait allusion à plusieurs réalités. Il y a la chaleur qui permet de chauffer de l’air ou des liquides. Il y a aussi la lumière et ses photons, petites particules à l’origine de ce que les scientifiques appellent l’effet photovoltaïque, apte à créer du courant électrique. Donc, nous voilà déjà avec au [8] moins deux formes d’énergie solaire, bien différentes : l’énergie solaire thermique et l’énergie solaire photovoltaïque. La chaleur 100% nature L’énergie solaire thermique est d’abord celle que l’on reçoit tous les jours sans s’en rendre forcément compte. Exemple avec l’orientation des maisons : la « maison passive » optimise en fait l’énergie qu’elle reçoit quotidiennement du Soleil. Autre phénomène naturel : vous avez bien dû, un jour, laisser un tuyau d’arrosage dehors, en plein été. Le soir, au moment d’arroser, vous aviez de l’eau chaude. C’est le simplissime principe de fonctionnement du panneau solaire thermique, même si le liquide que renferme ce dernier est souvent un liquide caloporteur capable de
Illustration : Christophe Besse chauffer l’eau du ballon et, éventuellement, toute la maison. Du barbecue écolo au moteur Stirling L’énergie solaire a encore d’autres ressources. Ado, vous n’avez peut-être pas résisté à la tentation d’allumer du feu avec une loupe ou des miroirs. Vous testiez en fait la technique des cuiseurs solaires ! Jeux de miroirs ou simples feuilles de papier alu peuvent regrouper plein de rayons et démultiplier la puissance du Soleil. Il est ainsi assez facile de se fabriquer un barbecue efficace et… très écolo. Sur le même principe, les scientifiques ont mis au point, depuis les années 1950, dans les Pyrénées-Orientales, d’énormes fours dans lesquels les rayons solaires se concentrent en un immense faisceau se projetant sur une petite surface, avec à la clé plusieurs milliers de degrés. Aujourd’hui, la technique permet en particulier d’activer les pistons de moteurs « à air chaud », baptisés moteurs Stirling. Bonne concurrente du classique moteur à explosion, cette technologie est déjà utile pour la production de froid, pour les armées ou encore pour l’industrie spatiale. Elle pourrait un jour devenir beaucoup plus commune dans nos vies. Une cheminée d’enfer ! L’utilisation de la chaleur du Soleil autorise également les projets de cheminées géantes. Imaginez une cheminée de 1000 mètres de haut entourée, à sa base, d’une surface de verre de 20 km 2. L’air chauffé sous le verre s’engouffre puissamment dans le bas de la cheminée pour rejoindre l’air frais en altitude. Résultat : une centrale aérothermique ! Ce n’est pas un délire. Des tests ont été effectués en Espagne et un projet allemand est à l’étude en Namibie. Et voilà autant de moyens de produire, grâce au fluide en mouvement, du chaud mais aussi de l’électricité ou encore de l’hydrogène. On peut également espérer un jour pouvoir stocker la chaleur captée, pour la ressortir quand il fait plus froid, à la manière des systèmes géothermiques. C’est un peu ce que fait déjà une société néerlandaise, qui a imaginé récupérer la chaleur stockée dans l’asphalte des routes. Recréer la photosynthèse Electricité, hydrogène… Voilà deux « vecteurs d’énergie » qui sont plus souvent associés à l’énergie solaire photovoltaïque, celle qui se sert des petits photons. Souvent symbolisée par les lettres PV, elle cherche peu ou prou Des panneaux solaires en forme d’arbre font même de l’ombre sur les parkings ! à imiter la nature. Dans le processus de photosynthèse, la plante capte des photons pour assurer sa croissance. La cellule photovoltaïque fait un peu la même chose. Simplement, les photons servent dans ce cas à produire de l’électricité. La comparaison est régulièrement faite pour la cellule photo-électrochimique de Grätzel, du nom de son inventeur suisse. Quant à la technologie plus classique des cellules PV au silicium, on cherche en Floride à l’améliorer en copiant… la structure des yeux des papillons de nuit ! Et au Japon, on étudie des modules solaires qui ont la forme de feuilles végétales… Des structures de panneaux solaires prennent même la forme d’arbres et permettent de faire de l’ombre sur les parkings californiens ! Du solaire souple, autocollant, en peinture… La technologie du PV avance très vite. En Californie comme à New York, on travaille sur des cellules qui peuvent capter la lumière quelle que soit la Chaud et froid Miracle technologique : quand on peut produire du chaud avec l’énergie solaire, on peut également produire du froid. Des chercheurs espagnols ont ainsi mis au point un système de réfrigération eau-bromure de lithium, fonctionnant à l’énergie solaire. Et une société américaine commercialise déjà un climatiseur solaire à batterie intégrée… position du Soleil. Dans l’Ohio, on étudie des matériaux capables d’utiliser l’ensemble du spectre lumineux. A Philadelphie, on développe des tuiles qui, photovoltaïques ou non, ont le même aspect. Sans parler des logiciels de commande à distance des installations solaires. De la Suisse au Canada en passant par l’Allemagne, des prototypes de bateau, de voiture et d’avion solaires se multiplient. Demain, ces panneaux produisant de l’électricité ne seront plus forcément rigides. On apprend à les fabriquer comme on imprime du papier, à les rendre autocollants, à les intégrer dans des structures souples, sinon dans des « peintures ». Du côté de Palo Alto, en Californie, comme en Allemagne, on veut les rendre plus puissants en concentrant la lumière. On apprend aussi bien sûr à stocker l’énergie dans des piles pour pallier l’intermittence du solaire. L’appel de l’espace Le fin du fin serait peut-être de placer dans l’espace des ensembles de panneaux solaires qui fabriqueraient de l’électricité et l’expédieraient par micro-ondes aux stations de réception terrestres. C’est en tout cas l’idée d’un ancien de la Nasa, également auteur de science-fiction, Ben Bova… L’office américain de Sécurité spatiale a récemment effectué une étude sur le sujet. Et la Nasa développe la technologie de voile solaire pour les satellites… Lire également « Le solaire domestique, combien ça coûte ? » et « Les perspectives du solaire en France » sur www..fr [9] www.neoplanete.fr



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