Néoplanète n°7 fév/mar 2009
Néoplanète n°7 fév/mar 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de fév/mar 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (199 x 269) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 70,5 Mo

  • Dans ce numéro : Nothomb, la nature d'Amélie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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[participer] ZESTS B.A. ba Galerie des glaces La glace possède un grand rôle dans le fonctionnement de la Terre et des écosystèmes. Elle tempère les variations de températures et sert d’isolant, ce dont témoignent les igloos et, plus généralement, la neige, qui protège la vie du sous-sol. Elle a également le pouvoir d’amplifier un changement climatique : sa couleur blanche renvoie les rayons du soleil vers l’espace, tandis que les couleurs plus sombres (terre, océan, végétation…) ont tendance à absorber l’énergie solaire. Ainsi, plus la Terre possède une couverture blanche, plus elle renvoie de la chaleur. Moins elle en a, plus elle absorbe de chaleur. Mais toutes les glaces ne sont pas les mêmes...• La glace de la banquise s’étend l’hiver à la surface de la mer et fond à la saison chaude. Sous l’effet du vent, de l’océan ou encore de la force de Coriolis, elle dérive constamment. [6] • La glace des calottes glaciaires se trouve sur les terres situées dans les régions polaires : Groenland, inlandsis de l’Antarctique. Elle est l’une des mémoires de l’histoire climatique : les scientifiques y prélèvent des carottes dont ils étudient les petites bulles d’air qui y sont coincées depuis des centaines de milliers d’années. Si la calotte du Groenland fondait, cela entraînerait une montée du niveau des mers de l’ordre de 6 mètres. Si c’était celle de l’Antarctique, la hausse serait de 60 mètres.• La glace des glaciers, ces « rivières gelées » qui avancent sous leur poids, déversent des blocs dans la mer : les icebergs. La partie émergée d’un iceberg représente 1/8 e de sa hauteur totale.• La neige des montagnes. Elément régulateur dans le cycle de l’eau, elle sert de lieu de stockage et est à l’origine de rivières. Quelles tuiles ! Le solaire photovoltaïque, celui qui produit de l’électricité, doit de plus en plus s’intégrer dans l’esthétique des toitures. C’est si vrai, que l’électricité produite à partir de panneaux solaires « intégrés » se revend plus cher à EDF que celle qui sort des panneaux classiques. La tuile photovoltaïque croit donc en son avenir. Des sociétés spécialisées dans la couverture, par exemple Imerys Toiture, dans le Rhône, s’en font une spécialité. Et proposent des châssis qui permettent de s’adapter à toutes les toitures et à toutes les tuiles. www.imerys-toiture.com
De l’eau dans le gaz Pragmatique, Primagaz a adapté sa maîtrise des réservoirs gaz à la mise en place de réservoirs enterrés, pour récupérer l’eau de pluie et s’en servir pour l’arrosage ou le lavage extérieur. La société propose même un kit jardin avec une cuve de 2 500 litres, un filtre, un système de pompage, des accessoires… www.habitat-eco.info Regardez Myriam Maestroni, DG de Primagaz sur www..fr Une station polaire modèle La station polaire « zéro émission » Princess Elisabeth, en Terre de la Reine Maud, dans l’Antarctique, doit être totalement achevée d’ici au mois de mars. Elle fonctionnera grâce à un système de chauffage passif, avec des éoliennes et des panneaux solaires… Comme quoi le froid (il fait là-bas entre -5 °C et -50 °C) n’arrête pas forcément ce type d’énergie ! Projet de la Fondation polaire internationale, cette station est financée par des entrepreneurs privés, dont Suez… Voyage au cœur des ressources naturelles Kywal est un petit lutin qui vit au milieu de grands arbres protecteurs. Dans son monde, tout fonctionne avec l’énergie du bois tandis que les fées de l’Homasubi vivent avec l’énergie solaire, les nymphes du monde de l’eau avec celle de l’eau, les elfes du Shintsuhiko avec le vent… Mais un mal ronge toute cette belle harmonie. Les ressources s’épuisent et Kywal doit découvrir l’origine de ce maléfice. Telle est l’histoire du Secret d’Amaterasu, une bande dessinée qui évoque de façon symbolique les enjeux liés au dérèglement climatique et à la gestion des ressources naturelles. Ayant reçu notamment le soutien de l’Ademe (l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), cet ouvrage, signé Nathanaël Point et Patrice Bôle, peut être utilisé comme support pédagogique et faire l’objet d’une exposition et d’animations… Plutôt intéressant pour les écoles et associations qui veulent faire découvrir le développement durable autrement. Le Secret d’Amaterasu, de Nathanaël Point et Patrice Bôle, éditions Ajena, 15 euros (prix indicatif). Points de vente sur www.ajena.org La chronique d’Allain Bougrain Dubourg Un océan de bonnes intentions « Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France », nous enseigne-t-on depuis notre plus tendre enfance. Mais qu’en est-il des océans ? Avec plus de 11 000 000 km 2, la France occupe la deuxième place mondiale des pays possédant le plus grand espace maritime. Et pourtant, nous restons terriens plutôt que marins. Certes, l’Ifremer peut se flatter d’explorations extrêmes. Certes, il existe un Conservatoire du littoral. Certes, les opérations « Pavillon bleu » nous rappellent à une meilleure conduite. Mais convenons que les océans font essentiellement des vagues lors du Vendée Globe ou du rush estival. Les choses pourraient changer. En 2009, le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire souhaite en effet que la poitrine française se tourne aussi vers le large. Après la création du Parc naturel marin d’Iroise - qui n’a pas manqué de générer une tempête de protestations -, l’ambition vise désormais trois nouveaux parcs marins, sans parler de celui de Mayotte, qui s’apparente toujours à l’arlésienne. Par ailleurs, nos méthodes de pêche pourraient être revisitées, celle du thon rouge gagnerait en transparence, des aires marines protégées couvriraient 10% du territoire d’ici à 2012, le robinet de polluants venant du continent subirait un tour de vis, les déchets flottants seraient collectés, le littoral préservé s’étendrait, etc. Fruit du Grenelle de l’Environnement, ce tsunami de bonnes dispositions devrait voir le jour sans tarder. Mais la réflexion mériterait d’être poussée au-delà de nos eaux territoriales. En effet, les espaces océaniques qui n’appartiennent à personne (ce sont les plus vastes) peuvent être malmenés par tous. À l’instar de l’Antarctique, ce territoire universel dont l’éthique reste le dénominateur commun, les eaux res nullius ne pourront s’exonérer longtemps de bonnes pratiques collectives. En attendant que les nations se plongent dans cette responsabilité, réjouissons-nous des mesures phares déjà annoncées et si nécessaires à la planète bleue. [7] Plus d’infos ? www.neoplanete.fr dr/antoniocrp-www.sxc.hu/Francois Lefebvre



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