Néoplanète n°7 fév/mar 2009
Néoplanète n°7 fév/mar 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de fév/mar 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (199 x 269) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 70,5 Mo

  • Dans ce numéro : Nothomb, la nature d'Amélie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DR [s’engager] cyclamed : soignons nos médicaments Faciliter le recyclage des médicaments auprès des pharmacies, telle est la vocation de l’association Cyclamed. Pionnière du genre en Europe, elle lance une campagne de sensibilisation. Rencontre avec son président, Thierry Moreau Defarges. Par Ophélie Neiman Pourquoi ne faut-il pas jeter ses médicaments à la poubelle ? D’un point de vue environnemental, jeter un médicament dans un lavabo ou dans des toilettes est polluant pour les eaux. Des scientifiques ont montré que cela pouvait même entraîner une modification de la sexualité des poissons. Quant à l’enfouissement des déchets, fréquent lorsque vous utilisez une poubelle classique, c’est risquer que le produit se disperse et intoxique la terre et ses cultures. Le second problème concerne la sécurité sanitaire domestique. Des médicaments qui traînent peuvent induire de mauvais gestes chez les jeunes enfants, voire chez des personnes âgées qui peuvent se tromper de pilule. Quel est donc le réflexe à adopter ? Lorsque vous parvenez en fin de traitement, tout médicament doit être rapporté dans une officine et ne doit pas rester « dormir » chez vous. Mais le premier réflexe, c’est celui qu’on appelle « le bon usage » du médicament. Il consiste tout simplement à suivre son traitement jusqu’au bout pour bien se soigner, mais aussi à avoir moins de médicaments non utilisés. Bien entendu, il est naturel de conserver chez soi une boîte d’aspirine ou de paracétamol, pour les bobos de tous les jours. Nous sommes habitués à les utiliser en automédication. Mais bien des médicaments vont au-delà de ces produits classiques et s’inscrivent dans le cadre d’un traitement délimité dans le temps. Il est important que ceuxlà ne soient pas laissés à l’abandon. Et si le pharmacien n’accepte pas de reprendre nos médicaments ? La loi a changé. Depuis un an, les pharmaciens ne peuvent plus refuser de collecter les traitements usagés. Ils étaient de toute façon très peu à le faire depuis que Cyclamedexiste, c’està-dire quatorze ans. Notre association [14] rassemble tous les acteurs de la chaîne de distribution du médicament : industriels, syndicats, entreprises, grossistes, ainsi que l’ordre des pharmaciens. Nous avons été le premier pays en Europe à créer ce type de structure pour prendre en charge la gestion des déchets médicamenteux. Que deviendront ces médicaments rapportés au pharmacien ? Ils sont entreposés dans des containers spécifiques, qui sont envoyés chez les grossistes répartiteurs. Ils sont destinés à l’incinération pour une valorisation énergétique, ce qui permet d’éclairer et de chauffer des logements. C’est un circuit spécifique, comme celui des piles ou des appareils électroménagers. Ils doivent être rapportés à la pharmacie. Votre traitement est terminé ? Ni une, ni deux, enfourchez votre vélo et rapportez les médicaments non utilisés sans tarder à votre pharmacien. L’interview vidéo de Thierry Moreau Defarges sur www..fr
Geneviève Férone : une cause en or Femme en Or de l’Environnement 2009, Geneviève Férone a développé la notion de responsabilité sociale et environnementale des entreprises et dirige le DD de Veolia Environnement. Par Vincent Rondreux Dans « 2030, le krach écologique » (ed. Grasset), vous semblez lancer un appel pour une nouvelle civilisation… Il s’agit de dire qu’on a vingt ans pour retrouver le sens de ce que l’on veut faire ensemble. Allons-nous vers une civilisation du savoir, du partage des connaissances et des ressources pacifiquement, ou vers un forçage technologique ? Si on ne se pose pas la question du sens, alors ce sera le Un combat grandeur nature Avec Pierre Barougier, Olivier Bourgeois a filmé la Terre pendant quatre ans. Résultat : « Nous resterons sur Terre », un film qui révèle le rapport de l’homme à la nature. Le 8 avril sur les écrans. Par Vincent Rondreux « Une croissance illimitée dans un monde limité n’a pas de sens. » Entre deux images, le philosophe Edgar Morin éclaire de son savoir « Nous resterons sur Terre ». Ni documentaire façon « Une vérité qui dérange », ni fiction traditionnelle version « Le Jour d’après », ce film est un voyage autour du monde, racontant en musique « le conflit entre une civilisation et son environnement ». « Quand on a commencé le tournage il y a quatre ans ans, je n’avais pas toute la mesure de la situation de la Terre », raconte le réalisateur Olivier Bourgeois forçage technologique, probablement pour le pire. Dans mon prochain livre, j’essaie de lever le voile sur ce qui va se passer si le développement durable n’existe finalement pas. Il y aura alors l’homme « augmenté » qui, ne pouvant pas restaurer les conditions de vie de l’humanité, va tenter de se transformer pour s’affranchir des contraintes de son écosystème. Pour que cela n’arrive pas, par quoi passe la nouvelle gouvernance ? Les éléments de la mobilité vont complètement changer. Des pôles de compétitivité vont se créer sur des empreintes plus locales. Et là, des modèles d’économie circulaire, d’écologie industrielle peuvent être mis en place. L’écologie industrielle consiste à estimer qu’un déchet peut être la ressource du voisin. On peut aussi mutualiser cette (photo ci-contre). « J’ai ressenti le besoin de parler de tout ça. Je me suis revu avec mes grands-pères. L’un était passionné par les abeilles, l’autre avait un potager et un verger. J’allais travailler au jardin, ramasser des framboises… Je me suis demandé si mes enfants allaient vivre ces choses-là. » Un voyage et des rencontres Inde, Chine, Nouvelle-Calédonie, Laponie, Brésil… Les voyages auxquels nous convie ce long-métrage sont ponctués de rencontres. Notamment avec James Lovelock, père de la théorie Gaïa, ce concept qui assimile la terre à un système s’autorégulant pour rester en vie. Avec également Edgar Morin, Mikhaïl Gorbatchev et Wangari Maathai, écologiste et prix Nobel de la Paix. [15] ressource. Et cela peut-être boosté avec les technologies de l’information. Mais cela suppose aussi de la maturité, de la volonté d’entente. Que peut apporter le directeur développement durable d’un groupe comme Veolia Environnement ? Veolia est un terrain d’observation extraordinaire. Nous gèrons des flux et des fluides essentiels sur tous les continents. : l’eau, les déchets, la propreté, l’énergie, le transport… Et nous nous apercevons que nous allégeons l’empreinte environnementale de nos clients. Des acteurs comme Veolia doivent maintenant être capables de mesurer cette empreinte environnementale, avec notamment des bilans carbone. Voir l’interview de Geneviève Férone sur www..fr De la vingtaine de pays visités, des 65 heures de rushes, Olivier Bourgeois et Pierre Barougier ont tiré une centaine de minutes montrant l’obsession de l’homme à vouloir mettre la nature sous sa coupe, des champs de pétrole aux abattoirs, des forêts aux mégapoles. Avec des h u m ai n s désincarnés, sur une planète saignée. Une centaine de minutes pour toucher le spectateur au cœur. www.neoplanete.fr



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