Néoplanète n°7 fév/mar 2009
Néoplanète n°7 fév/mar 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de fév/mar 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (199 x 269) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 70,5 Mo

  • Dans ce numéro : Nothomb, la nature d'Amélie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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[s’engager] [10] DR
Nothombla belle nature d’amelie C’est dans son microbureau des éditions Albin Michel que ce phénomène de la littérature française a accueilli Néoplanète. Une sympathique rencontre. On savait notre Amélie brillante, flamboyante, excentrique, parfois un brin gothique ; on ignorait qu’elle possédait en plus une âme verte. Oubliez les mises en scène sanglantes et macabres qu’elle affectionne tant. En réalité, ce n’est plus du sang qui coule dans les veines de Miss Nothomb, mais bel et bien de la chlorophylle ! Propos recueillis par Yolaine de la Bigne et Frank Rousseau Sur la couverture de Néoplanète, vous enlacez langoureusement un tronc d’arbre. Quel plaisir avezvous ressenti dans cette étreinte humano-végétale ? (Rires) Je vais vous faire un aveu : cela fait énormément de bien de serrer un arbre dans ses bras. On en prend encore plus conscience en regardant « 2046 » (un chef-d’œuvre signé Wong Kar-Wai,ndlr) : quand le héros de ce film a un gros chagrin, il s’empresse d’aller le confier à un arbre. L’arbre est un confident sûr : de par son statut, vous avez la garantie qu’il n’ira jamais répéter vos secrets. Enfin un appui sur lequel on peut compter ! Au quotidien, vous êtes plutôt Amélie des villes ou Amélie des champs ? Cela peut paraître paradoxal vu ce que je viens de dire, mais je suis une citadine. Je suis un écrivain pas du tout inaccessible, donc lorsqu’on n’est pas inaccessible, il vaut mieux être en ville. Je vis à Paris ou à Bruxelles. J’aime beaucoup la folie citadine mais, une fois par an, je ressens le besoin de disparaître dans ma forêt, en Belgique. Du 18 juillet au 18 août, je suis totalement injoignable. Là, au milieu des arbres, je vis exactement le contraire de ce que je vis toute l’année. Sans personne autour de moi. Je m’habille en homme des bois. Je ne me coiffe plus. Et j’adore faire la sieste sur le sol, dans les feuilles mortes. La qualité du sommeil est alors incroyable ! On dépose sa [11] fatigue et, en échange, la terre vous donne quelque chose. On appelle cela la paix intérieure ! Quelles sont vos contributions quotidiennes pour la planète ? J’ai la folle prétention d’être la citoyenne écologique parfaite ! Je ne possède pas de voiture, je ne conduis pas, je ne prends même jamais de taxi. J’effectue tous mes déplacements à pied ou en métro-bus-tram. Les jours de grève des transports en commun, il m’est arrivé de traverser Paris de façon pédestre pour me rendre jusqu’aux éditions Albin Michel. Vous savez, je suis une marcheuse de premier ordre. Et puis je ne sais pas si cela a une influence sur l’écologie, mais je ne dispose pas de téléphone portable, encore moins d’ordinateur. Et je produis très peu de déchets. Je jette très peu aussi - je suis d’ailleurs connue pour cela ! Finalement, votre seul déchet révendiqué, c’est le stylo Bic en plastique transparent mâchouillé, avec lequel vous rédigez vos manuscrits ? Pas très écolo, je l’avoue, mais j’ai écrit « Le Sabotage amoureux » à l’aide d’un crayon à papier. C’était très gratifiant. Mais par mesure de sécurité, je fais toujours des photocopies de mes manuscrits et cette fois-là, cela n’a pas donné un bon rendu ! Je tiens aussi à préciser Jean-Baptiste Mondino Plus de people ? www.neoplanete.fr



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