Néoplanète n°6 déc 08/jan 2009
Néoplanète n°6 déc 08/jan 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de déc 08/jan 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (201 x 271) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 68,4 Mo

  • Dans ce numéro : Léo prie pour un monde plus écolo.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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[participer] ZESTS Pages réalisées par Vincent Rondreux Du blé pour l’agriculture bio Utiliser l’épargne de citoyens pour acquérir des terres et les mettre à la disposition d’agriculteurs bio : c’est le principe de La Foncière Terre de liens, un outil d’investissement solidaire créé par l’association Terre de liens et la société financière de la Nef. Pour l’actionnaire, il s’agit d’un investissement à long terme, avec des avantages fiscaux. Et ça marche ! Après un an et demi de fonctionnement, la Foncière Terre de liens a collecté près d’un million d’euros et a pu faire huit acquisitions. Pour se développer et poursuivre ses achats, elle procède actuellement à une augmentation de capital de 3 millions d’euros, par appel public à l’épargne. On peut y souscrire jusqu’au 30 avril 2009. Le prix de l’action, qui n’est pas cotée en bourse et dont la valeur est évaluée une fois par an, est de 100 euros. www.terredeliens.org Alleluia ! Le Vatican installe des panneaux solaires sur ses toits afin de produire suffisamment d’électricité et d’eau chaude pour son fonctionnement. Et il compense carbone en faisant planter des arbres. Que la planète soit avec vous ! s [4] B.A. ba La certification officielle Malgré une vraie profusion de logos, la certification NF Environnement et l’écolabel européen, respectivement créés en 1991 et 1992, sont les labels écologiques officiels en France. Une cinquantaine de catégories de produits ou de services sont actuellement susceptibles d’être labellisés. Cela va de l’ameublement à la vie domestique, en passant par le jardinage, le bricolage, la bureautique, les appareils électriques, les produits d’hygiène et d’entretien… Des services commencent également à être certifiés : hôtels, campings… Retrouvez la liste complète sur www.ecolabels.fr Grande nouveauté à venir : l’Afnor travaille sur un projet d’écolabel européen pour le bâtiment : isolation, matériaux de construction, énergie utilisée… Espéré pour la fin 2009, il pourrait concerner les bureaux, les écoles et, pourquoi pas, les locaux d’habitation. Usine A gaz Au Canada, on croit dur comme fer que l’on pourra un jour extraire le CO 2 de l’atmosphère. Une équipe de chercheurs de l’université de Calgary travaille même sur un procédé qui s’inspire de la fabrication de la pâte à papier : une sorte de tour qui capturerait plus de dioxyde de carbone dans l’atmosphère qu’elle n’en émettrait ellemême pour fonctionner… Bref,une usine à gaz vertueuse !
BRAVO À• Gesec, Groupement économique sanitaire, électricité, chauffage, rassemblant 300 PME à Tours. En rénovant ses bâtiments, le Gesec a fait passer la consommation de 211 kWh/m 2/an à 47,7 kWh/m 2/an. Une division par plus de quatre, obtenue grâce à une réfection complète de l’isolation et du confort thermique. Sans compter l’installation de panneaux solaires pour produire de l’électricité.• Rougier, spécialiste du bois africain, qui a obtenu le certificat FSC pour trois de ses « concessions forestières sous aménagement durable » du Gabon, soit près de 700 000 hectares. L’objectif de Rougier, qui gère 2 millions d’hectares de forêt au Cameroun, au Gabon et au Congo, est d’arriver à 100% de bois certifiés. Soutenue par des ONG environnementales, l’estampille FSC atteste de l’optimisation et de la préservation de la ressource, de la protection de la biodiversité et du développement socioéconomique des populations locales. (Lire aussi page 6) OK corail ! Une entreprise américaine, Global Coral Reef Alliance, développe un procédé permettant d’accélérer la formation du corail : le Biorock process. Le principe consiste à immerger une armature de récif artificiel avec un gros fil de cuivre, puis à lui envoyer du courant électrique de faible puissance, 12 volts par exemple. Cette électrolyse de l’eau de mer va fabriquer du calcaire. Des projets pilotes de corail artificiel ont été réalisés avec succès un peu partout : aux Maldives, aux Seychelles, en Thaïlande, en Indonésie, ou encore au Panama… www.globalcoral.org La chronique d’Allain Bougrain Dubourg Otages de la réglementation « Il faut que vous interveniez : 15 000 poissons en provenance de Malaisie sont bloqués à Roissy ! » Le transporteur qui m’appelle à l’aide est un coutumier du genre. Malgré l’affligeante attitude de l’administration, il continue à espérer que le transport des animaux vivants puisse se faire dans les conditions élémentaires du respect de l’animal. La réalité démontre le contraire. Pour d’obscures raisons (papiers incomplets, colis non conformes, etc.), un nombre inimaginable d’animaux reste « en souffrance ». En clair, ils patientent avant que l’administration prenne finalement une décision. Or, le temps c’est la vie ou, plus exactement, la survie pour ces bêtes déjà condamnées à subir les contraintes du transport. Concernant les poissons, une à deux heures de trop signifie la mort de 75% des animaux. Mais le monde du silence n’est pas le seul concerné. Poussins fraîchement nés, singes destinés aux laboratoires, félins vendus pour satisfaire la curiosité et autres bestioles en tout genre (pour information, l’Union européenne importe plus d’un million d’oiseaux exotiques chaque année !) deviennent otages de la réglementation. Je ne regrette pas cette dernière, bien au contraire. Elle permet de limiter un trafic odieux. Mais je m’élève contre le manque de réactivité de l’administration qui ne respecte pas l’article 25 du règlement communautaire sur le transport. Ce dernier impose en effet de prendre une décision dans les deux heures en cas de situation ambiguë. Du reste, bon nombre de douaniers, sincèrement outrés par la situation, soulignent qu’aucun centre d’accueil digne de ce nom ne peut permettre de garder actuellement les animaux dans des conditions décentes. Aucun espace de quarantaine n’est prévu à cet effet. Alors on laisse agoniser ou on euthanasie ! Lors des rencontres « Animal et société », qui se sont déroulées au printemps au ministère de l’Agriculture, nous avons souhaité une réaction d’urgence. Nous avons recommandé la création d’une structure permettant d’accueillir cette arche à la dérive. Nos propos sont restés lettre morte. Comme les pauvres bêtes qui termineront ainsi leur périple sur le territoire français. [5] Plus d’infos ? www.neoplanete.eu dr/Alain Guillemaud/Helene Delcommune-Fotolia.com/PGM-Fotolia.com/ceciledubart@gmail.com/Gerhard Führing-Fotolia.com



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