Néoplanète n°6 déc 08/jan 2009
Néoplanète n°6 déc 08/jan 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de déc 08/jan 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (201 x 271) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 68,4 Mo

  • Dans ce numéro : Léo prie pour un monde plus écolo.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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[s’engager] Les Petits gestes des grandes sTARS Certaines stars de Hollywood œuvrent, chacune à leur manière, pour le respect de l’environnement. Petite ou grande cause, qu’importe : Frank Rousseau a recueilli sur place quelques-unes de leurs « green » confidences. La Prius de Tom Hanks, alias Toyotus Prius addictus « Cela fait deux ans que je roule en Toyota Prius et je suis em-ba-llé ! Avant, je m’arrêtais trop souvent à la pompe à essence pour y faire le plein. Et j’en profitais pour acheter des tas de cochonneries - confiseries, gâteaux, snacks, etc. Depuis que je me déplace avec ma Prius, je fais moins de haltes à la pompe et j’ai retrouvé la ligne de mes vingt ans (rires) ! » [14] Le combat antilobbying immobilier de Clint Eastwood « Pendant deux ans, j’ai été maire de Carmel (ndlr : une petite bourgade de Californie) et je me suis battu contre la pression immobilière et toute forme de bétonisation. Cela n’a pas été facile tous les jours ! Aujourd’hui, je ne suis plus un politicien actif, mais je reste un citoyen concerné. En ce moment, je ferraille dur contre la construction d’une route au beau milieu d’un parc naturel. Et dans ce face-à-face avec l’administration, je n’ai pas l’intention de jouer les figurants ! » Le bio d’Angelina Jolie « Quand je vivais à 100% aux Etats-Unis, il m’arrivait de faire mes courses sur des marchés biologiques. Le problème, c’est que les produits proposés n’avaient rien d’appétissant. Bien souvent, ils étaient abîmés, voire partiellement pourris. Depuis que je vis dans le sud de la France, je me rends dans un magasin bio. Les fruits et les légumes y sont frais, moins chers qu’aux USA et surtout, ils donnent l’eau à la bouche. Le hic, c’est qu’à cause des paparazzis, je n’ai pas le temps de peser mes aubergines ! » La CB écolo de Zac Efron, alias Greenus Cartebancus « J’envisage bientôt de prendre une carte bancaire « green ». Le principe ? A chaque fois que vous effectuez un achat, un pourcentage de vos dépenses est reversé à des associations environnementales. Bon d’accord, la CB est encore en plastique, mais c’est l’intention qui compte. En espérant que l’on taxe à mort tous les sacs en plastique jetables qui sont encore distribués dans certains supermarchés… » Frank Rousseau
Erik Orsenna, sur l’océan des consciences Figure marquante du 26 e Festival international du film d’environnement, l’académicien Erik Orsenna vient de publier un nouvel ouvrage, poursuivant sa croisade pour la prise de conscience de l’urgence écologique. Vous avez présidé le jury « lycéens et apprentis » du Festival international du film d’environnement. Comment définissez-vous ce rôle ? Cela fait maintenant une dizaine d’années que je me passionne pour les questions d’environnement, à la fois en tant que marin et qu’économiste. Pour moi, qui suis une sorte de promeneur et de raconteur d’histoires, voir comment ceux à qui nous allons léguer la planète réagissent, c’est sans prix. Ma fonction consiste, de manière générale, à hâter la prise de conscience des changements nécessaires. Quand avez-vous pris consience de l’« urgence écologique » ? Ayant été élu il y a dix ans à l’Académie française au fauteuil de Jacques-Yves Cousteau et étant marin amateur, les questions maritimes m’intéressaient énormément. Je voulais comprendre l’océan. J’ai écrit un livre sur le Gulf Stream, qui a été l’occasion pour moi de rencontrer des scientifiques. Océan veut dire fragilité et interaction avec l’atmosphère, interaction avec l’atmosphère veut dire climat, climat veut dire CO 2, etc. J’étais entré dans la boucle : c’était parti. Depuis ce livre, vous avez écrit d’autres ouvrages sur le coton, sur l’Antarctique… Avec Isabelle Autissier, avec qui je suis parti en Antarctique, j’ai vu ce qu’était le réchauffement climatique. J’ai compris que le principal frein à l’économie, c’est l’écologie. On le voit en Chine, à Pékin, où les responsables savent bien que le principal mur contre lequel ils devraient buter, et donc fracasser leurs projets de développement à grande vitesse, c’est l’environnement. Et comment faire respecter l’environnement dans un pays aussi vaste ? C’est une question passionnante. Eau et environnement sont les thèmes de votre dernier livre... C’est un tour du monde, avec un certain nombre de questions, notamment régionales. Comment est-ce qu’on va réussir à garder dans un état de dignité acceptable, par exemple, le delta [15] [s’engager] du Gange et du Brahmapoutre, au Bangladesh et à Calcutta, qui subissent une urbanisation galopante ? Que va-ton faire avec le Nil ? Le Maghreb ? Parce que le réchauffement de la planète va entraîner des inégalités climatiques encore plus grandes. Ceux qui ont beaucoup d’eau en auront encore plus, et ceux qui en ont peu en auront encore moins. Que faire ? Je ne sais pas… Propos recueillis par V. R. L’Avenir de l’eau : petit précis de mondialisation II, d’Erik Orsenna, aux éditions Fayard, 22 euros. Voir aussi la vidéo sur www.neoplanete.eu Jacques Moulins : « Le DD : une révolution ! » A 52 ans, Jacques Moulins dirige Naja Presse, une agence créée il y a vingt ans et qui édite le quotidien en ligne Développement durable, le journal. Pour vous, le développement durable, c’est quoi ? C’est la révolution industrielle du XXI e siècle, un mouvement avant tout économique et social avec une autre approche de l’environnement et un nouveau mode de gestion. Tout est à changer aujourd’hui. L’ère industrielle a apporté un certain confort, du bien-être. Et puis on est passé dans l’hyperconsommation, qui n’est pas durable. Il faut maintenant trouver autre chose. Dans cette nouvelle organisation de la société, l’information est capitale. Comment avez-vous été sensibilisé aux questions liées à l’environnement ? Je suis philosophe de formation. Le rapport à la nature et le respect de l’environnement ont toujours été importants pour moi. Jeune, j’ai été frappé par le gaspillage. Par la suite, j’ai tout autant été choqué de voir qu’on pouvait acheter des choses non parce qu’on en avait besoin, mais simplement parce ce qu’elles n’étaient pas chères. Propos recueillis par Vincent Rondreux www.developpementdurablelejournal.com DR/Vincent Rondreux www.neoplanete.eu



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