Néoplanète n°5 sep/oct 2008
Néoplanète n°5 sep/oct 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de sep/oct 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : Marion Cotillard comme vous ne l'avez jamais vue.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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[s’engager] Entre la mission « nautisme et développement durable » confiée par le ministre de l’Ecologie et la sortie d’un livre sur la protection du littoral, la navigatrice Catherine Chabaud a une rentrée chargée. Propos recueillis par Yolaine de la Bigne catheriNe chabaud Une optimiste à la barre En quoi consiste la mission que vous a confiée le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo ? Tout d’abord, il s’agit de réfléchir à un projet de « ports de plaisance exemplaires ». A l’heure actuelle, les places manquent dans les ports. Il faut développer leurs capacités d’accueil sans créer de nouvelles structures, sans détruire les écosystèmes ou bétonner de tous les côtés. Différentes pistes sont explorées : gestion dynamique des places, développement de la location, reconversion des friches… Ensuite, ma mission est de valoriser les actions de sensibilisation menées par les fédérations et les associations. Nous allons organiser un colloque sur l’écoconception au printemps et une campagne nationale l’été prochain. On souhaite également repenser le « droit annuel de francisation et de navigation », qui s’avère être une taxe inadaptée pour les propriétaires de bateau. L’idée est de créer une taxe qui prenne en compte l’impact environnemental. Quelles sont les échéances ? Je suis en mission jusqu’en janvier 2009 et je compte proposer au ministre d’utiliser les repères du calendrier pour promouvoir les actions et lancer des messages forts : Semaine du développement durable, Journée mondiale des océans, Journée maritime « Nous sommes face à un défi qui n’existait pas il y a 50 ans : il faut s’adapter. » européenne… C’est très bien de vouloir changer les bateaux, de faire évoluer les ports, mais il faut d’abord éveiller la conscience écologique des plaisanciers. Il y a énormément à faire. Vous sortez également un livre intitulé « Préserver la mer et son littoral » … Oui, pour la collection « Terre Durable » des éditions Glénat. J’y explique en quoi il est impératif de préserver la mer et le littoral, qui sont des milieux très riches mais surtout très fragiles. [18] Ils subissent beaucoup de pressions : transport maritime, pêche, plaisance, pollutions terrestres... Mon dernier chapitre, « C’est déjà demain », liste les idées un peu folles qui sont envisagées, les innovations technologiques... Nous sommes aujourd’hui face à un défi qui n’existait pas il y a cinquante ans, il faut s’adapter. Essayer de construire des bateaux moins polluants est aussi passionnant que d’essayer de construire des bateaux rapides. Vous êtes l’une des rares à défendre un certain optimisme. Votre secret ? L’optimisme est une valeur qui m’a été inculquée par ma maman ! C’est un état d’être dans la vie. Je crois que si la situation est grave, elle n’est pas désespérée. C’est bien qu’il y ait des gens pour dire que ça va mal. Ce sont eux qui nous alertent, mais je préfère dépenser mon énergie à trouver des solutions. « Préserver la mer et son littoral », de Catherine Chabaud, éditions Glénat, 15 euros. Parution en septembre. DR/Jean-MaRie PatieR/institut Jane GooDall
Jane Goodall : moi Jane, toi jeune A presque 75 ans, la primatologue Jane Goodall n’a rien perdu de sa ténacité. A côté de son engagement pour les grands singes, elle mène un combat auprès des jeunes, pour la sauvegarde de la planète. Elle a passé les trois quarts de sa vie dans la jungle avec les chimpanzés. Elle a vécu comme eux, pour les comprendre et les protéger de l’influence souvent néfaste de l’homme. C’est elle qui, la première, découvrira la capacité des chimpanzés à utiliser des outils. Aujourd’hui, malgré la fatigue de ses 75 ans, elle passe encore 300 jours par an à voyager pour gérer de nombreux projets humanitaires à l’échelle internationale, avec l’Institut Jane Goodall, qu’elle a créé en 1977. Car il y a urgence ! Si le grand singe est menacé d’extinction, l’homme lui aussi court à sa perte s’il ne change pas son mode de vie. « Les gens ne pensent qu’à gagner de l’argent, mais ils ne pensent pas au futur. (…) Il y a une déconnexion entre Heureux qui comme Jouvance… Fondateur de la marque de cosmétiques éponyme, Daniel Jouvance définit « le bonheur comme un art subtil », titre de son dernier ouvrage. Un bonheur qui passe par la préservation de la nature et de la mer. A travers votre ouvrage, on sent que la mer est un élément qui prédomine dans votre vie… C’est l’élément primeur de mon action au quotidien : faire découvrir l’importance du milieu marin dans la vie de l’homme, dans l’environnement, puis en rechercher les richesses pour en faire des produits cosmétiques et nutritionnels. Pour mieux connaître ce milieu, je me suis entouré de spécialistes. Quatre fois par an, nous nous réunissons pour parler des dernières recherches sur le milieu mais aussi de l’évolution de l’environnement. le cerveau humain, pourtant si intelligent, et le cœur humain. » C’est pourquoi la primatologue a développé le programme « Roots and shoots » (littéralement « des racines et des pousses »), qui vise à convaincre les jeunes de l’intérêt qu’ils En 1996, vous lanciez un cri d’alarme sur la dégradation des océans. Pouvez-vous, douze ans après, faire un constat des progrès accomplis ? Je peux faire déjà un premier constat à propos du Sahara marin et de la disparition progressive des poissons. Aujourd’hui, on commence à peine à réaliser les ravages de la pêche au thon. Quant à la pollution, on n’a pas encore pris conscience que le milieu marin était le début de l’humanité, le poumon de notre planète, puisqu’il produit entre 70% et 80% d’oxygène. J’ose espérer que le tumulte économique dans lequel nous évoluons va nous amener à imaginer une nouvelle société qui sera nettement plus profitable à la planète et à l’humanité. [19] ont à préserver la planète. Construit autour de trois axes (environnement, protection des animaux et aide sociale), ce projet a déjà permis à 9 000 groupes de jeunes du monde entier de s’impliquer à l’échelle locale : déblaiement de routes inondées au Nigeria, organisation de patrouilles de nuit pour aider les bébés tortues à rejoindre la mer en Inde, visites de personnes âgées avec des animaux de compagnie en Belgique, etc. Au fil de ces initiatives, Jane Goodall garde la même philosophie : « Si nous commencions tous à réfléchir pour changer les choses à l’échelle individuelle, nous pourrions espérer atteindre des changements significatifs à l’échelle de la planète. » Alexandrine Chaillou Vous précisez, dans votre ouvrage, que vous fréquentez peu les écologistes médiatiques. Pensezvous que la communication prend le pas sur l’engagement ? J’ai peu cherché à rencontrer les grands écologues, car j’étais déjà dans l’approfondissement de mes propres réseaux de connaissances. Je pense que l’écologie est une volonté de tous de faire évoluer les choses et non de faire des restrictions qui culpabilisent les gens. C’est un art de vivre, comme le souligne si bien votre magazine (rires). Propos recueillis par Stéphane Aitaissa « Le Bonheur comme un art subtil », de Daniel Jouvance, éditions du Panama, 15 euros www.danieljouvance.com Néoplanète, vous aimez un peu, beaucoup, à la folie… Vous avez des choses à dire ? Donnez-nous votre avis sur votre magazine ! Pour cela, rendez-vous sur www.neoplanete.eu : Plus d’infos sur www.neoplanete.eu



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