Néoplanète n°5 sep/oct 2008
Néoplanète n°5 sep/oct 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de sep/oct 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : Marion Cotillard comme vous ne l'avez jamais vue.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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[s’engager] que l’on met dans cette eau ! Une chose est sûre : lors de mes séjours à Los Angeles et à New York, je me suis aperçue que l’eau avait un goût très chimique. En rentrant à Paris, j’ai retrouvé ce même goût ! Et je me suis juré qu’à la rentrée, je demanderais à m’entretenir avec les personnes chargées du traitement des eaux de la Ville de Paris. Est-il vrai qu’en débarquant dans la capitale, vous traitiez de tous les noms ceux qui jetaient des papiers gras dans la rue ? Absolument ! J’ai eu une période comme ça, où je ne supportais pas qu’on manque d’éco-civisme… Aujourd’hui, je réagirais différemment. J’essaierais de dialoguer ou d’avoir une approche éducative. En 2003, vous avez fait analyser la poussière de votre appartement pour connaître la quantité de particules toxiques qu’elle contenait. Pour quel résultat ? Qu’il valait mieux boycotter tous les produits ménagers – bourrés de produits chimiques, ainsi que certaines crèmes cosmétiques, shampoings, aérosols… C’est l’accumulation de tous ces produits qui rendait mon appartement potentiellement dangereux pour ma santé ! Je n’utilise dans les produits ménagers que des choses naturelles – à base de savon de Marseille, par exemple. De la même façon, je rejette les crèmes cosmétiques « Ce n’est pas parCe que je suis devenue « bankable » que vous me verrez me Commettre dans la publiCité. » qui contiennent des substances mauvaises pour la santé et donc, in fine, pour ma peau. Bref, je m’oriente tout naturellement vers des produits créés par des gens qui ont un vrai désir de nous préserver. Ce qui n’est pas forcément la démarche de certaines multinationales ! Votre éco-civisme s’exprime-t-il aussi dans votre attitude vis-à-vis de la mode ? J’ai la même attitude que lorsque j’achète un produit alimentaire. Je me pose toujours des questions : dans quel pays estil fabriqué, comment, avec qui, par qui ? J’ai clairement besoin de transparence. J’essaie de m’habiller le plus souvent possible avec des marques qui affichent clairement leur respect de l’environnement et des conditions de travail. Je ne pourrais pas, par exemple, dépenser de l’argent dans une robe fabriquée selon des règles bio-éthiques, alors que cette même robe est assemblée par des enfants exploités ! Personnellement, je suis une inconditionnelle du commerce équitable. [16] Côté cinéma, Marion Cotillard vient de terminer le tournage de « Public Enemies », de Michael Mann, avec Johnny Deppet Christian Bale. Et que pensez-vous de la fourrure ? Quelle horreur ! Vous ne me verrez jamais porter de fourrure, qu’elle soit vraie ou fausse. Certes, on arrive à faire de très belles imitations aujourd’hui. Mais, à votre avis, quelle matière utilise-t-on ? Du synthétique ! Quels sont les designers éco-conscients que vous admirez ou à qui vous avez envie de tirer un coup de chapeau ? J’adore Stella McCartney (la fille de l’ex-Beatles Paul McCartney,ndlr). En plus des produits cosmétiques « organiques » qu’elle a créés - notamment à base ce rose sauvage, de camomille ou d’huile de sésame - elle a lancé une collection de lingerie certifiée coton bio, donc non traité. Et dans le passé, elle a imposé dans son contrat avec Chloé son refus d’utiliser du cuir. Voici un joli exemple à suivre… L’actrice Natalie Portman a travaillé avec Té Casan, une marque de chaussures écolo-chic, 100% éléments TwenTieTh CenTury Fox/Frank rousseau
végétaux et garanties sans matière animale. Pourriez-vous, demain, collaborer avec une firme de l’habillement vert ? Ma priorité ne se situe pas là pour le moment. En attendant, j’admire beaucoup l’engagement de Natalie. Si je devais faire quelque chose de marquant pour la planète, je préférerais acheter des terres où l’on fait pousser des OGM. Une fois ces terres rachetées, je les redistribuerais à des paysans qui s’engageraient à faire pousser des légumes du terroir en voie de disparition ! Est-il vrai que vous avez décliné un très gros chèque qu’envisageait de vous verser une célèbre société de produits cosmétiques… Il ne s’agissait pas de cosmétiques, mais d’un parfum. Cela remonte à 2004 : une grande maison de luxe voulait que je devienne l’égérie de cette fragrance. Le hic, c’est que je ne peux pas « vendre » des produits que je ne mets pas et surtout des produits qui sont réalisés avec des ingrédients nocifs. Vous savez, ce n’est pas parce que je suis devenue « bankable », que vous me verrez me commettre dans des campagnes publicitaires. Surtout pour des produits que je balancerais tout de suite dans la poubelle si on me les offrait. Il faut que je sois en cohérence avec moi-même ! Quelles sont alors les marques de produits cosmétiques que vous utilisez de façon régulière ? J’utilise la gamme des produits Dr Hauschka : c’est une marque allemande géniale et qui n’est pas plus chère que les crèmes « made in multinationale ». J’apprécie également ce que font Melvita et Logona. Et pour garder un joli sourire, je suis une inconditionnelle de la Pierre Blanche. Mais je préfère acheter localement… Si vous vous procurez des produits « made in Germany » aux Etats-Unis, il ne faut pas oublier qu’ils ont voyagé, généralement par avion. Je vous laisse imaginer ce que cela représente en termes de CO2 rejeté dans l’air. Ainsi, quand je tourne aux Etats-Unis, je privilégie les marques américaines, comme Burt’s Bees et sa gamme 100% naturelle ! Yannick Noah : entretien exclusif Néoplanète Avant de partir se ressourcer à New York avec sa famille, Yannick Noah a accordé une interview à Néoplanète. Il nous a expliqué que ce sont ses enfants qui l’ont converti à l’écologie, lui le jouisseur de la vie. « A mon époque, lorsqu’on parlait « écologie », ça nous faisait doucement marrer. C’était un truc pour des babas cool qui marchaient à côté de leurs pompes et fumaient de la marijuana ! On avait surtout le sentiment que la sauvegarde de la planète, ce n’était pas un problème immédiat mais un problème du futur, qui ne nous toucherait que dans un ou deux siècles. Ce sont mes filles qui m’ont poussé à enregistrer « Aux arbres citoyens » et le clip « écolo » qui allait avec. J’étais loin d’imaginer que cette chanson, destinée à la fois aux enfants et à leurs parents, allait avoir un tel impact ! », confie-t-il. L’intégralité de l’interview sur www.neoplanete.eu [17] Quel est le meilleur endroit pour trouver des produits bio ? Los Angeles ou Paris ? J’aime beaucoup me rendre, en France, dans les magasins Biocoop. Parce que vous avez affaire à des gens qui savent ce qu’ils vendent et qui se sont engagés à fournir une charte de qualité. Aux Etats-Unis, il existe la chaîne de magasins « Whole food Market ». Mais attention, on ne trouve pas que des produits « organiques » chez eux. Je me souviens avoir acheté un brocoli soi-disant bio. Je l’ai oublié plus d’une semaine dans le bas de mon réfrigérateur. Je pensais retrouver un légume en état de décomposition. Eh bien, pas du tout, le brocoli était aussi intact que le jour où je l’avais acheté. Bio ? Pas sûr ! Quel sera votre prochain combat vert ? Les OGM ! C’est quelque chose de terrifiant à mes yeux, et pas seulement du point de vue de la santé. Je pense aux paysans de pays en voie de développement, qui n’ont pas d’autre choix que de travailler pour de gros lobbies agro-industriels pour survivre. Pour moi, les OGM se situent, en termes de dangerosité, au même niveau que les pesticides Roundup et Gaucho ! Je ne pourrais pas assister à l’empoisonnement des cultures naturelles et à la mort de plusieurs centaines d’espèces animales - dont les abeilles - sans rien faire. Plutôt mourir que d’assister à ce désastre ! Voilà pourquoi j’invite les consommateurs à ne surtout pas acheter des produits transgéniques. En boycottant ces produits, nous réussirons à déstabiliser ces apprentis sorciers qui bidouillent notre alimentation ! En juillet 2009, Néoplanète parrainera « Les 24 Heures du Mans de la mobilité durable et des énergies vertes », avec des bolides fonctionnant à l’hydrogène, à l’électricité… Un projet initié par le ministère des Transports, avec notre collaborateur, Teddy Follenfant. Pourra-t-on compter sur votre présence ? Génial, bien sûr que je suis partante ! C’est une super initiative. J’adore. Merci de m’envoyer tous les détails ! www.neoplanete.eu



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