Néoplanète n°4 jui/aoû 2008
Néoplanète n°4 jui/aoû 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de jui/aoû 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 14 Mo

  • Dans ce numéro : rencontre avec Harrison Ford; Cameron Diaz, Steven Spielberg, Sigourney Weaver...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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[s’engager] MAud Fontenoy descend sur terre Grande navigatrice et passionnée d’environnement, Maud Fontenoy pose son pied marin sur la terre ferme pour s’engager dans de nouveaux combats, notamment à travers la « Maud Fontenoy Fondation ». Propos recueillis par Stéphane Aitaissa Au cours de vos nombreux voyages, quel constat avezvous fait de l’état des mers aujourd’hui ? Quand on est autour de l’Antarctique, on voit d’abord un réchauffement amplifié au pôle. J’ai eu la chance d’aller en Arctique pour voir justement cette avancée de la banquise. En Antarctique, j’ai vu des icebergs immenses se détacher. Sans parler de la pollution chimique qui ruisselle dans nos fleuves et nos rivières, pour se déverser ensuite dans les océans. Et n’oublions pas la pêche industrialisée, avec ses kilomètres de filets ultra-solides, qui écrasent les poissons et génèrent un gaspillage colossal, entre les espèces abîmées et celles qui ne correspondent pas au marché, que l’on rejette à la mer dans un état pitoyable. Vous êtes proche des enfants. Comment perçoivent-ils l’écologie ? Ils sont très ouverts et se montrent passionnés quand je leur parle des baleines, des dauphins, des poissons volants, des tortues… Ce sont de bons ambassadeurs, qui sont généralement plus en avance que nous, car les adultes ont souvent du mal à changer leurs habitudes. La génération future génèrera de nouveaux consommateurs. Ils sauront s’adapter à ce monde qui change, à la croissance de la population. « Arriver à vivre en communauté de manière durable » Si vous faisiez de la politique, quel discours adopteriez-vous ? Ce n’est pas une question politique, chacun peut participer à son niveau. Mais il faudrait aussi intensifier l’information. Par exemple lancer ces fameuses étiquettes sur les produits pour que les consommateurs puissent être informés rapidement, trouver des réponses alternatives à l’utilisation de la voiture. C’est à chacun d’entre nous [24] d’essayer de trouver une solution, sans nous dédouaner de notre responsabilité en comptant sur le voisin. Vous disiez que vous aviez du sel dans le sang. Qu’avez-vous appris de la mer ? L’humilité ! On a une chance énorme de vivre sur Terre : à nous d’en être dignes. J’ai parcouru des océans surplombés de vagues de 10 mètres de haut, des endroits où le vent soufflait à 150 km/h, j’ai réalisé des projets parfois fous, je me suis fait à certains moments très peur, à d’autres très mal. Et je me suis rendu compte de l’énergie incroyable que l’on avait en chacun de nous. Cette force valorise l’être humain. C’est ce que je tente de démontrer aux enfants : valoriser le goût de l’effort et du respect de soi, pour arriver à vivre en communauté de manière durable. Avez-vous d’autres projets de traversées ? Je dois d’abord m’occuper de mon bébé ! Et puis j’ai créé la « Maud Fontenoy Fondation », pour la sauvegarde des océans et la protection du littoral, en partenariat avec l’Unesco. L’idée : mieux faire comprendre les gestes écocitoyens par l’intermédiaire des enfants. J’ai le sentiment que la mer m’a envoyée sur Terre pour y délivrer un message. Et j’ai bien l’intention de m’y engager à 300%. S.A. Roc fontenoy/DR
Claudine André : du bon pour les bonobos Passionnée de la cause animale, cette primatologue a monté la première association pour préserver les bonobos, de grands singes en voie d’extinction : il n’en resterait que 20 000 à l’état sauvage. Belge d’origine mais Africaine de cœur, cette fille de vétérinaire a été élevée dans la savane, parmi les animaux. Son histoire d’amour avec les bonobos date de 1994. Vivant exclusivement au Congo et reconnu comme le dernier grand singe il y a moins d’un siècle, cette espèce est en voie de disparition. À ce jour, il n’en resterait que 20 000 à l’état sauvage ! Claudine André (à gauche) et son équipe Après avoir monté les Amis des animaux du Congo (AAC), pour venir en aide aux animaux délaissés du zoo de Kinshasa, Claudine André se prend d’affection pour un bébé bonobo. Puis elle crée tout naturellement Lola Ya Bonobo (littéralement « le paradis des bonobos ») en 2002, seul sanctuaire abritant ces primates. Ses missions : permettre à des bonobos orphelins de retrouver leur milieu naturel, éduquer la population congolaise à la protection animale, promouvoir les études éthologiques sur le bonobo et sa réintroduction. Le site a permis de reconstruire, sur 35 hectares, le milieu naturel d’habitat des bonobos, mais aussi de faire vivre quelque cent familles congolaises, en leur fournissant un travail. [25] Pourtant, bien que protégé par la convention de Washington (signée en 1973, elle réglemente le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction,ndlr), le bonobo continue d’être chassé pour sa viande. Et lorsque l’on sait que les femelles donnent naissance à un bébé tous les six ans, les jours de ces grands singes sont comptés ! Pour contrer ce désastre et braquer les projecteurs sur les braconniers, Claudine André a mis en place le comité Oka (ce qui signifie en dialecte gabonais : « avance, continue ! »), constitué de juristes, policiers, vétérinaires, journalistes et photographes, pour alerter, sensibiliser et solliciter l’opinion publique sur des actions de conservation de la biodiversité. Ensemble, ils se proposent de cibler, chaque année, un exemple précis de disparition d’espèces de faune ou de flore. Et, en ce qui concerne les primates, il y a urgence. S.A. Jean-Yves Casgha : retour vers le futur Père du festival « Sciences frontières » et de la première Web Tv sur l’environnement, ce journaliste travaille depuis vingt-quatre ans à vulgariser la recherche scientifique. Avec conviction et talent. Ses premières armes de journaliste scientifique, Jean-Yves Casgha les a faites dans l’émission des frères Bogdanoff, « Temps X », puis en tant que rédacteur en chef du magazine « Futur », sur TF1. En 1984, il décide de créer le festival « Sciences Frontières ». à Puy-Saint-Vincent (Hautes-Alpes), pour mettre en relation chercheurs et grand public. Un festival marqué de quelques coups d’éclat. « En 1985, nous avons été les premiers à parler des OGM, via leurs inventeurs. Deux ans après paraissait « Les Fins du monde », qui relatait tout le débat du festival sur les OGM, qui animent aujourd’hui les passions. » Fort du succès de sa manifestation, Jean-Yves Casgha crée une télé locale ayant pour mission de relayer les temps forts du festival. Face à la demande et sentant le vent de l’écologie tourner, il lance « Terre TV », la première Web TV consacrée à l’environnement et au développement durable. Avec ses programmes en continu et son fonctionnement intuitif, cette lucarne des générations futures offre une vraie palette de reportages, sans état d’esprit alarmiste, mais avec une réelle prise de conscience quant au monde qui nous entoure. S.A. www.terre.tv www.neoplanete.eu



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