Néoplanète n°35 jun/jui/aoû 2013
Néoplanète n°35 jun/jui/aoû 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°35 de jun/jui/aoû 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (185 x 245) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 67,8 Mo

  • Dans ce numéro : Alain Souchon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PHOTOS : GIZMO07/FLICKR - YL - FABRICE RAMBERT 13% du vin produit dans la région est biologique. savourer ALSACE UN NID D’AGRICULTEURS BIO IL A FALLU UNE SACRÉE DOSE DE VOLONTÉ ET DE TÉNACITÉ À TOUS CEUX QUI SE SONT LANCÉS DANS L’AVENTURE DU BIO EN ALSACE. EXPLICATIONS. Par Yves Leers Raymond, Anne-Marie ou même Dagobert… ils ont tous essuyé les sarcasmes de leurs voisins lorsqu’ils se sont lancés dans l’agriculture biologique il y a dix ans… voire une trentaine d’années, pour les plus visionnaires d’entre eux. QUELQUES CIGOGNES DE LA FILIÈRE Leur conviction a payé car, en France, les produits bio séduisent un nombre croissant de consommateurs, échaudés par la malbouffe et les scandales à répétition : les deux tiers des Français déclarent en effet privilégier « les denrées alimentaires respectueuses de 28/Néoplanète 35 - été 2013 l’environnement ». Encore faut-il pouvoir démêler le vrai du faux, seul l’étiquetage apportant les garanties nécessaires surtout pour les produits fabriqués chez nous (22%). À Boofzheim, dans le Bas-Rhin, l’éleveur Raymond Durr a initié, au tout début des années 1980, un projet pilote d’exploitation de méthane issu du lisier auquel personne ne croyait. Aujourd’hui, Des chiffres tout bio ! À force de répéter que la filière bio ne représente que 2% de l’agriculture française, on finit par le croire. La réalité se révèle différente, comme le prouvent ces chiffres officiels datant de fin 2012…• 4,1 milliards d’euros, voilà ce que pèse le marché alimentaire bio.• 5% de croissance, l’année dernière.• 4% de la surface agricole utile.• Un million d’hectares cultivés.• 24 000 producteurs, soit un doublement en cinq ans.• 60 000 emplois (7% de la main d’œuvre agricole).
sa ferme maîtrise toute la chaîne bio et ses produits se vendent partout dans le pays. Autre pionnier, Édouard Meckert qui dirige le Moulin des moines fondé par des cisterciens au XXIII e siècle Camille Sussmann, la fille de Jean-Christophe, un des créateurs des Paniers de Mariette. savourer à Krautwiller et spécialisé dans l’épeautre. « Nous avons connu jusqu’en 1987 une longue traversée du désert pendant laquelle nous nous sommes contentés de commercialiser de la farine bio Lemaire et d’exporter des céréales vers l’Allemagne qui avait alors dix ans d’avance sur nous. Puis ça a décollé », explique-t-il. Aujourd’hui, il emploie cent cinquante personnes et son moulin est devenu un modèle de développement durable, l’énergie consommée étant entièrement d’origine renouvelable. Producteur de céréales, de fruits et de légumes bio à Busswiller depuis 2001, Jean-Christophe Sussmanna fondé, avec dix autres agriculteurs, Les Paniers de Mariette, un réseau de distribution directe de trois cents produits bio. Traçabilité et filières courtes sont les deux recettes du succès. ELLES ONT FAIT DES PETITS Le vin bio n’est pas en reste et représente 13% du vignoble. La Cave du roi Dagobert (l’une des plus grosses coopératives d’Alsace) s’y est mise et commercialise 250 000 bouteilles par an. À Molsheim, Philippe Heitz, un viticulteur indépendant, élabore une gamme de vins respectant un cahier des charges plus strict que celui du label AB. Un peu plus loin, au pied des Vosges, à La Petite Pierre, l’hôtel La Clairière a ouvert un restaurant certifié bio, le premier en France. À Strasbourg, enfin, les cantines scolaires se fournissent en denrées bio (9 000 repas sont servis par jour grâce à Solibio, une plateforme créée par quelques producteurs). « Dans tous les cas, souligne la directrice de l’Agence bio *, Elisabeth Mercier, le biologique est devenu une composante de l’autonomie alimentaire. » * L’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique est un groupement d’intérêt qui réunit pouvoirs publics et acteurs de la filière. Piscine de luxe chauffée aux déchets ! Voici une belle innovation : le Resort Barrière de Ribeauvillé (Haut-Rhin) exploite ses déchets alimentaires en partenariat avec L’Hirondelle, une ferme voisine, et le réseau Agrivalor Énergie, pour assurer la totalité des besoins en chaleur de son établissement et de son centre de balnéo. Le procédé ? La biométhanisation, un processus naturel biologique de dégradation de la matière organique en l’absence d’oxygène. L’unité produit 4 205 000 m 3 de biogaz par an et alimente deux co-générateurs électriques. Économie d’énergie et respect de l’environnement : au final, ce sont 5 240 tonnes de CO 2 et 40% sur la facture d’électricité en moins par an. Soit 20 880 MWh d’énergies renouvelables par an, 10 000 MWh électriques, l’équivalent en besoin de 2 860 ménages, et 10 880 MWh thermiques, de quoi couvrir la consommation de 270 foyers. Jean-Michel Véry Néoplanète 35 - été 2013/29



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