Néoplanète n°35 jun/jui/aoû 2013
Néoplanète n°35 jun/jui/aoû 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°35 de jun/jui/aoû 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (185 x 245) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 67,8 Mo

  • Dans ce numéro : Alain Souchon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Ne pas jeter sur la voie publique ALAIN [35] [] P O U R C H A N G E R D’È R E GRATUIT ÉTÉ 2013 SOUCHON Et aussi : La France rétrécit• Les poêles à gratter• Les jardins qui soignent• Les plantes aimant le feu … www.neoplanete.fr NEO_035_COUV.indd 6 22/05/13 10:14 Vos chansons sont souvent des analyses très pointues de la société. Aujourd’hui, comment se porte-t-elle ? Je suis ébahi par les nouvelles qui tombent chaque jour. On vit dans un pays extraordinaire qui a pratiquement inventé l’automobile, l’aviation, le cinéma… Comme à l’époque du général de Gaulle, nous devrions avoir l’ambition d’être les premiers dans des secteurs novateurs tels que ceux de l’éolien ou des nouvelles énergies. Comme le mouvement « made in France » ? Oui, il faut se débrouiller puisque l’Europe n’existe pas. En fait, c’est un leurre, chaque État défend son bifteck. C’est une belle idée, l’Europe, mais c’est compliqué car chacun a sa propre culture, sa propre langue. Alors, il faut acheter français. Même si cela semble un peu réac, on doit tout mettre en œuvre pour que notre pays ne sombre pas complètement. Je réfléchis beaucoup à la politique – on y réfléchit tous – et je me dis que dans le fond, je suis chrétien. Certes, je ne vais pas à l’église et je ne suis pas vraiment croyant. L’important, c’est cette idée d’amour. Et s’il est difficile 12/Néoplanète 35 - été 2013 s’engager Alain SOUCHON IL EST EXACTEMENT COMME ON L’IMAGINE : TENDRE, DRÔLE, MODESTE, À LA FOIS ANCRÉ DANS SON ÉPOQUE ET EN DEHORS DU TEMPS. DEPUIS TOUJOURS, IL VIT L’ÉCOLOGIE COMME UNE SECONDE NATURE ET PORTE UN REGARD DE POÈTE SUR NOTRE SOCIÉTÉ. INTERVIEW SOUS LE CHARME… Propos recueillis par Yolaine de la Bigne d’aimer tout le monde, on peut essayer de ne pas être méchant et de prendre en compte les autres. La polémique suscitée par le départ de Depardieu en Russie vous a-t-elle mis mal à l’aise en tant qu’artiste ? Gérard Depardieu, c’est un peu un génie et les génies sont bizarres. C’est un garçon qui a une tempête dans la tête. Il a énormément souffert. Il est à la fois fou et génial. On ne peut pas juger les autres comme ça. Moi, si je paie mes impôts sans plaisir, je me dis que je participe. Certains exercent un métier pour gagner de l’argent. Plus ils en amassent, plus ils deviennent avides et à moitié dingues. Dans la musique, c’est différent. On ne chante pas pour faire fortune, mais pour plaire aux filles. À 16 ans, on s’achète une guitare pour séduire les gonzesses ! (Rire.) Dans votre album intitulé Au ras des pâquerettes sorti en 1999, vous parliez déjà du désastre écologique. Les choses ont évolué ? C’est lent mais ça bouge. Les mentalités changent. Aujourd’hui, on a conscience que notre planète est en danger. Personnellement, je fais attention au tri, à la pollution… Je suis également un peu obsédé par la propreté. Si je vois un ticket de métro par terre, je le ramasse et le jette à la poubelle. J’aime la nature, donc c’est ma nature. J’apprécie les choses simples. Par exemple, quand Laurent et moi écrivons des chansons, nous nous achetons des saucisses que nous faisons cuire au coin d’un bois. Et si un petit rayon de soleil apparaît, nous sommes les plus heureux du monde ! Vous vivez surtout à la campagne ? Non, j’aime bien le changement. J’adore Paris. Cette ville est une œuvre d’art où il est plaisant de se promener. Malheureusement, il y a trop de monde. Du coup, j’apprécie ensuite de me balader tranquillement dans une forêt. J’aime aussi la mer. Chaque année, je fais le tour de la Bretagne en voilier avec des amis d’enfance. On cabote autour de la région : les Habères, la mer d’Iroise, l’île de Molène… c’est merveilleux. Je vais également à la montagne pour crapahuter et pique-niquer. Lorsque j’écris, je dois marcher pour stimuler mon cerveau. Si je m’installe à un bureau, je m’endors. + Écoutez l’intégralité de son interview sur www.neoplanete.fr » > PHOTOS : NATHALIE GOLBERG
« Le monde change de peau. Sera-t-il laid ou bien beau ? Couvert de couleur peinture ? Ou de vert nature ? » in Le monde change de peau Néoplanète 35 - été 2013/13



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