Néoplanète n°33 fév/mar 2013
Néoplanète n°33 fév/mar 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33 de fév/mar 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (185 x 245) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 27,4 Mo

  • Dans ce numéro : Hugh Jackman.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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À LA SAINT-VALENTIN, ON OFFRE DES FLEURS, CAR CERTAINES SONT LE SYMBOLE DE L’AMOUR. MAIS SAVIEZ-VOUS QUE LES PLANTES, ELLES AUSSI, ONT UNE SEXUALITÉ ? C’EST UN CHIRURGIEN-BOTANISTE, SÉBASTIEN VAILLANT, QUI, LE PREMIER, DÉFLORA LE SUJET AU XVIII E SIÈCLE. La plante de Jean-Pierre Nicolas ILLUSTRATION : CHRISTOPHE BESSE – PHOTO : SHUTTERSTOCK ela eut lieu à Paris, dans le Jardin du roi, aujourd’hui Muséum d’histoire naturelle, où il fut pris de compassion pour un pistachier esseulé, rapporté de Chine par un autre botaniste, Joseph Pitton de Tournefort. Cet arbuste fleurissait tous les ans, mais sans jamais donner de pistaches. Notre chirurgien eut l’idée d’en cueillir une branche en fleur qu’il alla secouer sur un autre pistachier qui était, lui aussi, bien seul, ailleurs, dans la capitale. Quelques mois plus tard, de beaux fruits mûrissaient ! Il en déduisit alors que celui du Jardin du roi était un mâle, et l’autre, une femelle. L’étude de la vie sexuelle des plantes prit son origine ici. En 1717, notre médecin discourut sur l’amour chez les plantes. Il y fut question de fleurs mâles, femelles, d’hermaphrodites, d’ovaires et de testicules-étamines, qui font toujours partie du vocabulaire botanique. Mais ce n’est qu’un siècle plus tard, qu’on aura la réponse à la voie de pénétration de la semence qu’est le pollen. Pistacia veraL., le pistachier au caractère dioïque, se porte toujours bien au jardin alpin du Muséum. Certaines plantes sont dioïques, leurs fleurs sont unisexuées, mâles ou femelles, portées sur des individus différents, comme le cannabis ou le papayer. D’autres sont monoïques, leurs fleurs, mâles et femelles. C’en est ainsi pour les chênes ou le maïs. Mais elles sont en général hermaphrodites, leurs fleurs dotées des organes des deux sexes. Ne pouvant se déplacer, les plantes ne s’accouplent pas. Elles ont donc mis au point des stratégies pour transporter Anthropologue – Ethnobotaniste Président et fondateur de l’association Jardins du monde, www.jardinsdumonde.org et www.jdmmontagnes.org 8/Néoplanète 33 - février/mars 2013
Ils sortent de la faim et de la pauvreté des centaines de milliers de personnes. Ils sauvent des entreprises. Ils construisent des habitats coopératifs, écologiques et solidaires. Ils ouvrent des cliniques gratuites, des microbanques, des épiceries sans but lucratif ou des ateliers de réparation citoyens. Ils reverdissent le désert et régénèrent les écosystèmes. Ils financent des emplois ou des fermes bio. Et partout dans le monde, ils échangent sans argent des biens, des services et des savoirs, redynamisent l’économie locale ou rendent leur village autonome grâce aux énergies renouvelables. Qui sont-ils ? De simples citoyens et citoyennes. Mais ils sont les pionniers de nouveaux modes de vie, qui sont en train de transformer la planète. Bénédicte Manier, journaliste, a parcouru plusieurs pays et observé la réussite de ces révolutions silencieuses. Son livre est le premier à appréhender la dimension mondiale de ces alternatives qui foisonnent depuis trois décennies et ne cessent de se développer. Des initiatives qui n’émanent pas de groupes marginaux, mais de classes moyennes bien intégrées, aspirant à vivre dans un monde plus juste. Il s’agit là d’un mouvement inédit, mené par une société civile lucide, ayant décidé de reprendre en main les enjeux qui la concernent et qui, des États-Unis à l’Inde, du Canada à la France, de l’Argentine au Japon, fait émerger des solutions innovantes à la plupart des maux de la planète. Peu à peu, elle dessine ainsi les contours d’une société plus participative, plus solidaire, plus humaine. ISBN 979-10-209-0009-8 DÉP. LÉG. : NOV. 2012 22,90 € TTC France LES LIENS QUI LIBÈRENT le pollen vers les ovules. Le vent est un bon allié. Elles coopèrent aussi avec les insectes, et pour les séduire, tout est bon : couleurs, odeurs, saveurs et formes. Le pollen s’agglutinera sur les pattes et le dos des insectes, avant de se coller sur un pistil poisseux qui, chimiquement, sélectionnera les grains correspondant à son espèce. UNE IMAGINATION FERTILE L’imagination des plantes est sans limites et l’exhibitionnisme ne les gêne pas. Et dans ce domaine, la palme revient aux orchidées, la racine de certaines ressemblant à des testicules. Une fleur qui appartient à la famille botanique la plus importante du règne végétal, les Orchidaceae : 30 000 espèces ! Les orchidées charment, elles aussi, les insectes par la couleur et l’odeur. Grandes mystificatrices, certaines se déguisent en fleurs nectarifères. Le comble est atteint lorsque le labelle de leur corolle reproduit le corps velouté d’un insecte femelle, dégageant une odeur proche des phéromones de l’espèce. Les jeunes mâles en rut n’y résistent pas ! Les orchidées jouent sur le mimétisme pour les attirer. Secoué par la copulation, le pollen tombe sur le dos poilu du mâle. Dépité, celui-ci s’envole alors vers une autre partenaire et participe ainsi à la fécondation d’une fleur de la même variété. NOTRE COLLABORATRICE ALICE AUDOUIN PUBLIE ON ENTEND DIRE… QUE L’ÉCOLOGIE, C’EST FINI, UNE CO-ÉDITION EYROLLES-LES ÉCHOS. ELLE DÉMONTRE QUE L’ÉCOLOGIE, CONTRAIREMENT AUX RUMEURS, CE N’EST PAS FINI ! Par Yolaine de la Bigne D’où vient cette rumeur ? Alice Audouin : Des médias, essentiellement. Les journalistes aiment moins l’écologie que leurs lecteurs, ou du moins, ils s’en lassent plus rapidement. L’effet de la campagne présidentielle d’Eva Joly a également été un point de basculement, avec un doute sur les capacités fédératrices de l’écologie politique. réagir face à l’inflation des maladies dues à la pollution. Et notre envie de bien-être aussi, nous voulons un monde harmonieux, et l’écologie en est forcément un fondement. Dans chaque champ investigué – la consommation, l’énergie, Un million de révolutions tranquilles les entreprises ou la culture – il y a toujours deux mouvements contraires, l’un qui avance et l’autre qui recule. Au final, c’est bloqué. A. A. : Il ne faut pas penser en termes -:HTLAMA=^UUU^] : de score, ne pas voir 1 – 1 = 0. Certaines tendances, aujourd’hui mineures, sont inéluctables, comme l’émergence de ce que j’appelle « l’écologie d’adaptation », face à l’arrivée concrète des conséquences du réchauffement climatique, telles que la sécheresse, la montée des eaux… Cette écologie de l’adaptation sera porteuse de technologies nouvelles, biomimétiques, inspirées de la nature. Illustration de couverture : Katie Edwards/Ikon Images/Getty Images Bénédicte Manier Un million de révolutions tranquilles L L L Bénédicte Manier L L L Qu’est-ce qui permettra à l’écologie de redémarrer ? A. A. : Les événements climatiques extrêmes, en augmentation, sont un sérieux avertisseur. Comme la santé ! Nous devons Un million de révolutions tranquilles, de Bénédicte Manier, aux éditions LLL. Néoplanète 33 - février/mars 2013/9



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