Néoplanète n°33 fév/mar 2013
Néoplanète n°33 fév/mar 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33 de fév/mar 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (185 x 245) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 27,4 Mo

  • Dans ce numéro : Hugh Jackman.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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HIER, VOLEUR DE POULES, LE RENARD MÉRITAIT LE PIÈGE À MÂCHOIRE. PUIS VECTEUR DE LA RAGE, IL DEVAIT ÊTRE ÉRADIQUÉ. ON AVAIT JUSTE OUBLIÉ SON RÔLE ESSENTIEL DANS LA NATURE. La chronique d’Allain Bougrain Dubourgujourd’hui, Goupil incommode le gibier ! Pourtant, on connaît depuis longtemps son appétit pour les rongeurs. Il en mange 6 000 à 10 000 par an. Ce rôle de régulateur, indispensable, laisse l’Administration indifférente. Elle en fait, d’ailleurs, la preuve en Auvergne, malgré les nombreux appels à la raison. Pour lutter contre la multiplication des rats taupiers, ou campagnols terrestres, il a été décidé d’utiliser la bromadiolone, un redoutable anticoagulant. L’ennui, c’est que les cadavres ne laissent pas indifférents les milans royaux en quête de charognes (tout comme les sangliers que l’on a retrouvés morts après qu’ils ont ingurgité les rongeurs traités). Les pouvoirs publics avaient oublié que la nature est ainsi faite, judicieuse chaîne alimentaire. Et lorsque les rapaces, qui figurent parmi les espèces animales les plus menacées (et bénéficient d’un plan de sauvegarde), nettoient le terrain, ils s’empoisonnent à leur tour. RENARD AU PLACARD Et maître renard dans cette affaire ? Oublié, méprisé ! Lui qui aurait pu faire une régulation sanitaire reste ancré dans la liste des odieux nuisibles. On ne veut pas de lui car il pourrait s’en prendre à quelques perdreaux de l’année et autres faisans de bassecour. Pourtant, il aurait sérieusement contribué à réduire l’impact des rongeurs pour lesquels l’État débloque des budgets, espérant enrayer leur prolifération. Cherchez l’erreur ! Journaliste – Réalisateur – Président de la LPO La chronique de Marie-Christine Favé, vétérinaire ébra, la gentille chatte, a changé de comportement à la naissance de bébé, et le chien Tino grogne quand sa maîtresse reçoit son nouveau fiancé… Jalousie ? Pas si simple ! Car si un chien n’a pas les mêmes codes qu’un chat, un labrador ne fonctionne pas non plus comme un caniche. L’un détruit tout, l’autre devient apathique, le troisième s’isole. Ainsi, Zébra n’est qu’effrayée par ce drôle de petit être qui pleure souvent, ces nouvelles odeurs, ces bruits, ces objets qui entourent le nourrisson. Une fois familiarisée avec ce nouveau membre de la famille, elle retrouvera sa sérénité. Quant à Tino, il revendique juste sa place de chef de meute, qu’il occupe depuis toujours. L’attention pour un autre membre qu’il est censé dominer n’est pas cohérente avec son code de loup. Il ne fait donc qu’accomplir son travail en s’interposant entre sa maîtresse et le nouvel homme qui partage sa vie. Une fois qu’il sera rassuré, son agressivité disparaîtra. Nous sommes flattés, inconsciemment, de la jalousie de nos compagnons à quatre pattes, signe d’une relation forte et unique. Or ce n’est pas cette dernière qu’ils revendiquent mais leur place au sein de la meute familiale. En nous croyant au centre de la maison et, parfois, de l’univers, nous pensons que les animaux ont les mêmes ressentis que les nôtres et les maintenons dans leurs problématiques. Photos : D.R. - PhiliPPe Gillotte/FlickR - shutteRstock Diplômée des Écoles nationales vétérinaires – www.animots-a-mi-mots.org 46/Néoplanète 33 - février/mars 2013



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