Néoplanète n°3 avr/mai 2008
Néoplanète n°3 avr/mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de avr/mai 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 7,7 Mo

  • Dans ce numéro : Jim Carrey est fan de Néo Planète.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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[VOYAGER] Dublin, ville nouvelle dédiée au vélo Sans quelques entrepôts de brique rouge rappelant la vocation originelle des docks de Dublin, il serait bien impossible d’en imaginer le passé. Des immeubles de verre, dont l’architecture contemporaine ferait passer le quartier de La Défense pour antédiluvien, ont poussé, çà et là. Immeubles de bureaux, lofts de golden boys ayant profité de l’extraordinaire dynamisme économique de la ville, fonds européens aidant, anciennes usines transformées en ateliers d’artistes. Le long de la rivière, sur les quais et les ponts d’acier, des pistes cyclables ont été créées. De la ville contemporaine aux quartiers victoriens, le vélo est devenu roi. Les dizaines de milliers d’étudiants de la cité universitaire le préfèrent aux bus à impériale ; même les hommes d’affaires pédalent en ville, attaché-case ficelé sur le portebagages. Statue si trendy allongée sur une pierre de Merrion Square, le dandy libertin qu’était Oscar Wilde doit en rire. Le long des rues pavées, des grilles en fer forgé abritent de jolis hôtels particuliers, balcons fleuris, parcs aux arbres géants… Il fait bon flâner dans cette ville où quelques « cabs », ces taxis noirs à l’anglaise, affichent une courtoisie « so british ». Au hasard des pubs, les clients feignent une rixe, devant un [48] match de rugby télévisé. L’occasion de vider quelques chopes, d’inviter le « Frenchie » qui n’a pas à rougir des talents hexagonaux en terme de ballon ovale. S’enfuir de peur d’y laisser sa santé. Suivre le cours de la rivière Liffey, direction la mer d’Iroise. Des pentys comme en Bretagne, bordés d’hortensias. Des criques de granit où s’abritent quelques barques. Le facteur à vélo salue le cycliste étranger. Un imperméable porté quelques minutes, le temps d’une averse. Un « fish’n’chips » enfin, préféré au traditionnel « irish stew » dans un restaurant posé sur la mer avec, pour vue, quelques îlots surmontés de chapelles. La musique gaëlique, tantôt entraînante, tantôt mélancolique, vous accompagne quelques instants avant le retour vers Dublin, entre les vagues et la lande, toujours à bicyclette.
À Amsterdam, une petite reine pour chaque quidam Dans le port d’Amsterdam, il y a des marins qui chantent et… des vélos partout ! Malheur au piéton ou à l’automobiliste qui aura l’outrecuidance de ne pas respecter les pistes cyclables ! L’avertissement d’une sonnette sera suivi d’une réflexion bien trempée dans la Venise du Nord, où la bicyclette est reine. De biens jolis modèles d’ailleurs, hauts sur pattes, noirs et élégants, de vrais pur-sang. Parfaits pour traverser cette ville aux pavés parfois glissants. Comme le font les Hollandais, juchés sur deux, voire trois ou quatre roues propulsées par une chaîne, un plateau et des jambes joliment musclées. Les fleuristes charrient des plantes, les parents leurs enfants, les brocanteurs lustres, chaises ou mappemondes. Et le touriste, son plaisir, du marché aux fleurs vers les canaux de Prinsengracht, Herengracht. S’arrêtant ici ou là devant les boutiques, si jolies, où se vendent collections de brosses à dent ou de lunettes, luminaires en tout genre et de toute facture, passant devant le paradis du hamac ou une boutique de Noël délirante, ouverte 365 jours par an. Au printemps les terrasses se remplissent : celles des « cafés bruns », antiques estaminets, comme celles des « cafés blancs », lofts contemporains. Longeant les canaux bordés de somptueux hôtels particuliers, face à quelques barques sur lesquelles ont embarqué des épicuriens, champagne et gouda à la main, on part vers Jordaan, ancien quartier ouvrier devenu havre des bobos, avec ses estaminets où résonne encore le son de l’accordéon et des bandits manchots. Des dames sans âge, coiffées d’un chignon d’un blond curieux, cibiche aux lèvres. Des bicyclettes bariolées, un petit air de nostalgie… Et des ateliers d’art où s’empilent splendides chaises en plastique, tables à repasser insolites, ou lampes fluo hallucinantes. Un week-end de douce folie, d’art et de sport ! Demandez à votre hôtel de vous prêter un vélo pour retourner à la gare. En taxi, vous risqueriez fort de louper votre train. Car à Amsterdam, seule la bicyclette est reine. [49] www.neoplanete.eu



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