Néoplanète n°3 avr/mai 2008
Néoplanète n°3 avr/mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de avr/mai 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 7,7 Mo

  • Dans ce numéro : Jim Carrey est fan de Néo Planète.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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[S’ENGAGER] Jacques Rocher porte bien son nom Solidement convaincu, cet industriel atypique fait partie de ces défenseurs infatigables des droits de la nature qui souligne son attachement à la cause verte. Propos recueillis par Stéphane Aitaissa Vous incarnez à travers le groupe Yves Rocher une certaine idée du développement durable… J’ai des engagements mais surtout des convictions. Je suis évidemment très impliqué dans la marque Yves Rocher en tant que directeur du développement durable et de la prospective. Je préside également la fondation Yves Rocher- Institut de France, qui agit dans le cadre exclusif de l’environnement et du rapport de l’homme avec la nature. Grâce à cette fondation, nous avons notamment lancé le prix « Terre de Femmes » qui soutient financièrement et moralement des projets ou des associations dirigées par des femmes en faveur de la nature. Comment votre groupe agit-il concrètement pour l’environnement ? Certaines actions sont palpables, comme celle des sacs « engagés », réutilisables, moins nocifs, qui sont accompagnés d’un petit message en faveur du respect de l’environnement. Mais je m’attache aussi particulièrement à travailler l’invisible, comme le fait de cultiver 40 hectares de champs de fleurs bio ou de renforcer nos efforts concernant l’éco-conception de nos packaging. Je travaille à gerer au mieux nos contradictions. Cette vocation à respecter et à défendre la nature vient-elle de vos racines bretonnes ? Ce matin encore, je parcourais les marais de Glénac en bateau en admirant les oiseaux, la végétation, les ragondins. Et je me souviens qu’à l’âge de 8 ans, j’avais déjà le réflexe d’observer ces mêmes marais, sa flore, ses grenouilles… J’ai vécu dans un milieu naturel une grande partie de ma jeunesse. Cela crée des liens forts avec la nature et les cycles de vie. Aujourd’hui je suis citadin, mais j’éprouve toujours autant le besoin de venir me ressourcer dans ma région. Et puis se confronter à des milieux naturels très puissants permet de garder son humilité. « J’ai compris que mon bonheur passait par la nature » N’êtes-vous pas découragé par la déforestation de l’Amazonie ou choqué par la Chine qui entame d’importants travaux pour réaliser un barrage, alors que le désert continue de gagner du terrain ? Nous évoluons dans une société qui a les moyens de voir très loin grâce à une source d’intelligence et de technologie énorme, mais qui fonctionne encore sur du court terme. C’est la grande [18] complexité du monde actuel. Rien ne sert de condamner les Brésiliens par exemple, mieux vaut comprendre leur situation économique. C’est extrêmement complexe, car nous sommes dans une course à la croissance. Les pays émergents, le Brésil, la Russie, la Chine ou l’Inde ont des besoins qui les poussent à produire et à consommer. Ça n’exempte pas les Américains, les Européens ou les Japonais de réduire leurs impacts sur l’environnement. Comment sensibilisez-vous vos proches à l’environnement ? Il est inutile de miner la tête des gens et de les culpabiliser. Avant de faire prendre conscience de l’échelle des dégâts environnementaux à ma fille de 6 ans, je préfère qu’elle garde un œil émerveillé devant le spectacle qu’offrent une coccinelle, un oiseau ou la nature en général. L’homme est de plus en plus dénaturé, car il est en décalage avec les milieux naturels, il ne les vit pas. J’ai depuis longtemps compris que mon bonheur passait par la nature. Et qu’il fallait enfin lui rendre ce qu’elle nous donne. À lire : Ma terre est une femme, de Jacques Rocher. Éditions Presses de la Renaissance, 19. PATRICK WALLET/DR
Haie d’honneur pour Sylvie Monier Sylvie Monier, animatrice responsable de la mission « Haies d’Auvergne » a fait de son action un véritable sacerdoce. Ses objectifs ? Préserver, entretenir et reconstituer les haies en Auvergne. « En cinquante ans, près de 70% des haies ont disparu en France, à cause du remembrement en arbres et en haies et de la politique commune. » Intarissable, Sylvie Monier se bat depuis huit ans pour la préservation du bocage de sa région, par le biais de la mission « Haies d’Auvergne ». « Mon orientation était initialement fondée sur la plantation. J’ai retravaillé les choses en amont, en préservant d’une part, en replantant puis en sensibilisant d’autre part. » En véritable passionnée, Sylvie Monier vante pêle-mêle les multiples rôles environnementaux des haies : effet brise-vent pour abriter les troupeaux et les cultures, préservation des ressources en eau, source de biodiversité, refuge pour les oiseaux… Vaines sollicitations L’action de Sylvie a notamment été remarquée par la Fondation Yves Rocher, qui lui a décerné récemment le premier prix de son trophée « Terre de femmes ». Pour autant, les élus semblent rester sourds au combat mené par la jeune femme et ceux qui, comme elle, souhaitent préserver ce type de [19] végétation. « On lance des actions sur le plan national pour tenter d’intervenir auprès des ministères et des politiques concernés. Sans réponse... » Oubliés des politiques agricoles et publiques en général, les « arbres hors forêts » souffrent d’un déficit d’image. « Le bocage est considéré comme banal, et fait songer à trois frênes qui poussent entre deux cours d’eau ou à une aubépine qui s’implante entre deux clôtures », regrette Sylvie Monier. « Un élu choisira plutôt de goudronner une route que de replanter des haies. Notre travail consiste donc aussi à faire évoluer les mentalités et ce n’est pas la moindre des missions. » S.A. Pour en savoir plus : Association française arbres et haies champêtres (www.afahc.com). Mission Haies d’Auvergne : Tél. : 04 71 60 24 95 moniersylvie@hotmail.com Véronique Jannot : de l’eau en barre ! Marraine de l’opération « 1 litre acheté = 10 litres puisés au Sahel », la comédienne s’engage à nouveau pour la cause humanitaire. Déjà impliquée dans la cause tibétaine, Véronique Jannot s’est trouvé un nouveau cheval de bataille en parrainant le programme d’accès à l’eau potable au Niger, partenariat mené conjointement par l’Unicef et Volvic. Dans l’un des pays les plus pauvres de la planète, « l’accès à l’eau salubre et à l’assainissement est une préoccupation quotidienne de la population locale », souligne la comédienne. Son engagement au sein de cette action lui semblait donc essentiel. « La majorité des habitants n’ont souvent qu’une seule source d’eau, provenant de puits simples, du fleuve du Niger ou des mares. Acheter de l’eau chez nous pour favoriser la construction de puits dans les pays qui en ont besoin est une belle symbolique. Aujourd’hui, nous sommes encore en position d’aider les gens à aller puiser de l’eau dans leurs sous-sols. Mais demain, où ira-t-on la chercher ? Elle sera polluée et de plus en plus rare. » S.A. www.neoplanete.eu



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