Néoplanète n°20 avril 2011
Néoplanète n°20 avril 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°20 de avril 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 26,2 Mo

  • Dans ce numéro : Francis Cabrel, on l'aime à mourir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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[PARTICIPER] ZESTS illustration : christophe besse L’HUMEUR DE CHRISTOPHE BESSE « Les experts prétendent que, si l’on continue à avaler 2 tonnes chacun de feuillage par jour, les ressources vont s’épuiser et que l’on va finir par disparaître… Vraiment n’importe quoi ! » « S’il fallait un jour que les forêts disparaissent, l’homme n’aurait plus que son arbre généalogique pour pleurer. » Convenons-en, le Conseil économique et social n’a guère brillé par son dynamisme. La faute à la presse qui n’aurait pas su valoriser un travail ne déméritant pas ? Certains le pensent. Ajoutons que le CES fut longtemps considéré comme un nid douillet pour des copains en mal d’existence. Et l’on admettra que la troisième chambre de France méritait d’être revisitée. C’est le Grenelle de l’environnement qui a déclenché sa métamorphose. En ajoutant un pilier environnemental à cette assemblée (désormais appelée CESE), l’État propose un nouveau souffle aux conseillers chargés de représenter la société dans sa diversité. Qu’en est-il quelques mois après sa transformation ? La Section de l’environnement (une trentaine de membres) s’est très vite mise à plancher. Trois autosaisines sont déjà dans les tuyaux. L’une porte sur la sécurité des plates-formes pétrolières, l’autre Néoplanète 20 - avril 2011 Albert Einstein LA CHRONIQUE D’ALLAIN BOUGRAIN DUBOURG N’AVOIR DE « CESE » QUE D’AVANCER sur le statut de l’animal dans le code civil et la dernière sur la transition énergétique. Dans le même temps, à la demande du Premier ministre, elle engageait des travaux pour identifier les moyens d’action que la France doit mettre en œuvre pour tenir les engagements pris à Nagoya, au Japon, sur la biodiversité. Il faudra encore plusieurs mois pour émettre des recommandations capables d’enrichir la gouvernance. Reste à savoir ce qu’il adviendra de toutes ces études souvent très techniques : soit elles resteront dans les tiroirs, comme c’est trop souvent le cas, avec une multitude de rapports ; soit elles feront véritablement office de levier. En attendant, tous ceux qui s’investissent dans la Section de l’environnement n’ont pas l’intention de remplir une mission sans lendemain. [4] Allain Bougrain Dubourg Journaliste - Réalisateur - Président de la LPO
LA CHRONIQUE ÉCO-SANTÉ DE SANDRINE SEGOVIA-KUENY L’HOMME, L’ARBRE ET LA PUNAISE Embellir la ville, en y introduisant la nature et les arbres, est essentiel pour créer des îlots de fraîcheur, absorber l’eau des pluies et produire de l’oxygène. Mais il faut auparavant analyser l’écosystème, subtil équilibre entre les espèces végétales et animales, le climat, la nature du sol et, bien entendu, l’homme. L’éco-santé urbaine prend en compte l’ensemble de ces facteurs pour évaluer les aspects négatifs et positifs pour la santé de l’homme en ville. Vivre dans un endroit beau rend beau ! Cela incite au respect des lois de la société et participe au bien-être et à la bonne santé. Les études montrent que les malades vivant dans une pièce sans ouverture sur la nature cicatrisent moins bien. Car le béton, ce n’est pas bon pour le moral ! Au Brésil, trois facteurs ont servi de déclencheur à la maladie de Chagas, responsable de 13 000 morts chaque année selon l’OMS, transmise par des réduves, sortes de punaises. Le premier, c’est l’homme. Face à l’accroissement de la population et la ruée vers les villes, l’urbanisation a gagné de nouveaux territoires sur la savane. Les populations les plus précaires se sont installées le long des routes, dans des conditions d’hygiène inexistantes, laissant les vecteurs de maladie, comme les insectes, côtoyer étroitement les animaux domestiques. Le deuxième, ce sont les palmiers. L’introduction de ces arbres dans les villes pour leur beauté, l’ombre, mais aussi la production d’huile de palme, la moins chère du marché et la moins bonne pour la santé, est néfaste. Car dans les palmiers vivent des punaises qui ont posé leur valises en ville. Institution of Mechanical Engineers [5] ZESTS [PARTICIPER] Le troisième, ce sont les punaises. Elles vivaient heureuses dans la savane, à l’écart des hommes. Mais ces derniers ont envahi leur territoire, accompagnés d’animaux domestiques, créant un lien idéal pour la transmission des maladies. Mon tout est la maladie de Chagas. Elle est apparue en ville, tout particulièrement chez les populations les plus précaires et ayant le moins accès aux soins. La morale de l’histoire ? L’homme peut être parfois un « loup » pour l’homme en contribuant à aggraver l’état de santé de sa population et à augmenter la mortalité par l’absence d’une réflexion globale sur les écosystèmes. Une réflexion à ne pas oublier quand on introduit des arbres dans les villes, ce qui est formidable pour le bien-être des citadins et des oiseaux, à condition d’avoir une vue écosystémique des interactions entre l’homme et la nature. Dr. Sandrine Segovia-Kueny, Présidente de l’Association santé environnement Île de France. COMPENSATION CARBONE BRANCHÉE Pour vos compensations carbone, si vous parrainiez un arbre… artificiel ? Des ingénieurs britanniques de l’Institution of Mechanical Engineers ont inventé des capteurs capables de filtrer le dioxyde de carbone. Ces appareils le transforment ensuite pour qu’il puisse être recueilli et stocké. Selon les estimations de cet institut, 100 000 de ces arbres suffiraient à absorber les émissions émises par le transport, le logement et l’industrie légère en Grande-Bretagne. À l’échelle de la planète, il faudrait en fabriquer 5 millions. DR hanneorla Néoplanète 20 - avril 2011



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