Néoplanète n°2 fév/mar 2008
Néoplanète n°2 fév/mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de fév/mar 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (199 x 269) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : Victoria Abril se découvre d'un fil.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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[PARTICIPER]ZESTS Dans la famille gaz à effet de serre, on trouve le dioxyde de carbone (CO 2) bien sûr, mais aussi la vapeur d’eau, le méthane, l’oxyde nitreux, les CFC, et autres HFC… par Vincent Rondreux Gaz à effet de serre : il n’y a pas que le CO 2 Quand on parle de gaz à effet de serre, on évoque essentiellement, voire uniquement le CO 2, alias dioxyde de carbone ou encore gaz carbonique. Deuxième sur la liste des contributeurs à l’effet de serre, il est aussi le principal de sa catégorie qui soit émis par l’homme. Autre particularité du CO 2 : en volume, il est le plus important des gaz à effet de serre persistants. Sa durée de vie va ainsi de quelques dizaines d’années à plusieurs milliers d’années. La vapeur d’eau (H 2 O), quant à elle, contribue le plus à l’effet de serre (pour moitié environ). Mais, contrairement au CO 2, elle ne reste pas longtemps dans l’air (puisqu’elle se transforme en pluie ou en neige). Il existe deux autres gaz « longue durée », Bon à savoir Qu’est-ce qu’un gaz à effet de serre ? Un gaz à effet de serre est un composé capable, même à petite dose, de retenir à la surface de la Terre une partie de la chaleur envoyée par le Soleil - des infrarouges -, à la manière d’une serre ou d’une cabine téléphonique. Les gaz dont les émissions ont sérieusement augmenté depuis plus de deux siècles, comme le montrent les travaux du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC). Il s’agit d’abord du méthane (CH 4), naturellement présent via la décomposition dans les zones humides (élevage, rizières, exploitation des énergies fossiles, ordures ménagères, combustions, compostage) ; sa durée de vie atmosphérique est estimée à 12 ans. Vient ensuite l’oxyde nitreux, ou protoxyde d’azote (NO 2). Traditionnellement émis par l’activité microbienne des sols, sa durée de vie atmosphérique est estimée à 114 ans. L’homme en rajoute avec les engrais azotés, les déjections animales, les qui ont ce pouvoir sont ceux qui ont au moins trois atomes : CO 2 (3 atomes, 1 carbone et 2 oxygène), CH 4 (5 atomes, 1 carbone et 4 hydrogène), NO 2 (3 atomes, 1 azote et 2 oxygène), etc. C’est pour cela que l’oxygène, par exemple (O 2, 2 atomes), n’est pas un gaz à effet de serre, bien qu’il soit très présent dans l’atmosphère.. [] énergies fossiles… A quantité égale, ces deux gaz sont respectivement 21 fois et 310 fois plus « réchauffants » que le CO 2 ! Des dizaines de substances industrielles « chauffantes » L’homme a aussi inventé de nouveaux gaz à effet de serre : les halocarbures, qui sont des dérivés du brome, du chlore, ou encore du fluor. Il s’agit en particulier des célèbres CFC et HCFC (comme le fréon, progressivement interdit pour un autre méfait : la dégradation de l’ozone dans la haute atmosphère), mais aussi des HFC, leurs remplaçants, des PFC, SF6… Les tableaux du rapport 2007 du GIEC recensent des dizaines de ces substances industrielles. Certaines ont une longévité exceptionnelle : jusqu’à 50 000 ans pour le PFC-14 ou tétrafluorométhane, utilisé dans la fabrication de semi-conducteurs pour l’électronique ! D’autres se caractérisent par un pouvoir de réchauffement étonnant : jusqu’à 23 900 fois le potentiel christophe besse
du CO 2 pour le SF 6, par exemple. L’ozone, O 3 est un autre gaz participant directement à l’effet de serre. S’il nous protége des rayons UV du soleil quand il est dans la haute atmosphère, il possède un pouvoir réchauffant près du sol. Cet ozone troposphérique naît par réaction chimique à partir de diverses émissions (monoxyde de carbone, oxydes d’azote…), notamment lorsqu’il fait chaud. Son action est plutôt locale, éventuellement forte, mais heureusement avec une durée de vie courte. Les sites Internet pour en savoir plus : - Groupement intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat -GIEC) : www.ipcc.ch - Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique) : www.citepa.org Les ouvrages : « L’Effet de serre », d’Hervé Le Treut et Jean-Marc Jancovici, éditions Flammarion (2004). « Le Climat : jeu dangereux », de Jean Jouzel et Anne Debroise, éditions Dunod, (2004). Où trouve-t-on des halocarbures ? Les halocarbures sont présents dans bon nombre d’éléments de notre vie quotienne. On les trouve ainsi dans la fabrication d’aluminium, dans l’industrie du magnésium, la fabrication de composants électroniques (par exemple, pour les ordinateurs), ainsi que dans des systèmes de production de froid et climatisation. Ils sont aussi présents dans des solvants, des bombes aérosols et extincteurs, des mousses isolantes, des équipements électriques haute tension, dans certains doublevitrages, et même dans certaines chaussures de sport ! Sublimes glaciers De l’Alaska à la Patagonie, des Alpes à l’Himalaya… Un fabuleux voyage pour découvrir les majestueux glaciers de la planète dont l’avenir reste une interrogation face au bouleversement climatique, au travers de superbes photographies, étayées par des textes simples et clairs. « Glaciers, forces et fragilités », de Patrick Wagnon, Christian Vincent, Delphine Six et Bernard Francou, éditions Glénat (39 €). Océans sous surveillance Auscultés par les satellites, les océans sont également truffés des 3 000 flotteurs du programme international Argo, qui étudient en permanence l’eau : température, salinité, courant…. Pour effectuer leurs mesures, ils plongent jusqu’à 2 000 mètres tous les 10 jours pendant 4 ans. 100 000 plongées sont prévues chaque année. Les données sont recueillies dans deux centres, l’un aux Etats-Unis, l’autre en France, au centre Coriolis de Brest. L’objectif : mieux connaître les interactions entre le climat et les océans (stockage de chaleur, montée des eaux, processus de formation des courants profonds, transfert de chaleur et d’eau sous les ouragans…). 800 nouveaux flotteurs doivent être déployés chaque année. Coût annuel d’Argo : 20 millions d’euros. www.argo.net. [] www.neoplanete.eu



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