Néoplanète n°2 fév/mar 2008
Néoplanète n°2 fév/mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de fév/mar 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (199 x 269) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : Victoria Abril se découvre d'un fil.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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[S’ENGAGER] Vous êtes très sensible aux problèmes que l’on rencontre dans les ports actuellement… Oui, je m’inquiète de l’exploitation commerciale des ports par les gestionnaires. Je constate qu’il y a de moins en moins de liberté sur la mer. Récemment, je me suis mis à l’ancre dans le port d’Arradon, mon village natal, et aussitôt un bateau est venu me dire de partir parce que j’étais dans la concession de la Sagemor, le gestionnaire du port. Fin octobre, j’ai participé à Eco Nav 2007, une opération organisée par la ville de Douarnenez pour une navigation plus écologique et une gestion durable des ports, en luttant notamment contre la surpuissance des bateaux ou le non-respect des règles environnementales par les cargos. Un prochain rendez-vous est fixé en juin prochain. Pour ma part, j’espère y aller à la voile. Vous menez énormément de combats, tant sur le plan national que sur le plan international. Comment faites-vous le lien entre ces actions ? Je me définis comme un citoyen du monde régionaliste. Je veux rester constamment attentif aux problèmes de justice et de solidarité. Mais il est plus facile d’influencer des affaires Eugène riguidel, dans le courant Il y a une trentaine d’années, Eugène Riguidel défiait Eric Tabarly. Aujourd’hui, il navigue vers des causes justes à défendre, poussé par une insatiable soif de liberté, d’égalité et de fraternité. Par Vincent Rondreux au plan local qu’au plan national ou international. D’où mes combats locaux. Je suis prêt à m’engager pour une cause dès qu’elle me semble juste. Je ne peux pas faire autrement. Je dirais même que c’est la moindre des choses. Il faut faire attention au sillage qu’on laisse sur Terre. Plus je vieillis et plus je me demande : « Si je ne fais pas ça, alors à quoi je sers ? » et « qui le fera ? ». Par quel cheminement êtes-vous devenu ce citoyen du monde ? Plus jeune, avec mon frère Jean- Pierre et un copain, on parlait d’îles désertes qu’on équiperait en moulins à vent et à eau. Ensuite, j’ai connu un grand moment, en 1968, lors d’une conférence du scientifique Jean Rostand ; il parlait de la notion de citoyens du monde. La solidarité devrait transcender l’esprit humain pour projeter l’homme dans l’action bénéfique. Pourquoi ne pas réfléchir à un service public mondial, pour répondre aux besoins de tous les habitants de la planète. Si les égoïsmes perdurent, on finira par faire la guerre pour le pétrole, la guerre pour l’eau, la guerre pour l’air… Concernant nos vies personnelles, je crois en l’autosuffisance locale et en l’autonomie individuelle. Je n’utilise par exemple plus de piles dans les [16] torches, mais des lampes solaires ou à recharge mécanique. Je fais également mon pain. Sur le plan psychologique, c’est incroyable ce que l’action de produire soi-même un peu de son alimentation ou de son énergie, change notre relation aux choses. Pour l’avenir, faites-vous partie des optimistes ou des pessimistes ? Je suis ultra pessimiste… mais pas désespéré. Le fait d’agir, même un petit peu, même parcimonieusement, évite de sombrer dans le désespoir. La seule solution pour s’en sortir, c’est l’action, à sa mesure, et une réflexion démocratique avec son entourage. [B.A.] Militant dans l’âme, Eugène Riguidel combat aux côtés de nombreuses associations : • Menhirs libres, association bretonne qui défend ces œuvres néolithiques.• L’école associative Diwan, pour la sauvegarde la langue et de la culture bretonne.• Golfe-Clair, qui défend l’environnement dans le Morbihan, et le Peuple des dunes, qui se bat contre l’exploitation du sable marin.• Greenpeace, Sortir du nucléaire et les Faucheurs volontaires d’O.G.M. nicole lamourec
lionel gédébé Dissident écolo au pays des Soviets Pasko lutte contre les abus de l’ère Poutine. Par S. Aitaissa Dur d’être journaliste et militant écologique en Russie. Grigori Pasko en a fait les frais en passant quatre années en prison, entre 1997 et 2003, pour avoir filmé clandestinement le largage de déchets nucléaires d’un tanker russe en mer du Japon. Récemment nommé Un Z comme Zara Du X à l’écologie. Ancienne star de films pour adultes, Zara Whites milite aujourd’hui activement pour la défense des animaux, prône le végétarisme et anime son propre blog. Un virage à 180 degrés que cette Hollandaise d’origine explique simplement : « Au départ, l’écologie me paraissait lointaine. Je m’intéressais aux actions menées par des personnalités comme Sting pour la protection de l’Amazonie par exemple, mais sans aller plus loin ». La lecture d’un livre, « Les Dernières Heures du soleil ancestral », de Tom Hartmann, va réveiller sa conscience écolo : « Cet ouvrage combine spiritualité et écologie. Il met en exergue le fait que la séparation entre les hommes et la nature est la source de tous nos maux ». Le déclic se produit. Dès lors, Zara se met au vert. Elle trie ses déchets, préfère la marche et le vélo à la voiture, ne mange que du bio, remplace les essuie-tout par des torchons, achète des couches lavables et devient végétarienne. « Je n’ai pas arrêté de manger de la viande par plaisir, mais uniquement par rapport à la souffrance animale. Et puis, ne plus être carnivore est aussi un moyen d’agir contre la faim dans le monde. Les céréales utilisées pour les élevages pourraient pallier les problèmes de sous-nutrition dans les pays pauvres. » Une mise à nu des mentalités C’est en surfant sur les différents blogs végétariens que lui vient l’idée d’utiliser son image : « On gagne encore de l’argent avec mon nom, sauf moi, alors autant l’utiliser pour une cause noble, qui me tient à cœur ». Son blog recense jusqu’à 5 000 pages correspondant de Reporters sans Frontières en Russie, cet ancien officier travaille comme reporter sur le blog (très hostile au Kremlin, dit-on) de l’avocat Robert Amsterdam (www.robertamsterdam.com). Il sillonne depuis les villages russes, situés sur les tracés gaziers et pétroliers, et suit notamment le parcours du futur gazoduc reliant son [17] vues par jour, entre actions diverses, sujets d’actualité, vidéos écolo rigolotes ou photos trash d’animaux torturés. « Je veux, à ma manière, sensibiliser les gens face à la souffrance animale, aux dangers du nucléaire, des O.G.M., etc. L’idée étant d’attirer un maximum de gens pour susciter leur curiosité et leur intérêt. » Militante convaincue, Zara ne s’arrête pas à la toile. Elle n’hésite pas à se mettre à nu, mais cette fois pour la bonne cause. On l’a vue dévêtue, enduite de sang artificiel et enveloppée dans du Cellophane, à l’occasion d’une action de lutte contre les élevages industriels et les abattoirs, menée par Peta (Pour un traitement éthique des animaux). Fervente anti-fourrure, Zara se bat aussi contre la chasse, la corrida et soutient les cosmétiques qui ne pratiquent aucun test sur les animaux. Son engagement flirte parfois avec un discours politique, mais toujours appuyé d’arguments « Même si les mentalités changent, il reste encore beaucoup de choses à faire en France. Il faudrait notamment développer les éoliennes et arrêter le nucléaire. D’autres pays l’ont compris : ils ont arrêté de produire chez eux de l’énergie avec le nucléaire et l’achètent ici. » Alors, à quand une carrière politique ? « Je suis déjà engagée au sein du parti « La France en Action », qui est très sensible à la cause animale. J’anime leur blog et soutiens leurs actions. Mais la politique ne m’intéresse pas en tant que telle, même si les associations en ont besoin pour grandir. C’est une frontière infime que je ne souhaite pas franchir. » www.zara-ecolo.over-blog.com pays à l’Allemagne. En affirmant que la société Gazprom, partenaire du projet, s’attache aux problèmes environnementaux pour une simple question d’image à l’international, Pasko évoque la santé de la mer Baltique qui, selon lui, sera en danger en cas de non-respect des normes écologiques. Ex-porno star, Zara Whites est aujourd’hui une fervente militante de l’écologie et de la cause animale. Rencontre avec une pasionaria de l’action citoyenne. Par Stéphane Aitaissa www.neoplanete.eu



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