Néoplanète n°19 mars 2011
Néoplanète n°19 mars 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de mars 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 9,4 Mo

  • Dans ce numéro : spécial papier.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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SAEED KHAN AFP MALAISIE/ANNE-EMMANUELLE THION [S’ENGAGER] Le plastique, c’est pas chic On le trouve partout. Pollueur des mers et des terres, le plastique est devenu l’ennemi public numéro un en quelques années. Mais des actions se mettent en place pour contrer son invasion, notamment grâce à deux lauréates du prix Terre de femme 2011. Par Delphine Rabasté 7 769 kilos par seconde. 245 milliards de kilos. C’est la quantité de plastique produite dans le monde en 2008 ! Accueilli en héros lors de son apparition, parce qu’il améliorait l’hygiène et permettait de conserver les aliments, le plastique est désormais pointé du doigt. Et pour cause, il s’amoncèle dans les décharges et se dégrade mal. Il peut rester jusqu’à quatre cents ans dans la nature ! Deux composants sont pris pour cible : les phtalates - pour le rendre plus souple - et le bisphénol A (BPA) - pour le rendre plus dur. Parmi les effets secondaires des phtalates, une mortalité et des malformations fœtales ou encore une baisse de la fertilité. Dans les pays industrialisés, on estime ainsi qu’un homme produit deux fois moins de spermatozoïdes que son grand-père au même âge. Quant au bisphénol A, capable de mimer l’effet des hormones féminines, il est soupçonné d’augmenter les risques de puberté précoce, de cancer de la prostate ou du sein et d’anomalies de reproduction. CHAQUE HEURE 675 TONNES D’ORDURES SONT JETÉES DANS LA MER Le plastique envahit aussi les mers. « Oceana, l’organisation de protection des océans, estime que l’on jette environ 675 tonnes d’ordures dans la mer toutes les heures. NÉOPLANÈTE 19 - MARS 2011 La moitié d’entre elles sont constituées de plastique », expliquent Werner Boote et Gerhard Pretting. Une étude menée en 2010 par l’expédition Med (Méditerranée en danger) a démontré que 250 milliards de micro-plastiques flottent en Méditerranée, tuant oiseaux, tortues et autres mammifères qui les avalent. Pour réveiller les consciences, plusieurs Collecter ou recycler, Charlotte Fredouille (à gauche) et Faiza Hajji (à droite) luttent chacune à leur façon contre la pollution plastique. acteurs se mobilisent. En remettant le prix Terre de Femmes, Jacques Rocher, président de la fondation Yves Rocher, récompense des femmes éco-citoyennes qui agissent pour l’environnement. Cette année, deux lauréates luttent contre l’invasion des plastiques : Charlotte Fredouille et Faiza Hajji. BALI, SES PLAGES ET SES DÉTRITUS En 2008, la première part à Bali et a un coup de cœur. Mais horreur : derrière [8] l’image de carte postale, Charlotte Fredouille découvre des plastiques partout : sur les plages, les rivières, dans les villages. Devenue bénévole pour l’association Peduli Alam, elle crée un réseau de poubelles publiques et individuelles. Aujourd’hui, elle souhaite installer plus de bacs de collecte, sensibiliser la population et mettre en place un centre de tri et de revalorisation des déchets. Au Maroc, c’est Faiza Hajji, ancienne consultante en télécommunications, qui s’investit dans son association, Docteur Fatiha. Son combat : aider les femmes précaires en leur apprenant à ramasser les plastiques pour les transformer en jolis sacs à main qu’elles vendront ensuite. Et dans nos pays industrialisés ? L’interdiction d’utiliser des sacs plastique classiques vient d’être repoussée au 31 décembre 2013 et la taxe de 10 euros par kilo attribuée à ces plastiques ne sera appliquée qu’à partir de 2014. Quant aux plastiques biodégradables, fabriqués à base d’amidon de maïs et d’huiles diverses, ils existent, mais restent chers (8 à 9 cents contre 5 pour un sac « normal »). Bref, l’affaire du plastique n’est pas encore dans le sac ! À lire : Plastic Planet, la face cachée des matières synthétiques, de Werner Boote et Gerhard Pretting, Actes Sud. DIANE GROVES - SXC.HU
L’INTÉGRALITÉ DE L’INTERVIEW SUR LA WEB RADIO NEOPLANETE.FR RUBRIQUE V.I.P la sortie d’HEC, je suis partie un À an travailler bénévolement dans un quartier très défavorisé de Santiago du Chili, raconte-t-elle. J’ai vécu la réalité de l’extrême pauvreté et vu aussi des éléments de solutions, notamment grâce au micro-crédit ». De retour en France, la jeune femme passe plusieurs années en entreprise, notamment chez Philips, avant de lancer en 2003, à HEC, un master dédié au développement durable. « Nous cherchons à former des gens qui soient capables de faire changer les règles du jeu et les pratiques en profondeur, explique-t-elle. L’idée est de montrer que les entreprises ont un rôle clé à jouer en apportant de la valeur économique, mais aussi un bien-être sociétal et environnemental. L’enjeu pour HEC est d’intégrer plus généralement le développement durable dans tous les cursus. » Une formation d’une année pour apprendre, entre autres, les grands enjeux macro du DD en matières de géopolitique, d’humanitaire et d’environnement. Via aussi des stages et des missions de conseils. Fin 2008, HEC a également inauguré une chaire « social business, entreprises et pauvreté ». Les débouchés ? « Certains diplômés occupent des fonctions classiques pour intégrer le développent durable dans tous les secteurs de l’entreprise. Le nerf de la guerre, c’est le service des achats, avec le choix des fournisseurs. C’est un levier très puissant de changements. [15] [S’ENGAGER] Bénédicte Faivre-Tavignot : HEC intégre le DD Après une immersion dans les quartiers pauvres d’Amérique latine, Bénédicte Faivre-Tavignot initie un master « développement durable » au sein d’HEC. Volonté affichée de faire bouger les lignes en entreprises. Par Fabienne Broucaret D’autres s’orientent dans des domaines plus spécialisés, de l’eau à la finance carbone en passant par les ONG et les entreprises d’insertion. » NÉOPLANÈTE 19 - MARS 2011 BIAIS JEAN MARC HEC PARIS



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