Néoplanète n°19 mars 2011
Néoplanète n°19 mars 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de mars 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 9,4 Mo

  • Dans ce numéro : spécial papier.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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MICHAEL FAES/WWW.SXC.HU ÉCOUTEZ LA WEB RADIO NEOPLANETE.FR ET RETROUVEZ DEUX FOIS PAR MOIS « LA VILLE DE DEMAIN » AVEC GDF SUEZ Un seul chiffre suffirait à clore le débat avant même de l’ouvrir : l’eau « municipale » coûte en moyenne 100 fois moins cher que l’eau en bouteille (de 40 à 240 fois exactement). Eau en bouteille qui, par ailleurs, émet 1000 fois plus de dioxyde de carbone que celle du robinet (en raison des transports, de la fabrication et du recyclage des bouteilles) ! Qu’est ce qui justifie une telle différence ? Pas grand-chose en fait. Certes, les eaux minérales en bouteille ont des qualités propres en terme de goût ou d’apports en sels minéraux et oligo-éléments, mais de là à payer 100 fois plus ! Et pourtant, en France, environ 6 milliards de bouteilles d’eau en plastique sont écoulées chaque année. Le transport des bouteilles (verre ou plastique) est le premier poste pour le fret de la SNCF ! DES CONTRÔLES STRICTS Sur la potabilité, les critères sont tout à fait comparables entre l’eau en bouteille et l’eau du robinet. Celle-ci doit respecter 54 critères pour être déclarée potable. Plus de 300 000 contrôles sont effectués chaque année par les producteurs, publics ou privés, et les Agences régionales de la santé. Les municipalités ont l’obligation d’afficher leurs résultats (*). En France, l’eau est [10] EN PARTENARIAT LA VILLE DE DEMAIN L’eau qui coule de source ? La gestion de l’eau sera l’un des problèmes du siècle prochain, car le stress hydrique est déjà une réalité. En ville, le meilleur tuyau reste bien de se brancher jusqu’au robinet, celui qui distribue le précieux liquide à domicile. Par Jean-Louis Caffier potable à 98%. Les 2% restant correspondent, dans la plupart des cas, à des problèmes ponctuels liés souvent à des pollutions ou des sécheresses et qui aboutissent à des restrictions temporaires. AVEC INTERDIRE OU SÉDUIRE ? Cette eau, issue de différentes origines en fonction des régions (nappes, sources, rivières), est systématiquement traitée avant d’être distribuée. Elle contient, comme l’eau en bouteille, des sels minéraux (calcium, sodium, potassium) et des oligo-éléments (iode, fluor, chlore), indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. En revanche, « on n’arrive pas à se débarrasser des résidus de produits pharmaceutiques. Il y a beaucoup de molécules, mais en faible concentration. Cela dit, il faut effectuer plus de recherches », reconnaît Pierre Chantrel, le directeur adjoint de l’Office international de l’eau. En 2006, 46% des Franciliens buvaient de l’eau du robinet au moins une fois par jour. En 2010, ils étaient 57%. Une progression spectaculaire aux nombreuses motivations. D’abord les économies, ensuite la confiance grandissante, et enfin la préservation de l’environnement. Et certaines villes favorisent l’eau du robinet comme Besançon qui, en 2006, a donné un nom à son eau, « la Bisontine ». Cette campagne de labellisation s’est accompagnée de distribution de carafes avec visuel adapté dans les cantines et les restaurants. D’un geste un peu honteux, (consommer robinet), on est passé à un acte citoyen, teinté de fierté locale. En 2008, la ville a créé sa « Bisontine pétillante » avec une société spécialisée et en collaboration avec un centre d’aide par le travail ! Depuis septembre 2009, les douze crèches de la ville utilisent la « Bisontine » dans tous les biberons ! Aux États-Unis, les méthodes sont plus brutales : une centaine de villes comme San Francisco, Chicago, Miami ou Seattle ont carrément interdit l’eau en bouteille en plastique ! Boire avec plaisir ou interdire, le mieux serait de laisser chacun choisir ! (*) à lire sur : www.eaupotable.santé.gouv.fr
DAVIDE GUGLIELMO - SXC.HU LE MAG DE L’ENVIRONNEMENT SPÉCIAL PAPIER SOMMAIRE IMPRESSION EFFECTUÉE GRACIEUSEMENT PAR LE GRAIC (GROUPEMENT RÉGIONAL DES IMPRIMEURS DU CENTRE) ET PAR LE PÔLE DE PRODUCTIVITÉ GRAPHIQUE O PLURIEL. CAHIER SPÉCIAL IMPRIMÉ SUR DU PAPIER VERTARIS, « VERTALUX MAT » 80G.



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