Néoplanète n°16 novembre 2010
Néoplanète n°16 novembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 33,1 Mo

  • Dans ce numéro : l'épanouissement durable avec Anne Roumanoff.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
[PARTICIPER'IPARTICIPERI ZESTS lESTSC.) Parce que l'entreprise est un lieu où s'expriment les douleurs contemporaines, experts et coachs proposent des formules pour détendre l'atmosphère et les nerfs des salariés. Thierry Sollier dispense des séances de taï-chi pour éviter les chinoiseries au bureau et faire « le serpent qui rampe » » ou « « le simple fouet ». Propos recueillis parYolaine de la Bigne Un quart des arrêts de travail de 2 à 4 mois est dû à des problè- problèmes psychosociaux, au premier rang desquels on trouve le le stress. Avec ses conséquences bien connues : irrita­ irrita- bilité, dégradation du rapport aux autres, manque d'écoute, perte de concentra- concentration et manque de productivité pour les entreprises. Du coup, on se bourre de médicaments : les Français se situent au premier rang en Europe, et au deuxième dans le monde, pour la consommation de médicaments, de tranquillisants, tranquillisants, d'antidé­ d'antidé- presseurs et de remèdes à l'hypertension. Thierry Sollier va dans les entreprises pour réapprendre aux salariés à respirer, se concentrer, prendre conscience de son corps, s'étirer pour chasser les raideurs du corps et de la tête. Pourquoi choisir une discipline chinoise ? ? Parce que la médecine chinoise explique très bien les conséquences du stress par leYin et leYang. Pour les Chinois, la com­ com- binaison de ces deux énergies primaires génère l'énergie (le Qi) qui circule dans le corps le long des méridiens et que l'on retrouve en acupuncture. Le Yin re- représente le calme, l'intériorité, le bas du corps ; le Yang, l'activité, le le rapport aux autres, le mental et le haut du corps. Or, la (6 (161 caractéristique principale de nos sociétés est de survaloriser l'activité, le mouve- mouvement, le mental et de dévaloriser le repos, l'intériorité, le silence. Une société « trop Yang » valorise le paraître au détriment de l'être. Avec un trop plein d'énergie dans le haut du corps qui génère les dou­ dou- leurs du stress. Que l'on peut soulager grâce au Qi Gong et au taï-chi. takhi. Des disciplines très anciennes pourtant ? ? Oui, elles ont été élaborées il y a envi- environ 3 000 ans avant JC. Mais elles sont très contemporaines puisqu'elles placent l'être humain comme partie intégrante
de la nature. « « Nous sommes nés de l'éner- l'énergie de la Terre, des étoiles et des éléments », dit la philosophie taoïste. Objectif: : lages­ gestion t de cette énergie. Le Qi Gong est la redécouverte de son corps d'une façon statique qui ne demande donc aucune compétence sportive particulière. On respire, on s'étire, on oxygène son corps, on fait mieux circuler l'énergie. Notam­ Notam- ment avec les huit brocarts de soie mis au point par le le général Yue Fei (Xlle (XW siècle après JC) jC) pour maintenir ses officiers en bonne santé. Et le taï-chi ? C'est un art martial interne très t ancien aussi. Selon la légende, Zhang Z Sanfeng, un moine chinois ayant vécu au XVIe siècle, ou peut-être au Xlle xue siècle selon les sources, a créé les treize postures de base du taï-chi ta(-chi en s'inspirant d'un combat entre un oiseau et un serpent. Ce dernier dernier aurait triomphé au dernier moment et, contre toute attente, grâce à sa lenteur, lenteur ; sa souplesse, ses mouve­ mouve- ments arrondis et à la bonne gestion de son énergie. énergie. On n'imagine pourtant pas un art martial quand on voit ces vieilles chinoises un éventail à la main ? Parce que le tài-chi ta:khi est aussi un art, une esthétique par sa grâce, sa lenteur, lenteur ; la précision de ses gestes. Mais ses mouve- « cc IL FAIT TROP CHAUD POUR TRAVAILLER » u ments aux noms exotiques (les nuages, le serpent qui rampe, le simple fouet, mais aussi la fille de jade tisse et lance la navet­ navet- te) sont hérités de la tradition guerrière (esquives, parades, frappes, saisies) pour développer des qualités primordiales dans le combat (équilibre, calme, concen­ concentration). t Qualités peu présentes dans nos sociétés modernes, malgré tout primor- primordiales pour lutter contre le le stress. En fin n de compte, l'ennemi a changé changé de forme, il ne s'agit plus de se battre contre un enva- envahisseur mais contre un ennemi beaucoup plus pervers : le mal-être. Il y a ceux qui i ne peuvent travailler que s'il l fait 25°C dans leur bureau et ceux que la cravate étouffe à la moindre hausse de température. Le confort thermique, visuel, acoustique, la qualité de l'air intérieur d'un bureau dépendent étroitement des paramètres physiques, physiologiques, sociaux, environnementaux, de tout un chacun. étroi- Alors, A comment faire pour réguler l'énergie des bureaux qu'il est devenu urgent de réduire drastiquement ? Dès la première année d'exploitation d'un bâtiment neuf et bien isolé, on constate une perte de 10 à 20% de l'efficacité énergétique. C'est lié aux comportements des salariés, selon Steelcase spécialiste de l'aménagement de bureaux. « Nous sommes embauchés pour travailler et non pour contribuer à l'efficacité énergétique d'un bâtiment », concède Hélène Babok, directrice du dévelop- développement durable de Steelcase. Steelcase. Son rôle est donc d'accompagner les salariés dans ce changement de comportements, grâce à des outils de sensibilisations qui permettent d'agir r en toute conscience. La la technologie permet, aujourd'hui, d'automatiser entièrement la consommation d'énergie d'un bâtiment, de la fermeture des stores en cas de forte chaleur, chaleur ; à la détectiori de présence. Mais, l'objectif est aussi de repositionner l'usager au cœu coeur r du système en lui i réinstallant des interrupteurs à portée de doigt. L'idée est qu'il l reste responsable de ces actes tout en continuant à travailler dans un univers agréable. Julie Renauld,, directrice de la publication d'ECOlife d'ECO/ife Le Journal de l'économie durable @ € C,ftwlife ! Utêl Contact : Thierry Solfier, 06 06 70 70 31 31 15 91. thierry.sollierclts.fr thierry.sollier@:lts.fT LES OPTIMISTES DÉBARQUENT À PARIS ! ! Un optimisme réaliste et informé pour faire face à à la la crise, à la pollution, et à la pauvreté qui accable les trois quarts de l'humanité, pour aider les entreprises à prendre davantage en compte les intérêts de la société tout entière ainsi que ceux de la planète Tel est le crédo de la Ligue des optimistes du Royaume de Belgique, créée en 2005, et qui fait des petites sœurs soeurs un peu partout dans le monde. Et désormais en France, avec des membres comme Jean d'Ormesson, Érik Erik Orsenna et Jean-Michel Guenassia. Dans la plus pure tradition du surréalisme belge, ces optimistes veulent même constituer un État sans territoire, « « L'Optimistan », pour les Terriens qui veulent fuir l'obscurantisme du simple profit, le pessimisme et la pensée unique. Un État itinérant où tous, sans distinction, pourraient échangerger ; s'entraider ; s'entraider, innover, s'amuser. Ses Ses habitants se se retrouveront lors d'un grand congrès annuel. Première édition les les 26, 27 et 28 octobre à à Bruxelles. Esprits chagrins s'abstenir. www.liguedesoptimistese www.liguedesoptimistes.fr échan­ YB hl MONKEY BUON



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :