Néoplanète n°16 novembre 2010
Néoplanète n°16 novembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 33,1 Mo

  • Dans ce numéro : l'épanouissement durable avec Anne Roumanoff.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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[S'ENGAGER] (S'ENGAGER) V(:e itee, : 7•.1" *32>■•-e, oe,•e ; • ! ; eSe. -■1 4, Kyi. sst- Le padre révolté À Breda, aux Pays-Bas, le prêtre-ouvrier, co-fondateur du label Max Havelaar, Frans van der À Breda, aux Pays-Bas, le prêtre-ouvrier, co-fondateur du label Max Havelaar, Frans van der Hoff, a accordé une interview à Néoplanète, avant de poursuivre sa tournée en France, du 11 au 16 octobre, pour la sortie de son livre, Manifeste des pauvres.'Propos recueillis par Joaquin joaquin Mufioz Murioz * Quel est votre regard sur la crise mondiale et comment l'avez-vous ressentie depuis la coopérative UCIRI au Mexique ? Ce n'est pas une simple crise du capi- capitalisme. C'est une crise de nos sociétés occidentales, du « tout libéral ». C'est une crise de sens, profonde dont l'aspect financier n'a été qu'une conséquence, la partie visible. La racine se trouve plutôt dans ce monde matérialiste et aseptisé dans lequel nous courons sans fin après les objets et la possession. Le bonheur n'est pas en vente et ne s'achète pas ! Nos sociétés ont perdu leur capacité à se rêver ensemble. Elles ont poussé à bout l'individu « roi » qui se désintéres- désintéresse systématiquement de la construction d'un espace collectif, des liens sociaux qui pourraient générer l'optimisme que nous devrions transmettre aux généra- généra­ tions t futures. (16)'•„ e le 41.f : "› À partir du moment où l'économie de marché atteint sa limite, et la crise actuelle en est la preuve, il est temps de la discipli- discipli­ nerle ner. je propose cinq postulats : l'économie doit être au service des gens et non l'in- l'inverse ; le développement se mesure aux hommes et non aux objets ; ; la croissance et le bonheur sont deux choses distinctes (l'épanouissement personnel ne passe pas forcément par la croissance) ; aucun pro­ pro- cessus économique ne peut se construire
en ignorant son impact sur les écosystè- écosystèmes ; l'économie est un sous-ensemble d'un système qui l'englobe : la biosphère. En conséquence, la croissance infinie est impossible. Pourquoi ce livre ? Je voulais témoigner de ma longue ex- expérience aux côtés des membres de la coopérative UCIRI, « perchée » sur une montagne au sud du Mexique. Je suis convaincu que face à cette crise majeure du capitalisme mondialisé, les solutions d'une autre économie vont venir d'en bas, des couches des exclus de ce système sans coeur. cœur. Aujourd'hui le capitalisme nous impose une adap- adaptation permanente à une concurrence, tous les jours plus violente. Nous pourrions nous inspirer de la sa- gesse des Indiens du sud Mexique, par exemple. Leur état d'urgence perma- permanent, leur besoin de survie quotidienne leur ont procuré la sagesse de savoir résister et surmonter toutes les adver- adversités. Ils s ont foi dans la vie ! [S'ENGAGER] (S'ENGAGER) FRANCISCO VAN DER HOFF BOERSMA MANIFESTE DES PAUVRES EXTRAITS UN INTERNET PLUS NET « Aujourd'hui, il il n'existe pas encore de vaste plateforme écolo-sociale sur Internet. Ce serait déjà un grand pas en avant de pouvoir réunir toutes les forces, toutes les propositions alternatives sur une plateforme qui serait à la fois un grand lieu d'expression, de démocratie et en même temps quelque chose de constructif. Par exemple, dans le Kerala {État (État situé au sud-ouest de la péninsule indienne), l'accès à la téléphonie mobile a permis aux pêcheurs de voir leurs revenus augmenter de 8%. Au Mexique, comme ailleurs, les bénéfices du commerce équitable ont permis aux communautés organisées, de se doter d'ordinateurs et d'accès à à Internet. Ainsi, elles ont pu avoir une idée bé- plus précise des cours de ce qu'elles produisaient sur les différents marchés et savoir où se plaçaient leurs concurrents. Dans certains cas, comme dans l'État de Madhya Pradesh, en Inde, le revenu des paysans a crû de 33% par ce biais. l'apprentissage, L'apprentissage, l'éducation à distance rendus possibles par les nouvelles technologies a aussi accrû l'expérience des petits paysans, ainsi que leurs connaissances météo, formation, information, vente et achat en direct... Le développement de l'accès à Internet auprès des populations les plus défavorisées est donc une condition de leur survie. C'est la preuve que les nouvelles technologies peuvent apporter beaucoup aux déshérités. », l'HOMME L'HOMME ET LA NATURE « l'industrialisation L'industrialisation d'une vallée a des effets à des centaines de kilomètres sur les forêts. Pour autant, les tenants de la deep ecology ec% gy sont des radicaux qui ne tiennent pas compte du fait que, bien souvent, les habitants des zones forestières permettent la survie de la biodiversité parce qu'ils connaissent leur terre, que c'est la leur et que par conséquent ils y font attention. Sortir les populations de ces régions serait une erreur. Dans la nature, à l'état sauvage, les lions et les éléphants vivaient bien ensemble... Je pense que les hommes et la nature peuvent cohabiter. L'homme l'homme peut être un bon régulateur qui maintient un équilibre dans les zones au sein desquelles il habite. Il a lui aussi le droit de survivre. l'homme L'homme n'a pas moins de droits que les animaux. les Les deux ont des droits, mais pas plus l'un que l'autre. Il faut régu- trouver un équilibre, dans le respect de de "" notre mère la la Terre ", ", —- ou Tierra Madre -— comme disent ici ici les Mexicains. On On n'est pas dans le mythe du " bon sauvage ", il ne s'agit pas de romantisme, mais de la recherche d'un modèle de coexistence pacifique, de respect et de bénéfice mutuel., » (ul hil En cette période de fortes contestations sociales en France, quel regard portez-vous sur les contestations de la réforme du système de retraite ? Critiquer c'est bien, proposer c'est mieux. j'ai J'ai lutté toute ma vie aux côtés



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