Néoplanète n°14 jui/aoû 2010
Néoplanète n°14 jui/aoû 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de jui/aoû 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 34,1 Mo

  • Dans ce numéro : Raoni et les Indiens d'Amazonie... le calme avant la tempête ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 48 - 49  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
48 49
L'avenir de la navigation se joue, aujourd'hui, à coups d'innovations technologiques et de solutions énergétiques pour des bateaux plus propres et performants. Tandis que les aventuriers et les chercheurs mènent de grands projets pionniers, la plaisance commence elle-aussi à se mettre dans le bain. Mai 2010, sur la mer Baltique. Le PlanetSolar, immense navire de 30 m sur 16, recouvert de panneaux photovoltaïques, effectue ses premiers essais. Car le plus grand catamaran solaire du monde doit se lancer en 2011 dans un voyage de 40 000 kilomètres autour du monde. Le Suisse, Raphaël Domjan, est à l'origine de cette « formidable occasion de faire avancer la recherche scientifique et de démontrer qu'aujourd'hui la technologie est déjà S4-sail-6P disponible pour concevoir des moyee de transport plus soucieux de notre environnement ». Il sera accompagné à bord par le navigateur français Gérard d'Aboville. Ainsi, celui qui a été le premier à traverser l'océan Atlantique à la rame participe aujourd'hui à défricher un nouveau terrain de défis. Autre pionnier dans les starting blocks, la société nantaise Lemer Pax, avec le trimaran électro-solaire de 18 m Solar Odyssey. Objectif : se lancer dès la fin de l'année à l'assaut de l'Atlantique et devenir le premier bateau à faire un tour du monde sans émission de CO2. Dans le sillage de ces expérimentations au long cours bien réelles, les concepteurs poussent ces modèles aux limites de leurs possibilités avec des prototypes ultra-futuristes. Encore virtuels, un avionvoilier amphibie sorti tout droit d'un rêve (S4-sail-6P conçu par Aaerocoché), un yacht solaire gigantesque et witra-luxueux envisagé comme un loft habitable flottant (Why, deWally), un paquebot de croisière de 305 m de long, véritable ville associant voiles et énergie solaire (Eoseas, des chantiers STX Europe de Saint-Nazaire) PRIVÉ, PUBLIC, ASSOCIATIONS : TOUS ENSEMBLE POUR L'ÉCO-NAVIGATION Voilà qui préfigure l'avenir des grandes traversées et du trafic maritime. Mais déjà, les énergies propres commencent à rendre la navigation plus verte. Côté transports en commun, de Marseille à La Rochelle, des bateaux bus solaires font leur apparition. Côté plaisance, dans les salons nautiques, les embarcations électriques grand public suscitent l'engouement avec, par exemple, l'Aequus de l'architecte jean-Marie Finot, le Laguna760 de Ruban bleue, les Zephyr de la société Naviwatt. Même les moteurs hors-bord électriques rivalisent aujourd'hui en puissance avec les moteurs thermiques. En parallèle, les bateaux à énergie fossile sont aussi améliorés. S'inspirant des voiliers de course, certaines coques font dès à présent chuter la consommation. Témoin : le Smartboat, étonnante vedette à l'étrave fine, à l'arrière large et à la carène planante, qui fait moins de vagues, moins de bruit et nécessite moins de carburant Et les constructeurs ne sont pas les seuls à plancher sur les navires de demain. Le
réseau Econav regroupe de nombreux militants et professionnels dont la volonté est de fédérer idées et actions au sein d'une dynamique porteuse de solutions nouvelles, et de créer une filière nautique durable. Econav s'est en particulier lancé dans l'élaboration d'un cahier des charges qui doit aboutir à l'établissement d'un éco-label destiné aux différentes filières concernées. Par ailleurs, on attend beaucoup de la recherche publique, notamment par le biais des pôles de compétitivité régionaux Pôle Mer : Eco-conception, mise au point de revêtements non toxiques et naturellement anti-salissants ou production de froid écologique par la technologie thermo-acoustique, les champs de recherche et d'application sont nombreux. Sur le plan de l'efficacité énergétique, citons le projet OPTNAV qui doit permettre de développer une chaîne d'optimisation PORTS DE DEMAIN Autre enjeu important pour le nautisme vert : l'aménagement des ports de plaisance qui doivent à la fois développer leurs capacités d'accueil et respecter les éco-systèmes côtiers. Suite à un appel à projets lancé en 2008, dix collectivités viennent de recevoir le soutien du ministère de l'Ecologie pour mettre en oeuvre œuvre des solutions exemplaires.complète, utilisable sur n'importe quel type de navire et sans limitation particulière. SECONDE VIE Mais avant de renouveler tout le parc nautique en version plus écolo, la France devra gérer la fin de vie des 700 000 bateaux immatriculés à ce jour, parmi lesquels déjà 250 000 font partie des BPHU : les bateaux de plaisance hors d'usage. Cela représenterait 10 000 tonnes pour 2010, et le double à l'horizon 2025, en parechocs, pare-brises, filtres à huile, liquide de frein, batteries, solvants usés, etc. Traditionnellement, on abandonne régulièrement ces épaves sur le rivage ou PRIX BATEAU BLEU Mis en place en 2005 par la Fédération des industries nautiques, le prix Bateau Bleu, qui encourage la recherche et le développement, est ouvert aussi bien aux entreprises, aux centres de recherches, aux grandes écoles et même aux particuliers. Les thèmes varient chaque année. Pour 2010, « La production et la gestion de l'énergie à bord », en 2011 « Les systèmes de propulsion propres et économes ». pire, on les coulait en mer.. Bonne nouvelleeTaprès des années d'ê Uses, une filière de déconstruction'a été inaugurée en 2009 par le ministre,..cle l'Écologie, Jean-Louis Borloo, et la Fédération des industries nautiques. Basée à Caen, l'Association pour la plaisance écoresponsable (APER) s'appuie sur un réseau d'une vingtaine de points conseil agréés dont le but est à la fois de guider le propriétaire dans sa démarche et d'assurer l'organisation de la déconstruction qui est malheureusement payante. Une fois le bateau déclaré hors d'usage, il est désarmé et dépollué. Métal, mobilier, feux, matériel électrique sont récupérés. La coque et le pont sont séparés. Les matériaux sont recondrtionnés, et, si certains finissent en déchets ultimes, d'autres sont recyclés, comme ces voiles quifinissentensacsàmain(www.727sailbags.com) ou bien valorisés comme source d'énergie. Un nouveau cycle plus vertueux en devenir !



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :