Néoplanète n°14 jui/aoû 2010
Néoplanète n°14 jui/aoû 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de jui/aoû 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 34,1 Mo

  • Dans ce numéro : Raoni et les Indiens d'Amazonie... le calme avant la tempête ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 22 - 23  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
22 23
IS'ENGAGEn1) (S'ENGAGER) 0 e ATOSSA SOLTA NI/AMAZON WATCH JAMES CAMERON Avatar que jamais ! Avec Avatar, son plaidoyer écologico-anti-impérialiste, James Cameron souligne l'urgence de la situation en Amazonie. Loin des studios d'Hollywood, le réalisateur poursuit son engagement sur le terrain, plantant des deS arbreS arbres et semant son SOn message engagé... Propos recueillis par Franck Rousseau En avril, vous avez manifesté à Brasilia avec Sigourney Weaver, aux côtés des représentants des tribus amazoniennes, contre le projet de barrage de Belo Monte. Quelles sont vos réclamations ? ? Je demande au président brésilien Lula de mettre un terme à cette folie ! Ce barrage inondera 500 km2 krn2 de terres, c'est un désastre pour les populations locales ! ! Les scientifiques sont unanimes. Des espèces végétales et animales peuvent disparaître définitivement suite à la déforestation. Au bout de la chaîne, c'est l'humanité qui en pâtira.. Si Lula était un vrai héros, il planterait des arbres, des millions d'arbres. C'est que je m'apprête à faire. je Je veux devenir le réalisateur le plus écolo de la planète ! ! Dans Avatar, on reconnaît facile- facilement l'Amazonie à travers la forêt de Pandora, Pandoro, et ses tribus à travers les Na'vis, dont on vient violer les terres... Oui, j'ai voulu renvoyer à la situation srt:uation que vivent actuellement certaines tribus amazoniennes. Avatar nous rappelle notre Terre, avant qu'elle soft soit souillée par l'homme. Ce qui choque quand on survole l'Amazonie, c'est de voir toutes ses cicatrices béantes qui ont été laissées par les activités activrt:és expansionnistes, pour ne pas dire colonisatrices, de certaines compagnies i5 minières, agricoles ou forestières. Ces cicatrices sont rouge ocre, couleur de la z terre là-bas lorsqu'elle est mise à nu. Elles s ; iii me font penser à une hémorragie que l'on @ n'arrive pas à cautériser ! ! James Cameron en visite dans la réserve du Xingu. Votre intention était donc d'agir sur les consciences ? ? Il me fallart:trouver lait trouver un symbole fort, universel, pour frapper les esprits esprrt:s: : la maison des Na'vis, cet arbre gigantesque, majestueux, connecté constamment avec les êtres vivants. Du plus petit petrt : aux plus grands, il est « « l'oméga » » qui permet aux Na'vi's d'interagir avec leur milieu ambiant Quand il il se déracine, suite surt:e aux attaques répétées des soldats, les spectateurs sont forcément ébranlés. C'est une métaphore de cette nature que, nous, les hommes, détruisons pour des raisons bassement économiques. C'est peut-être candide, na1f. nalf, mais qu'importe. On ressent de la compassion pour ce peuple ébranlé 1221 par la disparition disparrt:ion de son habitat, habrt:at car dans notre for intérieur, intérieur ; nous savons que nous sommes ou serons un jour aussi concernés concemés par la perte de nos repères ! L'autre image forte du film, c'est lorsque pour sauver la scientifique humaniste jouée par Sigourney Weaver, Weaver ; les Na'vis font appel à l'arbre-mère pour lui injecter de la la chlorophylle dans les veines, comme une perfusion verte. J'ai j'ai voulu avec cette scène faire comprendre que c'est par la nature que nous trouverons notre salut ! 1 Malheureusement, Malheureusement. notre avidité, notre incapacité à réformer notre façon de consommer ; de penser ; notre arrogance surtout, semble toujours prendre le dessus dans notre société. Cette fuite en avant, avant. nous allons la payer très chère ! Depuis quand vous sentez-vous concerné par la protection de l'en- l'environnement ? Vers 17 ans, j'ai découvert la plongée sous­ sous- marine. Très vite, je me suis aperçu que l'homme abusait de son environnement naturel.A A l'évidence, nous pêchons trop dans les océans. La biodiversité en a pris un coup. Aujourd'hui, il faut voguer des miles nautiques en bateau pour voir des poissons alors qu'il y a une trentaine d'années, ils venaient quasiment vous manger dans la main au bord des plages ! Avatar 2 devrait d'ailleurs se dérouler dans l'élément marin ! ! L'interview L'intervtew intégrale de James james Cameron sur neoplanete.fr
Michket Krifa : visiblement engagée C'est l'histoire d'une passionnée des arts visuels dont le parcours éloquent trace des interrogations indirectes sur la liberté, l'identité, l'Homme et la vie à travers l'image... Par Alice Audoin L es dernières rencontres de Bamako, la biennale africaine de la photographie dont Michket est la directrice artistique, donnaient une vision différente de l'Afrique, toute en nuance et altérité. Les expositions qu'elle organise sur le Moyen-Orient, (Regards persans, Printemps palestinien, Women by Women) sont des espaces d'expression plus que de dénonciation. Les artistes parlent en leur nom, les femmes se réapproprient leur identité, défaisant ainsi les stéréotypes orientalisants et bousculant les conceptions les plus sectaires. Née en Tunisie, musulmane non pratiquante, Michket Krifa explique : « En Afrique, les injustices du passé sont dans dons la terre. L'art consiste à dégager des terres neuves et réparer les anciennes. » Le lien à la terre et à l'environnement joue justement un rôle central pour les artistes africains. « Les conditions de vie et climatiques ne sont pas toujours faciles, les problèmes liés à la vie sont concrets et entrent naturellement dons dans le champ de la créativité », relance Michket. Ce que l'Afrique perçoit de nous-mêmes est aussi riche d'enseignements. « « Je je renvoie aux Occidentaux ce qui leur appartient, c'est à dire les rebuts de la société de consommation qui nous envahissent tous IS'ENGAGERi (S'ENGAGER) les JOurs », jours », dit l'artiste béninois Romuald Hazoumé, qui construit ses oeuvres œuvres à partir de déchets,tout tout comme le grand artiste Ghanéen El Anatsui. A 50 ans, d'une beauté radieuse, Michket met le curseur sur l'être et non sur l'avoir. « Le temps, la distance, la rêverie sont devenus un luxe dans dons nos vies. » Elle tente d'extraire ces moments de grâce, pour son développement durable intime. Staff Benda Bilili, l'étoile déglinguée du Congo Le groupe de musique sorti depuis quelques mois des rues défoncées de Kinshasa va faire danser les écolos du festival Cabaret Vert (27, 28, 29 août à Charleville-Mezières). Par Fanny Condat Vious les avez peut-être aperçus à Cannes. Une bande de musiciens juchés sur leurs chaises roulantes, balançant des rythmes de rumba teintés de musique cubaine. Les Staff font tout juste leur apparition dans le monde de la musique, après des années de galère à sillonner les rues de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo. TRÈS, TRÈS FORT ! L'année dernière encore, ils enregistraient leur premier album, Très, très fort ! au parc zoologique de « Kin », armés d'un simple ordinateur portable et de micros. Presque tous hémiplégiques des suites de la polio, ils se déplaçaient sur des véhicules bricolés, à mi-chemin in entre moto et et chaise roulante, et gagnaient leur vie de menus trafics. C'était avant de se faire repérer. En 2005, des réalisateurs français expatriés à Kinshasa les découvrent fascinés, et les présentent au producteur du label CrammedDiscs. Dises. VIRTUOSE DE LA BOÎTE DE CONSERVE La petite bande de la dérouille le s'est enfin trouvé une place dans le monde des grands. La perle du groupe est sans doute Roger, ancien gamin des rues qui, à 12 ans déjà, chatouillait l'unique corde du satongué, un instrument qu'il a créé de toutes pièces. Une boîte E=:==t de conserve, une corde de guitare et un arc en bois, d'où sort un son suraigu, électrisant. Très, très fort, l'idée récup' !



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :