Néoplanète n°14 jui/aoû 2010
Néoplanète n°14 jui/aoû 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de jui/aoû 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 34,1 Mo

  • Dans ce numéro : Raoni et les Indiens d'Amazonie... le calme avant la tempête ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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[PARTICIPER]) I) G) MCR PPE GREENPEACE.f :.,.),. : eiee#44s. je ill'M 4 -** L'Amazonie est devenue le symiôi'e.de la. „„e„.., -.4 déforestation et des violations des droits des t 4e 6• peuples autochtones. Pourtant ; des hommes se battent d'dee solutions existent qui nous impliquentlous., , LL, Lt.,...,u,,,,,,., ,,,..,luard. JI.• : 11 ; *i L SI IL Il I aura fallu seulement une génération à r l'« homme blanc » pour détruire 20% de la plus grande forêt tropicale du monde. Ces trente dernières années, la déforestation de l'Amazonie a pris une cadence folle. Au Brésil, qui abrite près de 60% de la forêt amazonienne, entre 20 000 et 26 000 km2 krn 2 sont déboisés chaque année. Dont la majorité (80%) à cause de l'élevage extensif et de milliers de « fermes » non enregistrées auprès des autorités. Responsables aussi la coupe du bois, l'exploitation pétrolière, la ruée vers l'or qui déverse ses flots fi de mercure. Les routes tracées au cœur de a.%• « itt•, SI:...N.•.•. la forêt amènent toujours de nouveaux éleveurs et défricheurs. Depuis les années soixante, la population non-indigène a été multipliée par dix. Un saccage dramatique pour l'environnement et la biodiversfté. biodiversité. Mais aussi pour les peuples autochtones qui perdent leur habitat et découvrent les maladies des Blancs des villages ont ainsi été décimés par une simple grippe. LA LOI DE LA JUNGLE La reconnaissance du statut et des droits des peuples autochtones, la démarcation de leurs territoires terrrtoires au sein de réserves auraient dû dû améliorer le le sort de 1141 (14 (l'Amazonie. Mais les frontières et les textes de lois, trop flous, fious, sont souvent violés. En Équateur, par exemple, le sol appartient aux communautés, mais les sous-sols au gouvernement qui accorde des concessions à des compagnies. pétrolières. Et les Indiens, censés légalement donner leur accord, subissent des méthodes d'intimidation, de de violences ou de corruption qui se sont généralisées. Alors, quelles sont les solutions ? LES INDIENS, ROIS DE LA COM'Le seul recours officiel est la Convention 169 de l'Organisation Internationale du
Travail (OIT) qui reconnaît aux peuples indigènes une propriété collective des terres et des des ressources naturelles. Malheureusement, à ce jour, jour. seuls vingt États l'ont ratifiée dont trois pays de l'Union européenne (Danemark, Espagne et Pays-Bas). L'ONG LONG Survival a lancé en France une pétition pour convaincre le gouvernement de les rejoindre. En attendant, les Indiens comptent sur l'opinion et les médias. Leurs chefs ont compris l'importance de la communication pour faire bouger les positions des gouvernements sous la pression populaire. Et se faire connaître aux yeux du monde qui les connait cannait mal. Ou pas du tout : dans les années soixante, le gouvernement brésilien encourageait les paysans à migrer vers l'Amazonie avec un slogan révélateur : « Des terres sans hommes pour des hommes sans terre ». Récemment encore, le président du Pérou, Alan Garcia, a tenté de faire entrer LA TRIBU SURUI SURVEILLE LA DEFORESTATION DE SA RESERVE DE 240 000 HECTARES SUR GOOGLE EARTH la compagnie pétrolière Peru Petro sur des terres pourtant habitées par une tribu isolée. La Fondation nationale de l'Indien (Funai) au Brésil a alors diffusé dans le monde des images aériennes montrant quelques huttes et une dizaine d'individus en tenue traditionnelle, tendant leurs arcs vers le ciel. Etait-ce la première fois que ces Indiens voyaient des étrangers ? Probablement pas. En fait, la plupart des tribus dites « non contactées » a fui dans la forêt pour se protéger des Blancs. Certains ont choisi un isolement relatif, comme les Yanomani pour échapper à l'esclavage dans les exploitations de caoutchouc. C'est le plus grand groupe retiré avec 32 000 membres. La lutte de leur chef, Davi Kopenawa, a contribué à la création du parc yanomani, comme celle de Raoni i avait mené à la création de la réserve du Xingu. X LA FUITE OU LE WEB Aujourd'hui, l'Internet l'Intemet est un nouvel espoir. En 2007, le chef des Surui, Almir, A ir. a découvert l'usage de Google Earth pour surveiller l'abattage illégal des arbres sur les 240 000 hectares de sa réserve. Google a depuis passé un partenariat avec la tribu, pour lui fournir des données et des cours de cartographie afin de contrôler les atteintes à leur territoire. Le coût de la lutte contre la déforestation en Amazonie est estimée entre 3,6 à 7,2 milliards de dollars au total entre 2010 1 0 et 2020 (Science, 2009). Mais appartient-il uniquement aux pays qui les abritent de préserver les forêts tropicales, puits de captation de carbone indispensables à l'humanité tout entière ? Selon plusieurs ONG, dont Greenpeace, les pays du Nord doivent apporter une aide financière au nom de leur « « responsabilité » historique dans le réchauffement climatique. Une des solutions le le mécanisme REDD - Réduction des émissions dues au déboisement et de la la dégradation forestière - entériné au sommet de Copenhague en décembre 2009. Ce système de compensation permet de valoriser la préservation de la 1151 (15 ([PARTICIPER'forêt vivante et non plus seulement la reforestation. Les émissions de carbone que la sauvegarde a permis d'éviter seront chiffrées et converties en crédits carbone, qui pourront être achetés par les entreprises soumises à des quotas de CO2. C0. 2 Et reversés, peut-être, aux autochtones pour qu'ils entretiennent leurs terres. Par ailleurs, c'est au au nom de la préservation de la biodiversité planétaire que l'Équateur a récemment proposé à la communauté internationale un deal sans précédent : si on le dédommage du manque à gagner, gagner. le pays accepte de ne pas exploiter le gigantesque gisement de pétrole découvert dans le parcYasuni. À NOUS D'AGIR Mais partager l'addition, c'est aussi se responsabiliser ici. Et notamment, surveiller ses achats. La filière du bois étant très mal contrôlée à l'importation, c'est à chacun d'entre nous de choisir du bois certifié (par exemple FSC, qui indique la provenance d'une forêt communautaire). Autre action soutenir les campagnes de pression. Au Brésil, suite à un un rapport fracassant de Greenpeace sur les ravages de l'élevage, de grands acteurs de l'industrie mondiale du cuir et du boeuf bœuf (CarrefourWal-Mart, (Carrefour.Wai-Mart, Nike,Timberland, Bertin, Minerva...)) se sont engagés à ne plus acheter de produits issus de terres déboisées après 2009. Bref, tout ou presque reste à faire..• IPARTICIPERI GLENN SWITKES INTERNATIONAL% ERS



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