Néoplanète n°13 avr/mai 2010
Néoplanète n°13 avr/mai 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de avr/mai 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 33,6 Mo

  • Dans ce numéro : Gaston l'écolo, mascotte de l'ONU.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ICOCOONERI BESIBN & BEt:Yt:UIBE Ill/Et : &t ! ta LIVE e POSITIVELY" Grâce au tri et au recyclage, les emballages ne sont plus des déchets mais deviennent de véritables ressources pour le futur. En partie réutilisés pour un usage identique, ils permettent aussi d'inventer de nouveaux objets, de nouvelles formes, notamment dans le domaine de l'art. C'est pourquoi Coca-Cola, au-delà de sa politique de réduction de ses emballages, encourage les consommateurs à trier, recycler, réutiliser, bref, à faire du neuf avec du vieux. Tour d'horizon de quelquesuns de ces génies du recyclage dénichés par Néoplanète. Par Stéphane Aitaissa Miwa Koizumi Une artiste qui a de la bouteille Après avoir grandi au Japon, Miwa Koizumi étudie en France, puis à Bali, avant de s'expatrier à New York. en 200 1. Diplômée de la Tama Art University au Japon et de l'école des beaux-arts de Paris, elle se distingue par l'utilisation d'éléments de la vie quotidienne, du son à l'image, en passant par le goût et l'odeur. Son grand credo ? Recycler des bouteilles plastique en œuvre d'art - ou comment métamorphoser une modeste bouteille en anémone de mer ou en méduse. Un tour de passe-passe rendu possible grâce au fameux PET (polyéthylène téréphtalate), dont la grande particularité est d'être recyclable à chaud et donc, transformable à loisir. Miwa redonne ainsi leur Néoplanète et Coca-Co/a lancent la première édition du Prix Coca-Co/a du Design Durable. Retrouvez le règlement et toutes les in os sur www.neo lanete.fr noblesse aux bouteilles en plastique qui/a sensation qu'elles veulent me parler quand prennent vie en devenant ses propres je passe à c6té 1 » Un phénomène qu'elle animaux de compagnie. « j'aime l'idée s'explique notamment par sa culture d'utiliser des contenants liquides pour en foire des animaux aquatiques, de travailler sur les emballages vides pour en faire'1 du contenu, de transformer le détritus en objet réhabilité. » ORDURES, CES PETlTES CRÉATURES Des détrrtus qui deviennent alors de plus en plus familiers. « Dès que je me suis installée à New York, j'ai commencé à considérer les déchets comme des petites créatures. C'est comme si elles m'attendaient partout où j'allais. j'ai comme (32(
asiatique. « Au Japon particulièrement la spiritualité fait partie intégrante de notre quotidien. Même si un objet n'a pas de conscience, son esprit me touche. Ce point de vue me donne une approche différente lorsque je regarde les choses. » Ce qui lui inspire quelques pensées bien à elle : « Il y a des décennies, l'humain chassait ou creusait pour constituer son équipement les animaux vivent d'ailleurs sur ce mode de fonctionnement. j'ai donc décidé d'observer cette démarche pour trouver des idées et des matériaux qui m'aident à créer. C'est ainsi que mon projet à base de PET s'est naturellement imposé. » Miwa Koizumi ou l'art de créer, à partir de peu de choses, des œuvres d'un rare esthétisme.\IV\-VVv:miwa.metm.org David Batchelor en technicolor D esigner écossais et maître de conférences aux Beaux­ Arts, au Chelsea College of Art and Design à Londres, David Batchelor expose ses œuvres au Royaume-Uni, en Europe continentale, aux États-Unis et en Amérique latine. QUAND L'ORDINAIRE DEVIENT EXTRAORDINAIRE Si son travai l porte essentiellement sur la notion de couleur, il prend également en compte la valeur environnementale de l'art et comp ile des trésors faits d'objets en plastique fluorescents - pinces à linge, tapettes à mouches, jouets d'enfants, bouteilles en plastique vides et produits ménagers - qu'il a trouvés çà et là, sur des marchés ou dans des boutiques de quartier du monde entier. Des objets de récup'qu'il combine avec toutes sortes de matériaux industriels colorés, tels que des étagères en acier, des tubes de néon, des chariots d'entrepôt, des acryliques et autres plastiques, afin de créer des « installations » qui exah:ent l'ordinaire. L'idée étant d'écl ipser le caractère sinistre de certains lieux comme des stations de métro délabrées. « Je suis à la recherche des meilleures couleurs, et des plus variées, depuis plusieurs années. Elles ne sont pas souvent dans les endroits les plus évidents. Mais dans les supermarchés, on peut trouver des étagères avec une myriade de teintes vives, intenses et étranges. Et ce notamment dans les rayons consacrés, pour la plupart aux liquides de nettoyage, aux produits cosmétiques ou aux boissons pétillantes. » ICOCOONERI DES GRAPPES DE BOUTEILLES FLUO Une gamme d'objets colorés que David Batchelor travaille, transforme ou laisse tels quels : « Je fais des essais et des erreurs. À un certain moment, en examinant quelques récipients d'une lumière ffuorescente, j'ai remarqué que les bouteilles luisaient d'une façon extraordinaire et rare. » Le résultat : des « brochettes » de hu it à douze bouteil les sur une lampe fluorescente standard appuyée contre un mur. Sans oublier Candelas V&VI, un projet où l'artiste a recyclé et rassemblé en grappes suspendues des boute illes plastique contenant chacune une ampoule à basse tension. Il les a installées sur les grilles en fer forgé des cloîtres du fameux bâtiment de la Old Royal High School, à Édimbourg. Un luminaire royal, non ? 133)'t1*4-f "filA e @f ! f) c'i',



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