Néoplanète n°12 fév/mar 2010
Néoplanète n°12 fév/mar 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de fév/mar 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 69,3 Mo

  • Dans ce numéro : plémique de la viande, les grands chefs rebondissent.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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[bouger] Dès 2003, le groupe Colas, leader mondial de la construction de routes, a réalisé une analyse du cycle de vie des structures des chaussées. Cette étude a démontré que la construction de routes avec du béton de ciment, ou des enrobés à chaud, consommait plus d’énergie et produisait jusqu’à dix fois plus de gaz à effet de serre que d’autres techniques de réalisation. C’est le cas pour le traitement des sols en place à froid ou le joint actif, système de préfissuration des chaussées qui permet aussi une économie de coût et d’entretien. Moins de pollution, moins cher, moins contraignant : trois bonnes raisons de le développer ! « En chaussée neuve, les structures les plus nocives sont les bétons de ciment, les moins polluantes sont à base de techniques à l’émulsion de bitume », indiquent les spécialistes de Colas. Ils soulignent également l’intérêt du recyclage de la matière et relativisent au passage l’impact de la construction des routes sur l’environnement : « Sur une trentaine d’années, selon que le trafic soit faible ou fort, la circulation des véhicules consomme 10 à 345 fois plus que la construction et l’entretien durant la même période ». Depuis cette étude, le groupe a lancé un revêtement avec un liant utilisant de la matière végétale. Un bitume qui mange les mauvaises particules Eurovia, un autre spécialiste du BTP, a également travaillé sur des bitumes Sur la route plus écologiques en collaboration avec la société japonaise Mitsubishi Materials. Au programme : la dépollution atmosphérique avec un revêtement capable de manger les NOx : de vilaines particules d’oxydes d’azote rejetées par les voitures. Adieu les pics de pollution ! Et bonjour Noxer, un enduit qui joue avec la réaction de photocatalyse de l’oxyde de titane. Selon les résultats des essais délivrés en laboratoire et après des tests lors d’une journée ensoleillée, 90% des gaz pollués qui viennent au contact de la chaussée seraient éliminés. C’est à Dinan, en Côtes-d’Armor, que ce procédé a été pour la première fois appliqué. Alors, pourquoi ne pas faire produire l’énergie par les routes ? Justement ! Inno wattech, une société israélienne, innove via du futur... Voiture électrique, hybride, à l’éthanol… Les constructeurs automobiles changent de cap pour satisfaire l’impérieux besoin de préserver notre Terre. Les constructeurs de route, eux, creusent des chemins de traverse et s’installent dans la course. Il n’y a pas que les véhicules qui changent. Il y a aussi les routes ! Par Vincent Rondreux [44]
une technologie qui intègre des cristaux piézo-électriques dans les revêtements de routes. Le but ? Récupérer l’énergie des véhicules et celle générée par les variations de températures. Sans compter, à très court terme, sur la contribution des multiples capteurs que l’on pourra installer à la fois sur la chaussée et, bien sûr, dans les voitures. De la route qui « parle » aux véhicules à la voiture qui « scanne » la route, le tout connecté aux régulateurs de vitesse, il est dès lors possible d’imaginer de multiples améliorations en termes de sécurité, de fluidité du trafic et, in fine, de consommation de carburant. Sauf bien sûr si… les progrès effectués ne compensent pas l’augmentation du nombre de voitures et des kilomètres parcourus. DES PANNEAUX SUR L’AUTOROUTE… Et puis, s’il y a de nouvelles voitures, avec de nouvelles énergies, ce sont également de nouveaux paysages qui doivent logiquement se dessiner. Exemple sur l’île de la Réunion où vient d’ouvrir la route des Tamarins, quelques dizaines de kilomètres d’autoroute nord-sud perchées sur les hauteurs et jouant à saute-mouton dans la montagne. Le Conseil régional de la Réunion - dont l’objectif est le 100% énergie renouvelable - s’est posé la bonne question : comment y intégrer l’énergie solaire ? Parmi les options possibles : équiper les aires de repos et doter certains tronçons de panneaux solaires, lesquels soient capables bien sûr de [45] résister aux cyclones de la région. L’Agence régionale de l’énergie de la Réunion (ARER) estime que l’on pourrait couvrir 132 hectares, soit environ « 150 à 180 mégawatts crête de puissance solaire sur environ 70% de la route… ». Au final, il s’agit de « transformer positivement l’impact sur le paysage » en développant au passage un nouveau concept sur les aires de repos : le HUB H2-Solaire, véritable « centre d’affaires multifonction avec services, commerces, restaurant panoramique, tertiaire, station hydrogène, recharge rack électrique… ». Et bien sûr, l’hydrogène et l’électricité seraient fournis par les panneaux solaires de la couverture, elle-même pouvant récupérer l’eau de pluie. Belle feuille de route ! Envie de bouger ? www..fr JEFF HIRE/W W W.S XC.H U



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