Néoplanète n°12 fév/mar 2010
Néoplanète n°12 fév/mar 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de fév/mar 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 69,3 Mo

  • Dans ce numéro : plémique de la viande, les grands chefs rebondissent.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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[savourer] Par l’équipe de www.mescoursespourlaplanete.com Cuisine de saison La viande Autrefois considérée comme un aliment de luxe réservé aux grandes occasions et aux familles aisées, la viande est dans nos assiettes quasi-quotidiennement. Sa consommation a plus que doublé depuis cinquante ans. Pour faire face à cette demande, sa production a connu de profondes évolutions. Partout dans le monde, les petites exploitations familiales ont disparu au profit d’élevages spécialisés et intensifs, concentrés dans les mains de quelques grands groupes industriels. Outre une amélioration du rendement, sa consommation a généré de lourds impacts sur l’environnement au point que désormais, de nouvelles voix s’élèle bio sur un Plateau Pleine Nature vous concocte des plateaux repas bio et vous les livre au bureau. Trois menus au choix : bio, gourmand ou équilibré. Les plats sont conçus par un chef cuisinier, avec fruits et légumes de saison, produits issus de l’agriculture biologique, et un approvisionnement au plus près pour limiter l’impact sur le transport et garantir la fraîcheur. Un spécialiste s’assure de leur apport nutritionnel : protéines animales, végétales, acides gras et vitamines. Les légumes sont préparés dans un laboratoire certifié AB, tandis que la cuisson et la taille des aliments sont ajustées pour jouer sur les variations de textures ! Le tout est joliment présenté dans un packaging en carton coloré recyclable, les couverts sont proposés en option. [40] vent et appellent à manger moins de viande. Il ne s’agit plus de médecins mettant l’accent sur les problèmes de santé qu’une surconsommation peut engendrer, mais bel et bien de l’appel de militants écologistes nous invitant à sauver la planète ! La production de viande rouge (bovine) - en dehors de la culture biologique ou de la production fermière locale - générerait deux à trois fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que la viande blanche. Elle représente à elle seule, 9% du total des émissions de CO 2 dans le monde, soit plus que le secteur des transports ! Étant donné le nombre d’experts qui conseillent de réduire sa consommation, l’occasion est peut-être belle pour privilégier fruits et légumes, et redécouvrir céréales et légumineuses, tout aussi riches en protéines !
DÉCRYPTER LES ÉTIQUETTES ? LE LABEL DEMETER Les produits labellisés Demeter sont issus de l’agriculture biodynamique qui utilise uniquement des méthodes naturelles tenant compte des rythmes saisonniers et des infl uences cosmiques (Lune, Soleil, planètes…). Comme tous les labels d’agriculture biologique, il porte essentiellement sur la phase de production agricole mais pas sur l’ensemble du cycle de vie. Ainsi, il ne dit rien sur les emballages, le transport ou la transformation, pas plus que sur l’équilibre nutritionnel des produits élaborés. Un label malgré tout exigeant, mais encore peu courant : les produits portant le logo ne se trouvent généralement pas en grande distribution mais dans les magasins bio. 14% C’est la part moyenne du budget dépensé par un Français pour se nourrir. Soit trois fois plus en 1960 ! Nous nous sommes habitués à payer de moins en moins chers nos aliments, achetés aux deux tiers dans les grandes surfaces qui tirent sur les prix. Dans le même temps, il semble qu’on ait perdu de vue leur valeur nutritionnelle, gustative et écologique. Une alimentation plus saine et naturelle, voire biologique, coûtera sans doute plus cher… simplement parce que les prix bas d’aujourd’hui sont arbitraires. Selon Lylian Le Goff, médecin impliqué depuis de nombreuses années dans la prévention alimentaire, le prix des aliments issus de l’agriculture conventionnelle serait multiplié par deux, voire trois ou quatre, s’il refl était leur coût global pour la santé des hommes et pour la planète. Être prêt à payer 100 euros pour un téléphone portable mais pas plus de 2 euros pour les repas des enfants à la cantine ? Peut-être est-il temps de dépenser différemment… [41] BIOCOOP DIT « EAU REVOIR » L’enseigne engagée Biocoop, leader du bio en France avec 320 magasins, a bien retiré l’eau en bouteille plastique de ses étalages, quel qu’en soit le format : 50 cl, 1,5 litre et 5 litres ! Cela au profi t d’alternatives de fi ltration (carafes, fi ltres sur robinet, osmoseur inverse). Cette décision, écologique et commerciale, fait suite à deux ans de débats et d’études qui concluent que « l’eau en bouteille est une véritable aberration écologique, un luxe qui coûte trop cher à la planète ». Au total, selon l’enseigne, l’initiative devrait permettre d’économiser 1, 6 million de bouteilles d’eau par an, soit environ 70 tonnes de plastique ! D R – G & A SC H O L I E R S - AN D R Z E J GD U L A - JE A N SCHEIJEN - PATRICK NIJHUIS/W W W.S XC.H U



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