Néoplanète n°10 sep/oct 2009
Néoplanète n°10 sep/oct 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°10 de sep/oct 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Kel Epok Epik

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 28 Mo

  • Dans ce numéro : Julia Roberts, pretty écowoman.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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(S'AIMER) eur d'année, 26 perso\:lnes'binent la'térre de ce jardin de plantes médicinales, le plus grand d'Europe'être cultivé en biodynamie. Elles chouchoutent 260 espèe7s répandues sur 20 hectares, près dellltûttgart, en Allemagne. Créée en 1921 autour des principes anthroposophiques de Rudolf Steiner (un mouvement mêlant spiritualité, méthodes pédagogiques et agricoles), Weleda est aujourd'hui une multinationale de la cosmétique bio et naturelle, présente dans toutes les pharmacies françaises. Elle va chercher des roses de Damas en Turquie, de l'arnica dans les Vosges ou en Roumanie, de la rose musquée au Chili... mais ce jardin e de « 8 » couché (la lemniscate mathématiciens représentant l'infini et, ici, le cycle des saisons) est un peu le cœur palpitant du groupe. On y mène des expériences en créant des voûtes végétales pour offrir aux fougères une ombre naturelle. On y réfléchit à la théorie des signatures, selon laquelle la forme de la plante indiquerait l'organe qu'elle est capable de soigner : On y fait pousser certains des végétaux stars de la marque, comme le calendula (pour la gamme bébé) ou le bouleau (pour les produits anticellulite). Le tout sans jamais perdre de vue les principes de la biodynamie chère à Steiner : Ils rejoignent ceux de l'agriculture biologique (aucun pesticide, usage de compost, rotation des (16) insectes...), mais méthodes plus ou (on remplit par exemple des de vaches avec du fumier avant de 1 enterrer jusqu'au printemps, pour les fawe macérer dans de l'eau qui sert à nou'rrir le sol) qui font pourtant leurs preuves : la tenre est d'une santé éclatante. C'est à côté de ce somptueux jardin que sont produites toutes les teintures (de l'alcool, de l'eau, de l'huile végétale imprégnée des substances actives des plantes) nécessaires aux produitsWeleda (450 sortes différentes, 200 tonnes par an). Dans un bâtiment ultra-moderne convergent les plantes achetées dans le monde entier : Sitôt cueillies, près
de 2 tonnes de fleurs et 1 3 tonnes de feuilles de calendula mettent à peine quelques minutes pour rejoindre ce lieu de transformation, où règne une forte odeur d'herbe coupée. Les feuilles sont déchiquetées pour libérer leurs principes actifs, puis macèrent à froid dans un mélange d'eau et d'alcool. Avec la teinture obtenue, on fabriquera des médicaments aux vertus cicatrisantes. Quant aux fleurs, elles sont d'abord séchées, puis macèrent dans un mélange d'huile de sésame et d'amande douce, légèrement chauffé. Ce macérât régénèrera la peau de bébé. Qui, sans le savo ir ; se fait tartiner les fesses de kilos de fleurs orange vif LES DOUCES ANGEVINES, LE PLUS ARTISANAL Les terrasses de ce petit jardin de curé surplombent le Loir. L'œuvre de Michèle Cros, créatrice des Douces Angevines, devait être un herbier vivant, inspiré du Moyen Âge, mêlant plantes médicinales (les simples) et potagères. Une trentaine d'espèces y cohabitent aujourd'hui. Certaines sont là juste pour parader : le thym, l'origan, la sarriette par exemple, que Michèle Cros va chercher en plus grande quantité dans le Sud de la France sous forme d'huile essentielle. D'autres sont les matières premières des sublimes huiles de beauté fabriquées sur place (toujours en petite quantité, pour en assurer la fraîcheur). Le calendula (encore lui), le lierre (drainant, raffermissant), l'échinacée (aux propriétés stimulantes, purifiantes) sont cueillis ici, en fonction de la lune, puis séchés avant de macérer 40 jours au sole il dans des bonbonnes remplies de trois huiles végétales. Avec la verveine, la mauve ou la bourrache, on fait même des infusions pour la peau. Et dans les prairies sauvages de la région, celles éloignées des cultures, dépourvues de pesticides, on s'adonne à la cueillette. Une fois par an, à la Saint-Jean à midi, le moment de l'année où le soleil est le plus haut dans le ciel, toute l'équipe - de la créatrice à la comptable en passant par la commerciale et l'attachée de presse - s'en va cueillir le millepertuis. Lui aussi macérera au soleil, dans le petit jardin en terrasses surplombant le Loir. li teintera d'un beau rouge l'huile qui viendra ensuite apaiser et réparer notre peau. FLORAME, LE PLUS EXOTIQUE Spécialiste des huiles essentielles, la marque se fournit depuis longtemps à Madagascar. Tout en soutenant des associations humanitaires. Car, raconte Thierry Recouvrot, le patron de cette entreprise provençale, « à chacun de mes voyages, je voyais que la misère augmentait ». Il décide alors d'investir 500 000 euros sur l'île pour y créer son propre jardin. Un jardin ? Plutôt une gigantesque plantation de quelque 500 hectares ! Situées dans le village de Mantasoa, à trois heures de route au sud de la capitale, au bord d'un lac, les terres louées par le sont à défricher. Aujourd'hui, 60 hectares sont déjà plantés. Du géranium en priorité, car sa croissance est très rapide, de la cannelle, de l'eucalyptus et du ravintsara. La moitié des bénéfices réalisés sera consacrée à de nouvelles plantations, la moitié restante à des investissements sociaux, dont les 90 salariés et leurs familles seront les bénéficiaires. Premier projet : créer un village sur place, car les ouvriers font aujourd'hui une heure de trajet en barque matin et so1r pour rejoindre la plantation. Ils ont récolté cet été les premières fleurs de géranium, aussitôt transformées en huile essentielle sur (uJ place, dans la distillerie créée par Florame. HÉVÉA, LE PLUS MÉDITERRANÉEN Encore un qui fonctionne au coup de cœur ! Car c'est bien la passion qui a conduit Christian Pamies, patron d'Hévéa et paysagiste de formation, à produire au Maroc de l'enfleurage de rose de la plus pure qualité. Les pétales sont achetés au-dessus du prix du marché aux paysans du coin, qui font pousser les rosiers en bordure de leurs champs. On fait ensuite infuser les plantes dans de l'huile de façon brève mais répétée, si bien qu'il faut plusieurs milliers de fleurs pour produire un litre d'huile précieusement parfumée. Christian Pamies a fini par créer de toutes pièces un jardin foisonnant dans la pointe sudest de l'Espagne, quasiment désertique. En trois ans à peine, il a planté pas moins de 1 0 000 plantes adaptées au climat, sur 1 0 hectares. Une vraie collection botanique : iris, avocatiers, manguiers, pins, pistachiers lentisques, thym, romarin, figuiers, eucalyptus, lavande, ou encore citronniers. Certaines de ses essences ont servi à la production d'une nouvelle gamme de parfums. À découvrir sur nos peaux fin 201 0...



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