Negresco n°5 2016
Negresco n°5 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de 2016

  • Périodicité : annuel

  • Editeur : Les Editions COTE

  • Format : (295 x 400) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : fondation Maeght.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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3 0 B E N, L’E F F E R V E S C E N T Ben, photographie de la performance « Je signe la vie », Promenade des Anglais, Nice, 1972. Archives de l’artiste/ADAGP, Paris, 2015/Photo  : Droits réservés Ben performing I Sign Life on the Promenade des Anglais, Nice, 1972. The artist’s archives/ADAGP, Paris, 2015/Photograph  : all rights reserved « Je ne regarde pas hier comme si c’était mieux, c’est un prisme faux. L’envie d’exister par rapport à l’autre avait le même poids qu’aujourd’hui même si le décor a changé », témoigne Ben Vautier, qui a toujours réagi à constat en cultivant son ego avec humour. L’artiste au bon mot, à la phrase qui fait mouche, a également acheté, collectionné et soutenu la création tout au long de sa carrière. Ce Franco-Suisse, né à Naples, inaugure en 1958 à Nice une petite boutique de disques d’occasion, le Laboratoire 32, à laquelle il adjoindra plus tard la galerie « Ben doute de tout » en mezzanine. C’est ici que rapidement, se retrouvent les principaux membres de ce que l’on appellera l’École de Nice. « Dans les années 1960-1970, j’exposais n’importe quel artiste qui disait  : « je fais du nouveau. » On organisait des j’aime et j’attaque, mais parfois j’avais tort, quand je ne voyais pas le côté avant-gardiste de certains travaux », confesse l’artiste, qui a côtoyé Arman, Martial Raysse et bien d’autres. « Je suis juste le quidam qui a servi à les mettre en relation, car en fin de compte je n’ai pas joué la carte du Nouveau Réalisme », confesse Ben, qui s’amusait à l’époque du sérieux des monochromes d’Yves Klein, lui qui avait choisi d’adopter l’angle du rire. À cette période, il régnait une atmosphère unique au bistrot Le Félix Faure, où tous venaient déjeuner au soleil, et au Café de Turin, devenu le QG du groupe Fluxus, avec Robert Filliou et George Brecht. Pour Ben, qui recherche depuis tant d’années la vérité, un artiste seul ne peut qu’être médiocre. Ce sont ces rencontres qui font l’art, plus que les œuvres. Aujourd’hui, cet autodidacte poursuit son travail avec le même élan et encourage la génération émergente. Sa maison sur les hauteurs de Nice, un amoncellement incroyable d’objets accumulés, est l’une des expressions les plus abouties de sa démarche. Ses œuvres sont devenues des éléments évidents de notre quotidien.
Ci-dessous  : Ben Vautier, Ecrire c’est peindre des mots, 2009. Acrylique sur toile, 50 x 61 cm. Below  : Writing is painting words, Ben Vautier, 2009. Acrylic on canvas, 50cm x 61cm. exiufu r ; « I don’t look to the past as if it were better, that’s a distorting lens. The desire to exist in others’eyes carried the same weight then as today, even if the context has changed, » says Ben Vautier, always lucid in his reactions and cultivating his ego with humour. The artist adept at finding the right word, the phrase that hits home, has also bought, collected and supported artists throughout his long career. A Naples-born Franco-Swiss, Ben opened a little second-hand record shop, Laboratoire 32, in Nice in 1958, later turning its mezzanine into the Ben Doute De Tout gallery (Ben doubts everything). The leading members of what came to be called the Nice School soon gravitated there. « In the 1960s-70s I showed any artist who said  : I’m doing something new. We organised « I Love » and « I Attack » events, but sometimes I was mistaken, not seeing the avant-garde nature of certain works, » admits the artist who frequented Arman, Martial Raysse and many others. « I’m just the chap who brought them into contact with each other, because the bottom line is that I didn’t buy into Nouveau Réalisme, » confesses Ben who, having chosen to laugh at life, was amused by the seriousness of Yves Klein’s monochromes. There was a unique atmosphere in those days at the Félix Faure bistro where they all lunched in the sun, and at the Café de Turin, HQ of the Fluxus group that included Robert Filliou and George Brecht. For Ben, who has been seeking truth for so many years, an artist alone can only ever be mediocre. More than the artworks themselves, it is those encounters that make art. Today this self-taught artist is as driven as ever in his work and proactively encourages the emerging generation. His home above Nice is an incredible amassment of things accumulated over decades, epitomising his artistic expression, and his artworks have become familiar elements in our daily lives. çys O P & P O P 3 1



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