Negresco n°5 2016
Negresco n°5 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de 2016

  • Périodicité : annuel

  • Editeur : Les Editions COTE

  • Format : (295 x 400) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : fondation Maeght.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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1 6 La Fondation Maeght porte en elle le génie de ses créateurs, Marguerite et Aimé Maeght, galeristes de renom, contemporains de Giacometti, de Miró et de bien d’autres noms encore qui font rêver les connaisseurs. Inaugurée en 1964 par André Malraux, elle fut édifiée, sur les conseils de Miró, par l’architecte catalan José Lluis Sert, en pleine campagne azuréenne. Loin des fastes de la capitale, les époux Maeght, originaires de la région, ont trouvé à Saint-Paul-de-Vence l’endroit idéal pour construire quelque chose de plus grand, d’immortel, qui les dépasserait. F O N D A T I O N M A E G H T Juan Miró - Le Lézard, 1963. Archives Fondation Maeght F. F. The Lizard, Joan Miró, 1963. Fondation Maeght archives F. F. Un lien unique avec les artistes Imprimeurs passionnés d’art et de belles choses, Marguerite et Aimé Maeght ouvrent une première galerie à Cannes en 1936, puis à Paris en 1945, encouragés par Bonnard. C’est l’époque des salons et des fumoirs ou penseurs et artistes d’après guerre refont le monde des nuits entières. L’heure est à l’abstrait, à ce que la critique baptisera « La Nouvelle école de Paris » et dont aime à s’entourer le couple. Chez les Maeght, on ne fait point de différence entre vie personnelle et profession, les artistes qui font vivre la galerie deviennent de véritables amis. Il en est ainsi de Matisse, qui réalisera le portrait de Marguerite, ou de Miró, créateur surréaliste, qui présentera pour la première fois son Superstition dans la galerie parisienne. Ils seront de toutes les fêtes, mais également de tous les drames. Lorsque leur fils aîné, Bernard, décède suite à une longue maladie, c’est Miró qui pousse Aimé à réaliser un édifice dédié à l’art, plus fort que la mort et qui lui survivra  : la Fondation Maeght. L’unicité entre art, nature et architecture L’atmosphère qui se dégage aujourd’hui de l’édifice est telle que la voulaient ses créateurs. L’unicité entre art, nature et architecture est totale. L’amitié que portaient les artistes au couple les a conduits à créer des œuvres monumentales, parties intégrantes de la structure de l’édifice. La mosaïque de Chagall et le mobile de Calder ornent ainsi le splendide jardin à l’entrée de la fondation. Quant au Labyrinthe de Miró, il domine toute la vallée et offre au visiteur un espace dédié à la contemplation. Et l’architecture, expressive et élégante, elle est une œuvre d’art à elle seule. À l’intérieur place est laissée à la cour Giacometti qui rassemble plus d’une vingtaine de sculptures de l’artiste, mais également aux diverses salles où se côtoient tous les amis du couple  : Miró, Bonnard, Braque, Chagall, Léger, Kandinsky, tous réunis via plus de cinq cents œuvres majeures.
The Fondation Maeght bears witness to the genius of its creators, Marguerite and Aimé Maeght, renowned gallerists contemporary with Giacometti, Miró and other great names that inspire connoisseurs’dreams. The Foundation stands in the Riviera countryside ; it was suggested by Miró, designed by the Catalan architect Josep Lluís Sert and opened by André Malraux in 1964. Far from the bustle of Paris, the Maeght couple, who were born in this region, found in Saint-Paul-de-Vence the ideal place to build something greater than themselves, something immortal that would outlive them. Labyrinthe Miró. Archives Fondation Maeght J.-J. L’Héritier Labyrinth, Miró. Fondation Maeght archives J.-J. L’Héritier A unique bond with artists In 1936, Marguerite and Aimé Maeght, fine-art printers who loved all things beautiful, opened their first gallery in Cannes then, encouraged by Bonnard, another in Paris in 1945. This was the age of salons and smoke-filled rooms where post-war thinkers and artists spent nights on end setting the world to rights. The fashion was for abstract art, dubbed by art critics the New Paris School ; works the couple loved to buy. At the Maeghts there was no distinction between professional and personal and the artists whose work hung in the gallery became true friends, among them Matisse, who painted Marguerite’s portrait, and Miró, the Surrealist creator who exhibited his Superstition for the first time in their Paris gallery. These friends were with the Maeghts for every celebration, and every tragedy too. When their eldest son, Bernard, died of leukaemia, it was Miró who encouraged Aimé to build a place dedicated to art, one greater than death since it would outlive him  : the Fondation Maeght. A symbiosis of art, nature and architecture The atmosphere the building exudes today is just as its creators wanted, a symbiotic relationship between art, nature and architecture that is total. The artists’friendship for the couple inspired them to create monumental works that are integral elements of the place. Chagall’s mosaic and Calder’s mobile adorn the splendid garden in front of the building, while Miró’s Labyrinth looks out over the valley and offers visitors a space dedicated to contemplation. The expressive, elegant architecture is a work of art in itself. Inside the building, the Giacometti courtyard containing a score or more of that artist’s sculptures, and the many rooms displaying works by the couple’s friends  : Miró, Bonnard, Braque, Chagall, Léger, Kandinsky... brought together through 500-plus major artworks. O P & P O P 1 7



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