Negresco n°1 2012
Negresco n°1 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de 2012

  • Périodicité : annuel

  • Editeur : Les Editions COTE

  • Format : (295 x 400) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 11,4 Mo

  • Dans ce numéro : le Negresco, un mythe séculaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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3 2 l e ne g r e s co, un m y t h e s é c u l ai r e N ice, le GRAND H ô T el N e GRescO selecta
La famille Marquet, propriétaire du Negresco à partir de 1922, verra les exercices déficitaires se cumuler sans jamais renoncer à l’exploiter en tant qu’hôtel. L’entre-deux-guerres est une période délicate dans l’hôtellerie de luxe. La seule modification substantielle du bâtiment pour se mettre au goût du jour sera un nouveau décor de salle à manger, dans un goût Arts déco finissant. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Negresco n’est plus que l’ombre de lui-même. Sa clientèle d’avant 40 a disparu, le tourisme sur la Côte d’Azur est sinistré. Après avoir été réquisitionné par les Américains pour servir d’hôtel de repos, le Negresco reprend son activité hôtelière normale, mais est très durement frappé par les nouvelles taxes touchant l’hôtellerie de luxe. Les Marquet décident de le céder vers 1955 – une grève sauvage a eu raison de l’engagement social des propriétaires et les a incités à se défaire du Negresco – mais l’annonce officielle de la mise en vente se fera attendre jusqu’en 1957. La famille Mesnage s’intéressera très rapidement à ce bâtiment nouvellement mis en vente. En effet, suite à une erreur de traitement, Madame Geneviève Mesnage restera paralysée. Un nouveau logement avec un grand ascenseur – permettant à Madame Mesnage de se déplacer plus aisément – ainsi qu’une nouvelle activité permettant à toute la famille de collaborer comme avant l’accident devenaient nécessaires. Le 19 mars 1957, le Negresco est acquis par Jean-Baptiste Mesnage à la famille Marquet. Détail amusant, les vendeurs ont demandé à être payés en argent liquide à Monte-Carlo. Le transfert de fonds fut épique car il nécessita l’assistance de gardes mobiles. Rien ne prédestinait Jean-Baptiste Mesnage – si ce n’est son intelligence – à devenir propriétaire d’un des palaces français les plus emblématiques. En effet, né d’une famille d’agriculteurs de la Manche, à Crasville, près de Cherbourg, il fut tout d’abord charcutier avant de devenir promoteur, activité qu’il continua sur la Côte d’Azur. Cette profession devait lui apporter la fortune et lui permettre de sauver le Negresco d’une probable vente par appartements. From 1922 the Negresco was owned by the Marquet family, who persevered in running it as a hotel despite never really succeeding in making it pay. The inter-war period was a difficult time for the luxury hotel industry. The only substantial alteration made toupdate the building was to give the dining room a new décor in late Art Decostyle. le Negresco recevra, aux côtés des dernières grandes familles aristocratiques, les premières célébrités. parmi elles, citons Fernandel,isadora Duncan, Maurice chevalier, Jean Marais, Jean cocteau… The Negresco was nonetheless favoured by the last of the great aristocratic families, and the first celebrities such as Fernandel, Isadora Duncan, Maurice Chevalier, Jean Marais and Jean Cocteau, to name but them. By the end of the Second World War, the Negresco was but a shadow of its former self, having been requisitioned by the Americans for a rest home. Riviera tourism was in the doldrums and the hotel’s pre-1940 clientele had vanished. The Negresco nevertheless resumedbusiness as a hotel, but was hard it by the new taxes imposed on the luxury hotel industry. Around 1955 the Marquets decided to dispose of their hotel. A wildcat strike had finally put paid to their social commitment and made them feel enough was enough. The official notice of sale was not, however, published until 1957. As soon as the hotel went on the market, it attracted the attention of the Mesnage family. Geneviève Mesnage had been left paralysed as the result of a medical error. Consequently, a new home with a large lift, where Geneviève would be able to move about more easily, and a new businessin which the whole family could work together, as before her accident, seemedthe perfect solution. On 19 March 1957, Jean-Baptiste Mesnage bought the Negresco from the Marquet family. An amusing anecdote is that the vendors asked to be paid in cash in Monte-Carlo, so the transfer of funds involved an epic journey under the protection of guards ! Nothing (except perhaps his considerable intelligence) predestined Jean-Baptiste Mesnage to become the owner of one of France’s most iconic luxury hotels. Born into a Breton farming family at Crasville, near Cherbourg, he first worked as a pork butcher then became a property developer. On the Côte d’Azur he continued in property development, which made him wealthy and so enabled him to save the Negresco from being sold off for apartments. l e c en t en ai r e 3 3



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