Natation Magazine n°134 avril/mai 2012
Natation Magazine n°134 avril/mai 2012
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°134 de avril/mai 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Fédération Française de Natation

  • Format : (209 x 297) mm

  • Nombre de pages : 50

  • Taille du fichier PDF : 9,5 Mo

  • Dans ce numéro : Dunkerque 2012, c'était magique !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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42 Découverte « Il n’y a jamais de petits dons » Une semaine après les championnats de France à Dunkerque (18-25 mars), Alain Bernard a tenu à être présent à la cinquième édition de la Nuit de l’Eau, à Puteaux. Pendant plus d’une heure, le champion olympique s’est prêté aux jeux des autographes, des photos et s’est livré à un relais improvisé. L’occasion d’évoquer son engagement auprès de l’UNICEF et de la FFN, mais aussi de parler de son avenir. Entretien. Natation Magazine | Avril - mai 2012 | N°134 Pour la quatrième fois consécutive, tu es le parrain de la Nuit de l’Eau. Qu’est-ce qui a motivé ta participation ? Si je me souviens bien, la première édition a été parrainée par Laure Manaudou et Patrick Poivre d’Arvor. L’année suivante, la fédération m’a demandé si je souhaitais à mon tour en devenir le parrain. J’étais également en contrat avec EDF, qui est partenaire de cette manifestation. Me rapprocher de l’UNICEF pour cette noble cause est très paradoxal par rapport à ce que l’on fait. Nous avons la chance d’évoluer des heures dans de l’eau de qualité et là, nous tentons de rassembler un maximum de public pour accumuler des dons afin de faciliter l’accès à l’eau potable aux enfants du Togo. J’ai immédiatement accepté et je suis enchanté que cela fonctionne. Qu’est-ce qui te plaît dans cette manifestation ? J’ai la chance de pouvoir visiter des installations différentes chaque année. Partout, les gens se révèlent très autonomes et curieux de participer à toutes les activités proposées. On a la chance de rencontrer des passionnés, des nageurs de tous les jours, des personnes plus éloignées du milieu de la natation qui veulent découvrir les aspects ludiques des activités aquatiques. Tout le monde est là pour une bonne action et il ne faut vraiment pas oublier que cela tourne autour de ça. Comment expliques-tu qu’autant de personnes aient répondu présent ? Je ne sais pas, peut-être par ce que je suis ici, mais je ne veux pas croire qu’il y ait plus de monde à Puteaux que dans les autres piscines mobilisées pour la Nuit de l’Eau. Ce qui est vraiment très intéressant c’est que d’une année sur l’autre, il y a de plus en plus d’établissements qui ouvrent et donc plus de gens sensibilisés. Par conséquent, il y a plus de dons. On ne peut que remercier les personnes qui s’investissent ponctuellement ou plusieurs fois par le biais du site internet de la Nuit de l’Eau. Elles peuvent le faire en faisant un don et il n’y a jamais de petits dons. Il vaut mieux énormément de petits gestes qu’un gros chèque médiatique et plus rien derrière. Nous, nous avons la chance de vivre dans un confort incomparable. Il est primordial de penser à ceux qui sont dans la difficulté. En tant que nageur évoluant dans une eau de qualité, tu dois être particulièrement sensible aux problèmes liés à l’eau. Oui, bien sûr, même si je n’y ai jamais « Nous, nous avons la chance de vivre dans un confort incomparable. Il est primordial de penser à ceux qui sont dans la difficulté. » été confronté directement. Même en essayant de l‘imaginer, on ne peut pas appréhender la souffrance de ces populations. C’est pour ça que cela me tient à coeur d’aller, un jour, au Togo pour constater tous les efforts qui ont été réalisés de manière concrète sur le terrain. C’est quelque chose que tu aimerais faire à l’issue de ta carrière ? Oui, j’aimerais bien le faire en août ou en septembre avant d’enchaîner. Cela me tiendrait vraiment à cœur car c’est bien beau d’être parrain, mais encore faut-il mesurer les résultats sur le terrain. Je serais vraiment très honoré de pouvoir me rendre au Togo.
En parlant de ta fin de carrière, saistu déjà ce que tu comptes faire une fois que tu auras raccroché le maillot de bain ? Il est fort probable que je fasse une école de gendarmerie en sous-officier parce que j’aimerais bien devenir pilote d’hélicoptère. Aujourd’hui, c’est la voie la plus concrète qui s’offre à moi et je souhaite vivement maintenir cette porte ouverte car il y a énormément de valeurs au sein de la gendarmerie qui me correspondent. Si je pouvais concilier ma passion et mon métier, ça serait idéal. Aujourd’hui, une fois de plus, tu as reçu un accueil grandiose de la part du public. Es-tu surpris ? Il y a toujours beaucoup de personnes qui attendent pour me voir, me serrer la main ou me féliciter… Je ne leur serai jamais assez reconnaissant et c’est sûr que cela fait chaud au cœur. Tant d’affection de la part du public, cela ne donne-t-il pas envie de continuer après Londres ? Si, forcément... (Sourire) Mais je préfère décider de mon propre destin « Il y a toujours beaucoup de personnes qui attendent pour me voir, me serrer la main ou me féliciter… Je ne leur serai jamais assez reconnaissant. » plutôt que de le subir et qu’un jour on me mette dehors parce que je ne suis plus à la hauteur. Existe-t-il une possibilité de te voir nager et terminer ta carrière en apothéose lors des championnats d’Europe en petit bassin de Chartres que la fédération organise en novembre 2012 ? (Hésitations) Si je pensais en avoir les capacités, je le ferais. Mais je dois songer à l’avenir et à ma carrière professionnelle, et je préfère privilégier tout ça car sportivement parlant, j’ai déjà atteint le maximum. J‘espère néanmoins réaliser de très bons résultats, cet été à Londres, avec le relais 4x100 m nage libre (cf. page 24). Tu évoques Londres, quel sera ton programme de préparation ? La deuxième quinzaine d’avril, nous allons sûrement faire un stage avec l’équipe de France à Tenerife, puis une ou deux compétitions avec notamment l’Open EDF, au début du mois de juillet, avant de partir en stage de préparation finale. Je pense qu’il y aura beaucoup de travail dans l’eau avant de faire l’affûtage. Il me reste encore quelques mois à en baver pour être performant (rire). Ton nom est évoqué pour être le portedrapeau de la délégation française ? (Grand sourire) Ce serait vraiment fantastique ! Ce n’est pas à moi de prendre la décision. C’est le CNOSF qui va se pencher sur le dossier et choisir le candidat le plus opportun sans le pénaliser dans son programme de compétition. Je pense que dans mon cas, le calendrier est adapté, puisqu’il y a une journée de repos entre la cérémonie d’ouverture et le jour où le relais entrera en lice. Ce serait une immense fierté de porter au plus haut les couleurs de notre pays• Recueilli par Rémi Chevrot à Puteaux 43 Parrain de la Nuit de l’Eau pour la quatrième année, Alain Bernard a profité de l’événement solidaire pour se glisser dans un relais avec des enfants, ses premiers supporters. Natation Magazine | Avril - mai 2012 | N°134 (Ph. KMSP/Julien Crosnier)



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