Natation Magazine n°134 avril/mai 2012
Natation Magazine n°134 avril/mai 2012
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°134 de avril/mai 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Fédération Française de Natation

  • Format : (209 x 297) mm

  • Nombre de pages : 50

  • Taille du fichier PDF : 9,5 Mo

  • Dans ce numéro : Dunkerque 2012, c'était magique !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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32 Questions/réponses Natation Magazine | Avril - mai 2012 | N°134 Championnats de France, Dunkerque• 18-25 mars 2012 Problématiques olympiques (Photos : KMSP/Stéphane Kempinaire) Que retenir des championnats de France ? Quels nageurs se sont illustrés ? Quelles tendances se dégagent à trois mois des Jeux Olympiques de Londres ? Retour sur les principaux enseignements du rendezvous dunkerquois. Sujet réalisé par A.C. Laure Manaudou a-t-elle réussi son retour ? A tout point de vue ! Sportivement d’abord, la Marseillaise a relevé le challenge qu’elle s’était fixé en décrochant sa qualification olympique sur 100 et 200 m dos à l’issue de courses maîtrisées et de chronos convaincants. Pour agrémenter sa semaine, la grande brune s’est adjugé le 50 m dos (distance non-olympique) après avoir amélioré deux records de France en série et en finale (28 » 16 en série puis 28 » 13 en finale). Médiatiquement, le constat est tout aussi positif. Même si Laure a été contrainte de fermer son compte Twitter après la tuerie de Toulouse, victime de reproches désobligeants quant à certains de ses tweets, la championne olympique a été la reine des championnats. Humainement enfin, la dossiste s’est montrée tour à tour souriante, enjouée et accessible. Aussi à l’aise avec les médias qu’avec ses nombreux supporters, Laure a sans conteste réussit son retour au premier plan.
Les Niçois ont-ils crevé l’écran ? Difficile de prétendre l’inverse tant les nageurs de Fabrice Pellerin ont trusté les podiums. Camille Muffat, désormais incontestable leader de l’équipe de France féminine, repart avec les titres nationaux des 200 et 400 m nage libre et de nouvelles références chronométriques (1’54 » 87 et 4’01 » 13) qui doivent conforter ses ambitions olympiques. A seulement 17 ans, Charlotte Bonnet vivra ses premiers JO au sein du 4x200 m nage libre. Et si la jeune Bretonne n’a pas réussi les minima sur l’épreuve reine, elle s’empare néanmoins de son premier titre chez les seniors confirmant l’étendue de son potentiel, à l’instar de Anna Santamans, lauréate du 50 m nage libre et qualifiée pour les JO à 19 ans. Chez les hommes, Yannick Agnel a littéralement survolé la concurrence sur 100 et 200 m nage libre (48 » 02 et 1’44 » 42, nouveau record de France), s’imposant comme la nouvelle référence du sprint tricolore à seulement 19 ans. Guillaume Strohmeyer a, de son côté, volé la vedette à Ganesh Pedurand en enlevant le 200 m 4 nages (en 2’03 » 00), tout en regrettant que « ça ne l’amène nulle part », pas même à des championnats d’Europe (minima de 2’01 » 84). Enfin, si Clément Lefert a manqué sa qualification individuelle sur 100 m papillon, il s’est assuré d’une place dans les ambitieux relais 4x100 met 4x200 m nage libre, en s’offrant au passage le bronze national sur l’aller-retour. Le sprint français est-il en perte de vitesse ? C’est la question que l’on est en droit de se poser à l’issue des championnats de France. Pendant que les sprinteurs australiens pulvérisaient des chronos, notamment le champion du monde James Magnussen (47 » 10 sur 100 m nage libre, Ndlr), les gros bras de l’équipe de France se montraient incapables de descendre sous les 48 secondes, renouant avec leurs temps de 2007 précédant l’ère polyuréthane. Pire, les figures de proue de la discipline se sont laissés surprendre par deux « novices » : Yannick Agnel, champion de France en 48 » 02, et son partenaire niçois Clément Lefert, troisième en 48 » 64. « Yannick est jeune, mais ce n’est pas un novice », rectifie Fabien Gilot, deuxième en 48 » 38. « Quant à Clément, on connaît ses qualités, ce n’est pas totalement une surprise. » Certes, mais que penser alors des performances d’Amaury Leveaux (quatrième en 48 » 69), de Fred Bousquet (septième en 49 » 17) et surtout du champion olympique Alain Bernard (cinquième en 48 » 97). « Alain avait plutôt bien nagé en série et en demi-finale, mais il s’est crispé en finale », tentait d’expliquer son coach Denis Auguin. « Compte-tenu de la concurrence, cela ne pardonne pas. » Ce serait donc une histoire de nervosité. Peut-être. Reste que pour la première fois depuis 2008, le relais 4x100 m nage libre tricolore ne sera pas favori au moment d’aborder la grande compétition de l’été. Qui sont les grands absents ? Aurore Mongel, championne d’Europe 2008 du 200 m papillon, ne sera pas de l’expédition olympique, tout comme Sophie De Ronchi, Mélanie Henique et Frédérick Bousquet, seulement quatrième d’un 50 m nage libre qu’il dominait pourtant de la tête et des épaules depuis trois saisons. Le Marseillais n’accompagnera donc pas sa compagne et son beau-frère Florent en Angleterre. « C’est très dur pour lui, alors que nous lui devons tellement », témoignait Alain Bernard. « C’est un peu grâce à Fred si le sprint tricolore en est là aujourd’hui. C’est lui qui nous a donné envie de défier les meilleurs nations mondiales. » Difficile également de rester insensible aux échecs de Hugues Duboscq sur 100 et 200 m brasse. Le plus grand brasseur de l’histoire de la natation tricolore a échoué dans son dernier défi olympique. Le Normand sera toutefois bien de l’aventure londonienne, mais au titre du relais 4x100 m 4 nages et non en individuel. Et l’avenir ? Il est peut-être un peu trop tôt pour aborder la question, mais d’ores et déjà il est acquis que plusieurs cadres de l’équipe de France tireront leur révérence à l’issue des Jeux de Londres ; à commencer par Hugues Duboscq et Alain Bernard, les deux athlètes les plus titrés du collectif national. Fred Bousquet a annoncé qu’il souhaitait poursuivre sa carrière, mais qu’en est-il d’Aurore Mongel ou de Sophie de Ronchi ? « Il y aura des arrêts », admet Christian Donzé, « mais la nouvelle génération est en train d’émerger. Les talents ne manquent pas dans notre natation. » Les Niçois Yannick Agnel et Camille Muffat ont les épaules pour assumer un statut de leader, et ils pourront certainement s’appuyer sur la stature emblématique de Laure Manaudou qui poursuivra l’aventure après les JO. Et derrière eux ? Il y a du monde, avec les champions du monde Camille Lacourt et Jérémy Stravius, mais aussi Fabien Gilot, William Meynard, Amaury Leveaux, Ophélie- Cyrielle Etienne, Coralie Balmy, Clément Lefert, Giacomo Perez-Dortona, Alexianne Castel, Benjamin Stasiulis, Lara Grangeon… Sans parler d’une relève prometteuse qui devrait profiter de l’effet « London » : Florent Manaudou, Charlotte Bonnet, Anna Santamans, Justine Bruno, Fanny Babou, Damien Joly, Loris Bourelly, Camille Georghiu ou Jordan Coelho. Les talents ne manquent pas, certes, mais l’héritage des olympiades 2005-2008 et 2009-2012 est gigantesque. Une certitude : il faudra être costaud pour reprendre le flambeau ! 33 Natation Magazine | Avril - mai 2012 | N°134



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