Natation Magazine n°134 avril/mai 2012
Natation Magazine n°134 avril/mai 2012
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°134 de avril/mai 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Fédération Française de Natation

  • Format : (209 x 297) mm

  • Nombre de pages : 50

  • Taille du fichier PDF : 9,5 Mo

  • Dans ce numéro : Dunkerque 2012, c'était magique !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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18 La natation française va-t-elle changer de dimension avec la construction du centre aquatique olympique ? Depuis le 13 mars, c’est officiel : la France va enfin disposer d’un équipement d’envergure (cinq bassins, dont un olympique, et 5 000 places permanentes, Ndlr). Une première historique qui pourrait permettre à la discipline d’élargir son affluence et pourquoi pas, d’accueillir à l’horizon 2020, des championnats du monde. Linda F. : « C’est une très grande annonce, mais je continue de l’accueillir avec prudence. Nous avons déjà été déçus par le passé, je ne voudrais surtout pas croire en cette installation avant de la voir s’évanouir au profit d’un autre projet. » Adeline M.-J. : « Avec cet équipement, la natation tricolore change de dimension. Elle va désormais rejoindre les sports majeurs, notamment l’athlétisme qui parvient chaque année à drainer un large public au Stade de France. Pour les nageurs, c’est surtout une opportunité exceptionnelle de s’inscrire dans une dynamique internationale. » LaurenceL. : « C’est sans conteste une excellente nouvelle, mais je crains paradoxalement de voir la natation française se polariser à Paris alors qu’elle jouissait jusqu’à présent d’une multiplicité géographique intéressante. Je ne sais pas comment seront organisés les futurs championnats de France, mais il me semble primordial, voire vital, que la discipline continue de s’exporter dans tout le pays. » J’ai testé pour vous... Une journée à Dunkerque Autant être honnête, avant ce mois de mars 2012, je n’avais jamais mis les pieds dans la cité de Jean Bart. Non par manque de curiosité, mais davantage parce que l’opportunité de s’était jamais encore présentée. Alors quand le rédacteur en chef de Natation Magazine m’a proposé de passer une journée à Dunkerque pour écrire mon papier sur les championnats de France, j’ai accepté, enchanté à l’idée de découvrir l’effervescence des sélections olympiques. Le moins que je puisse dire c’est que je n’ai pas été déçu. La déco, en mode londonien, m’a immédiatement plongé dans l’ambiance. Un petit regret tout de même sur la bande-originale de l’événement. Plutôt que d’insupportables soupes américaines j’aurais préféré des classiques britanniques, genre les Beatles, les Stones ou Cream, pour coller à la destination annoncée de ce rendez-vous. Reste que les courses en elles-mêmes se sont Natation Magazine | Avril - mai 2012 | N°134 A l’instar de l’Aquatic Center de Shanghai qui a hébergé les championnats du monde en juillet 2011, la France disposera bientôt d’un centre aquatique olympique. Charlotte M. : « C’est exactement ce qui manquait à la discipline et c’est mérité au vue de ses résultats. Avec ce centre olympique, la natation française va asseoir sa position. Outre le fait qu’elle pourra désormais se porter candidate à l’organisation de grands événements, c’est un signe fort en direction des clubs et des nageurs. » Roland F. : « Il faut rester prudent. Tant que la piscine n’a pas été construite, je refuse de m’emballer. Je regrette juste que la génération des Laure Manaudou, Alain Bernard et Camille Lacourt n’ait pu s’exprimer devant leurs supporters dans une structure de cette dimension. Espérons que la France reste sur le devant de la scène pour en profiter. » Margo B. : « Il était temps que la natation française ait son grand équipement. Je suis persuadée que cela va permettre à la France de voir émerger une nouvelle génération de nageurs performants tout en consolidant une future candidature à l’organisation de Jeux Olympiques. » (Ph. KMSP/Franck Faugere) On aime L’esprit collectif de Sébastien Rouault qui à l’issue de la finale du 400 m nage libre a surtout regretté que l’investissement de ses proches et de son staff n’ait pas été récompensé par une qualification olympique. « C’est énervant… C’est une distance sur laquelle j’ai toujours eu du mal à m’exprimer. J’ai surtout eu l’impression de faire un contre-lamontre que de jouer la victoire. Je pense à mon entraîneur et à tous ceux qui m’ont soutenu cette saison. Je leur devais mieux ! » La décla laure manaudou « Je pense continuer. On a la chance d’avoir les championnats d’Europe en petit bassin en France l’hiver prochain, donc je veux profiter de cette compétition, pour notre pays et pour m’y faire plaisir. » A l’instar de l’Australien Ian Thorpe, qui a d’ores et déjà décidé de poursuivre sa carrière en dépit de sa non qualification aux JO de Londres, Laure Manaudou poursuivra donc ses pérégrinations aquatiques après l’échéance britannique. révélées passionnantes, presque fascinantes. Rythmées, théâtralisées avec soin, la natation gagnerait à être davantage mise en lumière. Une bonne nouvelle que celle de l’annonce de la future construction d’un centre aquatique olympique en région parisienne (cf. page 48). Il ne manque finalement qu’un équipement digne de ce nom pour que la discipline franchisse l’ultime palier de la progression qu’elle connaît depuis les JO d’Athènes. Et c’est d’ailleurs plein d’admiration que j’ai suivi la mise à l’eau de la championne olympique Laure Manaudou. Je n’ai malheureusement pas vécu les prouesses « du papillon » entre 2004 et 2008, mais à voir l’accueil que lui a réservé le public du Nord, j’ai constaté, non sans émotion, que ses supporters n’avaient rien oublié de ses éblouissants exploits. Pierre Lejeune (Ph. KMSP/Stéphane Kempinaire)
(Ph. KMSP/Franck Faugere) DIAMANTS BRUTS DEUX MONSTRES TOUT POUR PLAIRE LONDRES Le match A seulement 17 ans, l’Américaine Melissa Franklin est programmée pour être l’une des grandes stars des prochains Jeux de Londres. Un parcours digne de Laure Manaudou qu’elle retrouvera sur les épreuves olympiques de dos. Melissa. Révélée à 15 ans aux Sujet réalisé par A.C. championnats du monde de Dubaï en petit bassin (décembre 2010), où elle s’aligna sur six disciplines différentes (50, 100 et 200 m dos, le 100 et le 200 m 4 nages et le relais 4x200 m nage libre, Ndlr), l’Américaine explose l’année suivante aux Mondiaux de Shanghai en décrochant trois médailles d’or sur 200 m dos et avec les relais 4x200 m nage libre et 4x100 m 4 nages. Monstre de précocité, de polyvalence et de puissance, Missy Franklin a le profil d’un Phelps au féminin. Grande (1 m 87) et dotée de pieds gigantesques (elle chausse du 46, « de vraies palmes » dit son père), la native de Pasadena a presque été conçue pour nager. Melissa. Comme tous les joyaux bruts, la jeune Missy attise les convoitises et concentre les plus folles ambitions. Certains la voient déjà décrocher une flopé de médailles à Londres, en dos et en quatre nages notamment, et rejoindre ainsi au panthéon de la natation mondiale ses compatriotes Michael Phelps et Ryan Lochte. Preuve en a été donnée le 22 octobre 2011, lors de l’étape berlinoise de la coupe du monde, où elle avait battu le premier record du monde individuel de sa carrière sur 200 m dos (2’00 » 03). Plus jeune détentrice actuelle d’une marque mondiale, elle est aussi devenue la première nageuse à améliorer un chrono établi à l’époque des combinaisons en polyuréthane (2’00 » 18 par la Japonaise Sakai en novembre 2009). Melissa. Dans la capitale britannique, Missy sera attendue sur 100 et 200 m dos, ses distances naturelles, ainsi que sur les épreuves de quatre nages. Elle devrait également intégrer des relais pour une razzia finale qui devrait flirter avec les cinq médailles. Un bilan dans la droite lignée de sa moisson chinoise de Shanghai où en plus de ses trois titres elle avait soulevé l’argent avec le relais 4x100 m nage libre et le bronze du 50 m dos. « Je ne me rends pas compte de ce qui m’arrive », confiait-elle en août 2011. « Les gens ont l’air surpris de me voir nager si vite et gagner des médailles à mon âge, mais je m’entraîne pour ça. C’est l’inverse qui serait étonnant (rire). » Laure. Championne olympique à 17 ans, invaincue sur 400 m nage libre (son épreuve fétiche) de 2004 à 2008, triple championne du monde et multiple recordwoman du monde, la Française a régné sur la planète natation jusqu’aux JO de Pékin avant de diluer son talent dans des considérations extrasportives. A 25 ans, après une grossesse et trois années d’interruption, la grande brune a entamé une seconde carrière tambour battant qu’elle étrennera sur la scène mondiale aux Jeux de Londres. Une manière de se réconcilier avec l’épreuve olympique qui l’avait terrassée en 2008 (larmes et aucun podium). Une manière aussi de se rabibocher avec le public français et ses supporters à qui elle entend faire oublier ses dérives passées. Laure. La Française est une exception dans le panorama aquatique et peut-être dans tout le sport tricolore. Rarement une athlète de haut niveau aura occupé le paysage médiatique sur tous les fronts. Avant elle, il y avait bien eu Marie-José Pérec et Amélie Mauresmo, mais Manaudou reste Manaudou : une championne adulée, encensée à qui rien n’est épargné. A Dunkerque, pendant les qualifications olympiques, la Marseillais avait eu le malheur de commenter maladroitement la tuerie de Toulouse sur le réseau social Tweeter. Bilan : une pluie de messages désobligeants, parfois insultants, qui l’avaient incité à fermer son compte. Laure. Qualifiée sur 100 et 200 m dos, la Marseillaise manque certainement de repères à l’étage international mais ce qu’elle a démontré aux championnats de France de Dunkerque est sans conteste appétissant. D’autant qu’elle abordera les JO de Londres dans un état d’esprit positif, ce qui était loin d’être le cas à Pékin en 2008 où elle cherchait surtout à fuir les médias qu’à rentrer dans sa compétition. « Je ne sais pas si c’est le fait d’être mère ou si c’est lié à l’ambiance du CN Marseille, mais je suis heureuse de nager, de retrouver mon sport et l’équipe de France », lâchait la grande brune dans un immense sourire à l’issue des sélections olympiques. 19 Natation Magazine | Avril - mai 2012 | N°134 (Ph. KMSP/Stéphane Kempinaire)



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