Natation Magazine n°133 mars 2012
Natation Magazine n°133 mars 2012
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°133 de mars 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Fédération Française de Natation

  • Format : (209 x 297) mm

  • Nombre de pages : 50

  • Taille du fichier PDF : 9,2 Mo

  • Dans ce numéro : championnats de France, l'heure de vérité.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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28 Nat’course Natation Magazine | Mars 2012 | N°133 (Ph. D.R.) > épreuves de natation. « J’ai donné le meilleur de moi-même, et la victoire m’a souri. » Des mots simples pour ce nageur de 22 ans qui passera au travers des championnats du monde de Montréal (2005) avant d’empocher l’or du 200 m brasse, sa course fétiche, deux ans plus tard à Melbourne (2007). En 2008, à Pékin, Kitajima entre dans l’histoire de son sport en conservant ses titres olympiques sur 100 et 200 m brasse. Au Japon, il devient une légende vivante, adulée, admirée et sollicitée en permanence par de nombreux spectateurs et des médias avides de découvrir l’intimité du TEMOIGNAGE : HUGUES DUBOSCQ En février 2006, le brasseur havrais Hugues Duboscq s’envole pour trois semaines de stage au Japan Institute Of Sports Sciences de Tokyo, l’antre de Kosuke Kitajima. L’occasion pour le Normand de s’immerger dans une autre culture tout en perfectionnant son art du ciseau. Souvenirs : « Cela reste l’une des expériences les plus enrichissantes de ma carrière. A l’époque, j’avais une image tronquée de Kitajima. En compétition, Kosuke est en mission, mais à l’entraînement, il se comporte normalement. Pendant le stage, bien que blessé au coude, il était dans un état d’esprit identique au mien : zen et enthousiaste (…) Les nageurs ne sont pas trop connus au Japon. Le baseball occupe davantage le devant de la scène. Mais Kosuke bénéficie d’un statut particulier. C’est une véritable star, les gens le reconnaissent dans la rue, il fait des publicités. En fait, les Japonais considèrent les champions olympiques comme des dieux vivants. Moi, ils ne savaient pas qui j’étais. Ils m’ont sans doute aperçu sur la troisième marche du podium olympique du 100 m brasse à Athènes, mais un médaillé de bronze champion. « C’est le meilleur brasseur de tous les temps », déclare avec admiration Hugues Duboscq à l’issue des Jeux de Pékin. « Il a tout : le physique, la technique et une mentalité de samouraï qui lui permet de relever les challenges les plus insensés. » Et après de longues tergiversations, le Japonais est de retour depuis quelques mois. Un brin décevant aux championnats du monde 2011 de Shanghai, Kitajima est d’ores et déjà concentré sur le rendez-vous olympique londonien où il pourrait tutoyer l’Olympe une fois encore. ne peut guère rivaliser avec un champion olympique (…) Tout champion qu’il est, il travaille beaucoup. Pendant le stage, je me levais à 7 heures du matin pour le petit déjeuner et passer quelques coups de téléphone en France. De 9 à 10 heures on répétait des exercices de musculation avant de s’entraîner dans l’eau jusqu’à midi. L’après-midi, on reproduisait le même schéma : une heure de musculation et deux heures de travail dans le bassin du Japan Institute of Sports sciences. Pendant les séances de travail, l’entraîneur principal est entouré d’une armée d’assistants. Il y a toujours quelqu’un autour du nageur prêt à le conseiller ou à le corriger. En outre, dans le Japan Institute of Sports sciences, tout est très fonctionnel. Si le coach souhaite avoir recours à la vidéo pour une séance spécifique, différentes caméras sont à sa disposition. En fait, la principale spécificité réside dans l’importance qu’ils accordent au travail à sec. Avant chaque entraînement, les Japonais s’échauffent et s’étirent longuement. Ils travaillent énormément sur l’élasticité musculaire et la tonicité. » (Ph. KMSP)
(Ph. D.R.) LE JAPAN INSTITUTE OF SPORTS SCIENCES C’est le fleuron du sport japonais, un petit bijou de technologie. Inauguré en 2001, le Japan Institute Of Sports Sciences est l’équivalent de notre Institut National du Sport et de l’Education Physique (INSEP) basé à Vincennes, où sont formés et préparés des athlètes de haut niveau français. Une pépinière d’où sortent les plus grands athlètes nippons et où a eu la chance de s’entraîner le brasseur Hugues Duboscq lors d’un stage de LA SYNCHRO EN EBULLITION Les Japonais sont archi fans de natation synchronisée, et ce n’est rien de le dire. Au Japon, les disciplines artistiques ont la cote, tant pour leur dimension sportive que pour l’attrait esthétique. A tel point que les médias nippons n’hésitent pas à dépêcher des armées de reporters pour couvrir tous les deux ans les championnats du monde de synchroqui accompagnent la grande messe aquatique de la FINA. Pas étonnant dès lors que le pays du Soleil Levant se soit pris de passion pour Virginie Dedieu, triple championne du monde du solo en 2003 (Barcelone), 2005 (Montréal) et 2007 (Melbourne). « En France, je suis restée anonyme alors qu’au Japon les gens me reconnaissent dans la rue », témoigne l’icône de la synchrotricolore. « Les Japonais sont très exigeants, ils n’acceptent pas la médiocrité. Travailler là-bas demande un investissement complet. J’ai beaucoup d’amis japonais et si l’occasion se présente, j’aimerais bien participer à nouveau (elle l’a déjà fait en 2007, Ndlr) à un spectacle itinérant sur trois ou quatre mois. » • quinze jours au Japon en février 2006. « Le bâtiment est tout récent, il a été édifié au début des années 2000 », confie le Havrais. « À l’intérieur, il y a deux bassins de natation, un de 25 mètres et un de 50 mètres, un gymnase, un centre de tirs, des salles pour l’aviron et d’autres pour la musculation… Bref, cela reste assez classique, mais c’est tout de même très impressionnant. Notamment sur le plan technologique. Dans les chambres, par exemple, les ingénieurs nippons ont imaginé un système qui diffuse de l’air semblable à celui que l’on trouve à 2 000 mètres d’altitude. » « C’est un complexe très élaboré », abonde Christos Paparrodopoulos, l’entraîneur du Normand. « Ce qui m’a surtout interpellé, c’est la présence permanente des scientifiques. Ils sont extrêmement présents et interviennent constamment. » 29 Natation Magazine | Mars 2012 | N°133 (Ph. KMSP)



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