Natation Magazine n°133 mars 2012
Natation Magazine n°133 mars 2012
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°133 de mars 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Fédération Française de Natation

  • Format : (209 x 297) mm

  • Nombre de pages : 50

  • Taille du fichier PDF : 9,2 Mo

  • Dans ce numéro : championnats de France, l'heure de vérité.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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18 Comptez-vous participer à la Nuit de l’Eau 2012 ? Les vendredi 30 et samedi 31 mars, la Fédération Française de Natation et l’UNICEF organisent la cinquième édition de la Nuit de l’Eau. Une nouvelle occasion de récolter des fonds pour faciliter l’accès à l’eau potable des enfants du Togo. Serez-vous de la partie ? Mathilde M. : « Evidemment, c’est un rendez-vous que je ne rate plus depuis deux ans maintenant. Outre le fait que je passe un moment très agréable avec mes filles, je trouve important de se mobiliser de manière ludique pour une cause aussi précieuse. » DominiqueC. : « J’ai découvert cette opération caritative l’an passé. C’est l’un de mes fils qui m’a demandé de l’emmener à la piscine avec deux copains pour y participer. Honnêtement, je ne savais pas du tout de quoi il s’agissait, mais en attendant que les enfants terminent leur baignade, j’ai déambulé dans la piscine de notre quartier et j’ai discuté avec les bénévoles de l’UNICEF. Cela s’est révélé passionnant et très instructif. Cette année, j’y retourne avec mon fils, et mon maillot de bain cette fois. » Le Mp3 aquatique Quand le rédacteur en chef de Natation Magazine m’a proposé de rédiger ma chronique mensuelle sur les Mp3 aquatiques j’ai bien cru à une blague. L’espace d’un instant, je me suis demandé de quelle manière j’allais pouvoir m’immerger avec mon iPod sans risquer de l’endommager. Et puis en me renseignant sur Internet je me suis aperçu que plusieurs marques avaient développé des Mp3 aquatiques pour accompagner les nageurs durant leurs entraînements. Comment s’en procurer ? Tout simplement dans les enseignes distribuant des produits de sport. Légers, discrets et parfaitement étanches, ces petits engins m’ont immédiatement tapé dans l’œil. Et quand est-il du son ? Parce que si le design de ces bestioles est sympa, encore faut-il qu’ils remplissent leur mission première : envoyer du lourd dans un environnement à priori hostile ! Une fois à la piscine, je me suis d’abord Natation Magazine | Mars 2012 | N°133 Carole A.-V. : « J’ai longtemps été bénévole pour les Restos du Cœur alors ce genre de cause me touche. Dans nos sociétés de consommation, on oublie parfois trop rapidement que le monde souffre. On nous parle de crise, de politiques d’austérité, mais concrètement on demeure assez distant des préoccupations primaires. Avec la Nuit de l’Eau j’ai découvert un nouveau type d’engagement où le plaisir est associé à une prise de position humaniste. Je serai dans l’eau le 31 mars, c’est sûr ! » Didier. R. : « J’ai participé à toutes les Nuits de l’Eau depuis 2008. Il faut J’ai testé pour vous... dire que je suis un nageur licencié, donc l’information m’a été transmise par mon club. Maintenant, je pense que l’on pourrait améliorer la communication autour de cet événement pour drainer davantage de monde. » Erwan. B. : « Moi, je ne suis pas trop baignade ou piscine, mais avec ma femme nous avons tenu à faire un effort pour emmener nos enfants à cet événement et leur faire découvrir les joies aquatiques et certaines thématiques fondamentales comme l’eau, la pauvreté et la solidarité. C’est très formateur pour les jeunes. Alors oui, on y sera encore cette année. » (Ph. Fotolia) On aime Le professionnalisme et la passion de l’Américain Michael Phelps pour sa discipline. Interrogé fin janvier sur l’imminence de la fin de sa carrière (programmée pour la fin des Jeux Olympiques de Londres sauf rebondissement de dernière minute, Ndlr), la superstar des bassins a répondu avec sincérité : « C’est fou de penser de qu’il ne me reste plus que quelques mois de compétition. Ce n’est vraiment pas beaucoup. J’essaye de prendre le plus de plaisir possible à l’entraînement et d’en apprécier chaque moment. J’ai encore des objectifs, c’est ce qui permet de rester motivé jusqu’au bout. Je vais tout faire pour les atteindre. Ce sera dur mais je ne veux pas finir sur une fausse note ». La décla david douillet « Je parie sur plus de médailles qu’à Pékin (...). On a un potentiel pour avoir au moins 12, 13, 14 médailles d’or. C’est un peu ambitieux, mais le sport français doit l’être », a lancé le ministre des Sports David Douillet, double champion olympique de judo (catégorie poids lourds), en janvier dernier lors de sa première visite du parc olympique londonien. demandé où il fallait installer l’appareil. Le maillot de bain s’est révélé désastreux. En fait, il suffit simplement de l’accrocher à la lanière des lunettes, directement sur le bonnet de bain. De la sorte, vous n’êtes aucunement perturbé dans votre effort. Et ensuite ? Ensuite, eh bien, c’est génial. Tout simplement extra ! Je suis un fan de rock n’roll dans l’éternel, donc j’ai débuté ma séance par un 800 m crawl avec les Rolling Stones dans les oreilles. Et vous pouvez me croire, nager avec « Start meup » et « Jumping jack Flash » est une expérience enthousiasmante. Pour un peu on ne ressentirait plus la fatigue. Pour un peu j’ai dit… Mais lorsque cette dernière s’est invitée dans mes bras, j’ai zappé sur Coldplay pour poursuivre ma séance en souplesse. Et une fois encore, le résultat s’est révélé formidable. Un petit détail néanmoins si comme moi vous êtes prompts à reprendre les refrains de vos groupes fétiches : évitez de chanter sous l’eau ! Pierre Lejeune
(Ph. KMSP/Franck Faugere) A COUTEAUX TIRÉS DEUX MONSTRES TOUT POUR PLAIRE LONDRES Le match Entre ces deux-là, c’est l’entente cordiale. Guère plus. Souveraine sur 200 et 400 m nage libre depuis le retrait de Laure Manaudou, l’Italienne Federica Pellegrini voit émerger depuis quelques mois une nouvelle tricolore affamée : Camille Muffat. Camille. Révélée en 2005, aux championnats de France de Nancy où elle avait dominé, à seulement 15 ans, la championne olympique Laure Manaudou sur 100 m 4 nages, la Niçoise a longtemps été présentée comme la nouvelle pépite de la natation tricolore. Si son talent n’a jamais fait aucun doute, Camille l’a trop longtemps dilué dans sa polyvalence et une capacité hors-normes à enchaîner les épreuves. Il aura finalement fallu attendre la déception des Euro de Budapest, d’où elle rentre bredouille en individuel, pour qu’elle étoffe enfin son palmarès international : championne du monde 2010 du 200 m nage libre en petit bassin puis double médaillée de bronze mondial sur 200 et 400 m nage libre à Shanghai (août 2011). Camille. Introvertie et peu expansive, on oublie souvent que Camille n’a que 22 ans. « Elle est sur le devant de la scène nationale depuis un long moment déjà », confirme son entraîneur Fabrice Pellerin. Mais depuis deux saisons, la nageuse semble plus détendue, en phase avec elle-même et notamment avec l’image de championne qu’elle véhicule désormais. Parce que derrière cette timidité se cache un tempérament de feu. En septembre 2010, de retour des championnats d’Europe de Budapest où elle a déçu, la Niçoise décide de se concentrer sur le crawl et d’en finir une bonne fois pour toute avec le 4 nages, son épreuve fétiche. Un choix judicieux couronné de succès quatre mois plus tard par son premier titre mondial sur 200 m nage libre (Dubaï, petit bassin). Camille. Après sa somptueuse saison 2010-2011, l’Azuréenne n’a qu’un objectif : se hisser sur un podium olympique et confirmer ses deux médailles de bronze décrochées aux Mondiaux de Shanghai. « Elle a les moyens d’aller plus haut », prédit son coach Fabrice Pellerin, « mais il lui reste aussi beaucoup de réflexes à acquérir. Dans ce sens, les championnats du monde 2011 ont constitué un excellent apprentissage. » D’autant que la Niçoise dispose depuis plusieurs saisons désormais d’un environnement concurrentiel qui peut contribuer à élever son niveau. « L’émergence de Yannick Agnel est une chance », abonde Fabrice Pellerin. « Camille n’est plus seule, la pression est aussi sur Yannick. Et s’il gagne, elle aura envie de l’imiter. » Federica. A seulement 23 ans, et après déjà une longue expérience au plus haut niveau, la belle brune est sans contestation possible la reine de la natation transalpine. Double championne olympique et quadruple championne du monde, la nouvelle petite amie de Filippo Magnini est un phénomène, une star people autant qu’une nageuse bourrée de talent. En proie à des crises d’angoisse, parfois stressée et espiègle, Federica n’en demeure pas moins ultra compétitive à chacun des grands rendez-vous internationaux. Et si depuis le décès de son mentor Alberto Castagnetti, l’Italienne a du mal à se stabiliser, elle reste la grande favorite des 200 et 400 m nage libre des Jeux Olympiques de Londres. Federica. Non contente d’affoler les chronos dans tous les bassins de la planète, l’Italienne est aussi une habituée des magazines et des chroniques people. En Italie, les journaux ont fait d’elle l’une de leurs coqueluches favorites. Pas étonnant dès lors que sa séparation d’avec Luca Marin pour les beaux yeux et les pectoraux gonflés de Filippo Magnini ait fait la une plusieurs jours d’affilée. De l’autre côté des Alpes, Federica est une reine, une diva que ses crises d’angoisse ou ses caprices propulsent invariablement sur le devant de l’actualité. Reste que la brune, avide de mode et de shoping, demeure une athlète parfaitement consciente de son statut et maître de son image. Federica. Qui pourra battre l’Italienne dans quelques mois à Londres ? Difficile à dire, même si beaucoup parient justement sur la Française Camille Muffat. Mais plus que ses rivales, c’est elle que Pellegrini doit craindre. Depuis la mort de son entraîneur, Alberto Castagnetti, Federica a nagé sous la houlette de Stefano Morini, puis de Philippe Lucas avec lequel elle a réalisé d’excellents Mondiaux de Shanghai. Dernièrement, la championne italienne avait décidé de placer sa confiance en Federico Bonifacenti. Une collaboration qui n’aura finalement duré que trois petits mois. Pour autant Pellegrini ne s’inquiète pas outre mesure : « Désormais, je dois repartir de zéro, mais je reste sereine concernant mon objectif olympique ». 19 Sujet réalisé par A.C. Natation Magazine | Mars 2012 | N°133 (Ph. KMSP/Julien Crosnier)



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