Natation Magazine n°132 février 2012
Natation Magazine n°132 février 2012
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°132 de février 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Fédération Française de Natation

  • Format : (209 x 296) mm

  • Nombre de pages : 50

  • Taille du fichier PDF : 7,3 Mo

  • Dans ce numéro : Sara Labrousse et Chloé Willhelm, objectif Londres.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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46 Hors lignes : Diane Bui-Duyet « Le haut niveau : une vie trépidante » Natation Magazine | Février 2012 | N°132 Spécialiste des épreuves en petit bassin, Diane Bui-Duyet détient toujours la référence mondiale du 100 m papillon en 25 mètres (55 » 05). Du haut de ses 32 ans, elle les a eus le 22 décembre dernier, et après presque vingt ans de carrière au plus haut niveau, Diane Bui-Duyet fait sans conteste partie de ses nageuses emblématiques qui auront marqué l’histoire de leur discipline. Reste que la Néo-calédonienne s’est principalement illustrée en petit bassin, un exercice longtemps confidentiel en France. Multi-médaillée sur 50 et 100 m papillon, ses épreuves de prédilection, sur la scène nationale comme européenne, Diane détient toujours le record du monde du 100 m papillon en bassin de 25 mètres (55 » 05). Entretien avec l’un des plus beaux sourires de la natation tricolore qui devrait tirer sa révérence à l’issue de la saison 2011-2012. (Ph. KMSP/Franck Faugere)
Diane, voilà presque vingt ans que tu évolues au plus haut niveau. Toujours envie ? La natation est une passion. J’ai eu des moments où je me suis arrêtée de nager pour faire d’autres choses, mais j’y suis toujours revenue. Aujourd’hui la natation de haut niveau me permet de vivre une belle histoire et d’apprécier à sa juste valeur ces instants uniques. Ton corps et ton mental sont-ils toujours aussi disposés à vivre toutes les contraintes qu’impose une pratique de haut niveau ? Le corps et le mental ne sont pas ménagés, c’est vrai, mais pour l’instant je me sens bien. Qu’est ce qui te plaît dans cette vie de sportif ? C’est une vie trépidante, riche d’émotions, de rencontres et tellement enrichissante. C’est dur parfois, mais avec l’expérience on apprend à apprécier les valeurs de la vie. Quelle a été la plus grande joie et la plus grande déception de ta carrière ? Ma déception, c’est en 2000 aux championnats de France à Rennes où j’ai manqué de peu la qualification pour les Jeux Olympiques de Sydney. Quant à ma plus grande joie, c’est mon premier record d’Europe sur le 100 m papillon à la Réunion. Michel Salles est venu me l’annoncer à l’arrivée. Que réponds-tu à ceux qui te décrivent comme une nageuse de petit bassin ? Je leur dis qu’ils n’ont pas tort… Pas complément en tout cas (sourire). C’est en petit bassin que j’ai signé mes meilleurs résultats. C’est sur format de 25 mètres que mes qualités naturelles se sont le mieux exprimées. Aucun regret ? Non, aucun (elle s’interrompt)… Peut-être le fait malgré tout que les épreuves en petit bassin soient restées confidentielles en France alors que dans d’autres pays elles sont nettement plus médiatisées. Comment l’expliques-tu ? C’est culturel selon moi. En France, le petit bassin n’est pas considéré à sa juste valeur. Chez nous, les compétitions en bassin de 25 mètres permettent de s’occuper l’hiver, mais après vingt ans de carrière je peux dire qu’il en a toujours été ainsi (cf. encadré). Tu n’as encore jamais participé aux Jeux Olympiques. Les JO de Londres sont-ils ton grand objectif de fin de carrière ? J’ai appris à avancer année par année sans me poser trop de questions. Il y a tellement de variantes que l’on ne maîtrise pas que finalement c’est bien d’avoir des objectifs, mais c’est aussi important de pouvoir vivre et d’être heureux à côté, et de ne pas forcément en faire toute une montagne si jamais ça n’arrive pas ! Tu es toujours détentrice du record du monde du 100 m papillon en petit bassin et l’interdiction des combinaisons en polyuréthane depuis le 1 er janvier 2010 le rend encore plus difficile à battre. Accordes-tu une importance particulière à cette référence ? Les records sont faits pour être battus. Ça me fait plaisir qu’il puisse être maintenu encore un petit moment. Mais maintenant, on est revenu aux combinaisons en tissu et il ne va pas non plus falloir longtemps pour pouvoir le battre. D’ici un an, un an et demi ou deux ans, plusieurs records seront battus. Néo-calédonienne de naissance, tu participes tous les quatre ans aux Jeux du Pacifique, dont tu es l’athlète la plus titrée tous sports et pays confondus. Quelle importance accordes-tu à cette compétition ? C’est une épreuve qui me tient particulièrement à cœur ! C’est l’une des rares compétitions où l’on peut représenter ses origines. On retrouve sur une quinzaine de jours, toutes disciplines et toutes îles confondues, une vraie notion du Pacifique, du partage, de la joie de vivre… J’adore ! C’est aussi le moyen pour moi de remercier mes parents et les personnes qui m’ont soutenue depuis le début de ma carrière. Est-ce que tu penses à ta reconversion ? J’y pense encore plus aujourd’hui ! Et quel métier aimerais-tu exercer plus tard ? Je ne sais pas encore, mais ce qui est sûr c’est que j’aimerais travailler dans le monde du sport• Recueilli par M.-C. P.(avec A.C.) Diane intime Le souvenir que tu gardes en mémoire pour évacuer les jours sans ? Ma famille, mon chéri, mon île. Le petit plaisir que tu t’offres les jours de grande fatigue ? Rester au lit. Combien de temps passes-tu sur Facebook par jour ? Je m’améliore, j’en suis à 5 minutes par jour. Ton dessert préféré ? La salade de fruits. Comment aimes-tu faire la fête ? Entre amis, autour d’un repas. L’athlète hors natation qui te séduit le plus ? Sébastien Loeb (rallye). Ce qui te délasse le plus rapidement ? Une douche chaude. L’endroit où tu aimerais vivre plus tard ? Sur un bateau, sur une île. Ton rêve dans la vie ? Faire le tour du monde. Recueilli par M.-C. P.Le petit bassin vu par les Bleus Alain Bernard : « Le petit bassin ça commence à faire partie du jeu. On sait maintenant que le niveau est au rendez-vous, il faut être à 100%, on ne peut plus arriver en méforme. » Camille Muffat : « Le petit bassin c’est une étape dans la saison mais pas une finalité. Le « grand bac » c’est quand même l’objectif majeur de la saison avec des compétitions d’une autre envergure. » Lionel Horter (directeur des équipes de France) : « Notre culture « petit bassin » est toute récente alors que c’est naturel pour les Américains et les Australiens. Nous, il a fallu que l’on apprenne. » Fabrice Pellerin (coach ON Nice) : « En 2010, la France a participé en masse aux championnats du monde à Dubaï. C’est nouveau pour nous alors que d’autres nations sont habituées à l’exercice. Mais nous sommes en train de compléter notre culture du petit bassin et ça vient petit à petit. » 47 Natation Magazine | Février 2012 | N°132



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