Natation Magazine n°132 février 2012
Natation Magazine n°132 février 2012
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°132 de février 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Fédération Française de Natation

  • Format : (209 x 296) mm

  • Nombre de pages : 50

  • Taille du fichier PDF : 7,3 Mo

  • Dans ce numéro : Sara Labrousse et Chloé Willhelm, objectif Londres.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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42 Conseils Respirer c’est la clé Jusqu’à preuve du contraire, l’homme n’a pas encore appris à respirer sous l’eau. D’où l’importance de contrôler sa respiration en nageant. Outre la performance, c’est surtout une question de confort – et de survie qui plus est. Tour d’horizon de quelques principes respiratoires. Natation Magazine | Février 2012 | N°132 Sujet réalisé par Celia Delgado Luengo En crawl, je respire sur les côtés. La respiration en crawl pose certaines difficultés car la prise d’air sur le côté déséquilibre la nage et réduit l’efficacité du mouvement de bras. Il est donc primordial de garder la tête immobile pendant l’ensemble de la poussée et de n’engager sa rotation qu’à la fin du mouvement propulsif. Le nageur profitera ainsi du roulis naturel des épaules et n’effectuera qu’une rotation minimale de la tête pour amener la bouche juste à la surface. De la sorte, le cou est également préservé d’une torsion trop intense. En natation, il faut veiller à ce que l’inspiration et l’expiration se prolongent sur une période identique. En natation, l‘inspiration est courte et intense tandis que l’expiration est longue et continue. Cela s’explique par la « fenêtre – temps » étroite durant laquelle la bouche peut inspirer. L’expiration s’effectue, pour sa part, durant tout le cycle aquatique de la tête. Sous l’eau, le nageur doit impérativement s’appliquer à adapter le débit de l’air expiré pour expulser le volume nécessaire avant la prochaine inspiration. Il est en effet important d’éviter les micros apnées, néfastes sur le plan cardiaque. Je dois caler ma respiration sur la fréquence des passages de bras. Si le rythme respiratoire prévaut, c’est lui qui imposera sa cadence aux bras. Dans ce cas, le nageur dispose alors de toute la latitude nécessaire pour placer l’inspiration sans difficulté, quitte à provoquer un léger rattrapé avant des bras (les bras attendent la fin de l’inspiration pour poursuivre leur cycle, Ndlr). Dans le cas contraire, les bras rythment la cadence obligeant la respiration à s’intercaler « comme elle peut ». En papillon, il est recommandé de ne pas respirer à chaque mouvement. L’inspiration en papillon se fait en regardant devant soi et en sortant le moins possible la tête (le menton doit rester dans l’eau). Cependant, même si cette inspiration est correctement effectuée, elle occasionne des résistances car elle provoque un enfoncement des hanches et des jambes. Il n’est donc pas recommandé de respirer à chaque mouvement mais de garder le visage dans l’eau sur certains mouvements, ce qui permettra de rester plus « à plat ». L’expiration se fait de façon progressive sur le mouvement de bras qui précède l’inspiration. Si cette expiration a été complète, l’inspiration pourra se faire dès le début du retour aérien de façon ample et rapide ce qui permettra de replacer suffisamment tôt le visage dans l’eau. Un nageur disposant de grandes capacités pulmonaires est plus performant. Si certains nageurs disposent de
capacités pulmonaires hors normes, ce n’est pas l’unique critère de performance. Ainsi, l’Américain Ryan Lochte ou le Français Jérémy Stravius sont capable de réaliser des coulées de 13 à 14 mètres, mais ce sont également des techniciens hors-pair et des nageurs très polyvalents. Quant à Alain Bernard, champion olympique de l’épreuve reine, s’il ne s’est jamais illustré sur les phases sous-marines, il n’en demeure pas moins l’un des sprinters les plus rapides de la planète à la surface. En nageant avec un tuba, je travaille ma respiration. A vrai dire, c’est tout l’inverse ! En nageant avec un tuba, vous inspirez Le saviez-vous ? Le Russe Denis Pankratov, champion olympique des 100 et 200 m papillon aux Jeux d’Atlanta (1996), s’est longtemps distingué par le temps qu’il passait sous l’eau, avant que la FINA ne limite la phase sous-marine des départs et des virages à quinze mètres. Ainsi, en compétition en bassin de 25 mètres, Pankratov pouvait nager jusqu’à 24 mètres sous l’eau lors du départ, ressortir le temps d’effectuer un unique mouvement de bras, et repartir pour la longueur moins d’air. Vous êtes donc obligé de respirer plus fort et plus souvent. Le tuba est surtout un excellent moyen de ne pas se focaliser sur la respiration. On peut ainsi se concentrer plus aisément sur les parties techniques : l’entrée dans l’eau, la prise d’appuis et surtout l’équilibre général de nage. En effet, si la tête bouge pendant la phase de respiration, tout le corps bouge. Avec le tuba, les débutants peuvent emmagasiner des repères et réduire le phénomène de vrille que l’on observe lorsque la tête tourne pour chercher de l’air• suivante.Témoignage : Alain Bernard Le sprinter marseillais Fabien Gilot en phase de respiration. « Jusqu’en 2006, je nageais en deux temps. Une respiration, un coup de bras, etc. Sauf au plongeon où les premières respirations se faisaient en quatre temps. Plus tu respires, plus tu perds du temps et tu risques de te désaxer. C’est ainsi que j’étais le plus à l’aise à l’entraînement. Mais en janvier 2006, j’ai décidé d’innover et j’ai essayé le 4 temps. Ce jour-là, j’ai battu mon meilleur chrono d’un centième en pleine période de travail. Je me suis tout de suite senti plus à l’aise, plus en ligne car je respirais moins et toujours du même côté. La respiration est propre à chaque nageur, en fonction de ses qualités, de ses sensations. Pour l’instant, la fréquence 4 temps est celle qui me convient le mieux. » 43 (Ph. KMSP/Franck Faugere) Natation Magazine | Février 2012 | N°132



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