Natation Magazine n°132 février 2012
Natation Magazine n°132 février 2012
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°132 de février 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Fédération Française de Natation

  • Format : (209 x 296) mm

  • Nombre de pages : 50

  • Taille du fichier PDF : 7,3 Mo

  • Dans ce numéro : Sara Labrousse et Chloé Willhelm, objectif Londres.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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(Ph. FFN/Philippe Pongenty) 22 Actu Partenaire beauté Depuis 2010, la société Make Up For Ever est le partenaire synchrode la Fédération Française de Natation. Une collaboration entamée au début des années 1990 qui contribue à l’essor de la discipline. La duettiste de l’équipe de France Chloé Willhelm maquillée par Make Up for Ever. B Natation Magazine | Février 2012 | N°132 eauté, charme, élégance, raffinement, voilà ce qui définit le mieux la natation synchronisée. Pas étonnant dès lors que la marque de cosmétique Make Up For Ever se soit rapprochée de l’univers esthétique de la spécialité au début des années 1990. En 1993, très exactement, lorsque Muriel Hermine, première star tricolore de la synchro, propose à Danny Sanz (fondatrice et directrice AVANT APRÉS Le stand Make Up For Ever réservé au public. artistique de Make Up For Ever, Ndlr) de maquiller les nageuses de son ballet aquatique Sirella. Une expérience fondatrice qui permettra à la créatrice de concevoir une nouvelle gamme de produits de beauté qui résistent à l’eau. En 2010, la Fédération française et Make Up For Ever entérinent leur association. La marque de cosmétique devient alors un partenaire privilégié de l’équipe de France de nat’synchro. La collaboration se traduit par un apport financier, une relation étroite avec les nageuses et une expertise en matière de maquillage. « Ce partenariat permet à Make Up For Ever de dépasser son rôle de marque de maquillage et de confirmer sa volonté d’éducation en formant l’équipe de France de natation synchronisée aux techniques du maquillage waterproof », annonce sans ambiguïté le site internet de la marque. Reste que le point d’orgue de ce partenariat demeure, sans conteste, l’organisation conjointe d’un Open international entièrement dédié à la synchroet à son univers féérique. Pour la marque c’est l’occasion de séduire un large public féminin. Pour la fédération, il s’agit de médiatiser la discipline. Car en dépit des trois titres de championne du monde en solo de Virginie Dedieu (2003, 2005 et 2007), la synchron’a jamais décollé « L’objectif est de montrer l’enseigne au public. Rien de telle que l’excellence d’une discipline pour mettre en exergue notre marque. » en France. En Espagne, au Japon ou en Russie, elle tient le haut de l’affiche. Pas chez nous. C’est d’ailleurs dans cette perspective qu’a été conçu L’Open Make Up For Ever, organisé en mars 2011 puis en janvier dernier à la piscine Maurice Thorez de Montreuil. Durant les trois jours de compétition (26-28 janvier), la société a installé deux stands : un en coulisses pour les nageuses engagées et l’autre en tribune pour les spectateurs. « L’objectif est de montrer l’enseigne au public. Rien de telle que l’excellence d’une discipline pour mettre en exergue notre marque. Nous avons une gamme de produits aquatiques de haute technicité et de haute résistante », souligne Jean- François Bernardi, responsable marketing. « Nous nous occupons de tout le monde : des nageuses comme du public », reprend Julie Dupy, maquilleuse et responsable des relations professionnelles de la marque. « Dans l’eau, les nageuses sont loin des juges et des spectateurs et il est difficile d’apercevoir leur maquillage. Ce dernier doit donc être très étiré et très coloré. Nous avons pour consignes de reproduire les mêmes thèmes pour le public », poursuit Julie Dupy. Entre Make Up For Ever et la synchro, l’histoire semble partie pour durer• Rémi Chevrot (avec A.C.) (Ph. FFN/Philippe Pongenty)
Le poids des mentalités En mars 2011, la Fédération Française de Natation et son partenaire Make Up For Ever inauguraient la première édition d’un Open entièrement dédié à la natation synchronisée. Une compétition de préparation, mais surtout une vitrine médiatique pour soutenir le développement de la discipline. Un an après, où en est la synchro ? D’un point de vue purement visuel, l’impression est excellente. En l’espace de trois jours (26-28 janvier), la piscine Maurice Thorez de Montreuil n’a pas désempli. Comme en 2011, ils étaient plus de 3 000 passionnés de ballets aquatiques à admirer la grâce et l’esthétisme des naïades tricolores et étrangères. Il y a un public pour la synchro. C’est certain. Un public enthousiaste, connaisseur et totalement impliqué. Au point de se ruer sur les maquillages du stand Make Up For Ever installé pour l’occasion. Visuellement, l’Open est un succès. Mais qu’en est-il des retombées médiatiques ? La compétition estampillée Make Up For Ever a été répercutée sur Internet. Il n’y a qu’à lancer une recherche sur Google pour s’en convaincre. Mais comparativement aux échéances surmédiatisées de la natation course, la synchron’a pas affolé les gazettes. Comparaison n’est pas raison. Certes, mais la discipline dispose sans conteste des atouts pour se défaire de son statut d’outsider. Des sourires, des jambes galbées, de la musique à plein volume, des paillettes, du décorum et des performances internationales. Tout est là. Alors pourquoi la synchrone s’épanouit-elle pas davantage ? D’abord parce que les Bleues n’ont plus décroché de médailles mondiales depuis l’or de Virginie Dedieu aux Mondiaux de Melbourne en 2007. Peut-être, mais il n’y a pas que cela. La réponse est à chercher ailleurs, notamment dans le poids des mentalités et les rapports tourmentés qu’entretien la France avec le sport féminin. « On voit moins de sport féminin dans les grands médias parce que la prime est donnée au football, au tennis, au rugby ou au cyclisme », analysait Chantal Jouanno, alors ministre des Sports, en 2011. « Il est donc important de montrer le sport au féminin et notamment une discipline comme la synchroqui dispose de caractéristiques très féminines. La natation synchronisée a besoin d’être mise en valeur, car c’est tout sauf un sous sport. » Personne ne la contredira. Au 31 décem bre 2009, 37% des spor tifs de haut niveau ins crits sur les lis tes minis té riel les étaient des fem mes (source : Ministère chargé des sports). C’est mieux qu’en 2006, où l’on en recensait 34%, mais la parité n’est pas encore atteinte. « C’est terrible de voir à quel point le sport féminin n’intéresse pas la France », observe, non sans une pointe d’amertume, Patrice Lair, coach des footballeuses de l’Olympique lyonnais. « Chez nous, on a vraiment du mal à comprendre que les filles proposent du sport de haut niveau. » • A.C. « La natation synchronisée a besoin d’être mise en valeur, car c’est tout sauf un sous sport. (Chantal Jouanno, mars 2011) » Femmes en sport Les femmes sportives ont rendez-vous le 11 mars 2012 au stade Emile Anthoine (XV e arrondissement de Paris) pour la journée « Femmes en sport » ! Dans le cadre de la Journée internationale de la femme, la Ville de Paris met en place depuis plusieurs années une grande journée autour du sport et de la femme. Un rendez-vous gratuit et libre au cours duquel de nombreuses activités seront présentées et proposées aux participantes (course à pied, danse, fitness, yoga, massages). 23 (Ph. Dmytro Konstantynov/Fotolia.com) Natation Magazine | Février 2012 | N°132



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