N’TIC Magazine n°94 octobre 2014
N’TIC Magazine n°94 octobre 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°94 de octobre 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Med&Com

  • Format : (210 x 287) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : géolocalisation... jusqu'à quand s'en priver ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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dossier géolocalisation 20 1.1 n’tic magazine - Octobre 2014 Quel rôle joue l’Institut National de Cartographie et de Télédétection ? Créé le 17 octobre 1967 sous l’autorité du Ministère de la Défense Nationale, l’INCT est devenu, en 2009, un Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC) relevant du secteur économique de l’Armée Nationale Populaire. L’INCT répond aux besoins en informations géographiques de plusieurs secteurs d’activités, public et privé, activant dans divers domaines notamment la Défense, Cadastre, l’Agriculture, l’Aménagement du territoire, les Télécommunications, l’Energie, etc. Il emploie 798 personnes dont 115 ingénieurs et 373 techniciens. Dans le souci de se rapprocher de leurs clients potentiels et du grand public, il dispose de trois Etablissements Régionaux de Cartographie et de Télédétection (ERCT) situés à Oran, Ouargla et Constantine et d’unité commerciale au pavillon de l’ANP aux Pins Maritimes d’Alger. Un représentant de l’INCT nous a ouvert les portes de l’institut et a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions. Quelles sont les capacités de production de l’INCT ? Actuellement, nos capacités annuelles sont de  : 30 000 photos aériennes, toutes échelles confondues ; 25 000 hectares de levés à grande échelle ; 12 000 000 d’hectares de levés pour la carte de base au 1/50 000 ; 160 cartes au 1/50 000 réalisées et éditées ; 2 000 000 d’exemplaires de cartes imprimées. Parallèlement à son programme de cartographie, l’INCT a numérisé et géoréférencié l’ensemble de la cartographie nationale existante, y compris les orthophotos (une image obtenue par traitement d’un cliché aérien numérique ou argentique dont la géométrie a été redressée de sorte que chaque point soit superposable à une carte plane qui lui correspond et plans de villes - NDLR). Cette cartographie est mise à la disposition des utilisateurs sous deux formes  : - Carte numérique raster géoreférenciée ; - S.I.G Raster (logiciel & données) multiéchelle du territoire national. Dans le but de réduire les délais du processus de la mise à jour cartographique, l’INCT a récemment introduit dans sa chaîne de production la solution GPS/SIG (PDA), associant un récepteur GPS et des outils complets de collecte de données SIG. Quels sont vos perspectives de développement ? L’INCT s’est résolument engagé depuis une décennie à mettre en place des moyens et des procédures techniques appropriés pour l’acquisition, le traitement et l’actualisation de cette donnée et ce, dans la perspective d’une meilleure prise en charge des besoins des utilisateurs sans cesse plus exigeants sur sa qualité, sa cohérence et son exhaustivité. L’aspect mise à jour de ces bases de données, notamment la base de données topographiques, constitue un axe essentiel pour lequel l’INCT compte investir au titre de son plan de développement futur. Durant les dernières décennies, l’évolution technologique importante en matière de gestion et de traitement de l’information géographique nous a amenés à adapter notre processus de production cartographique par l’introduction de nouveaux outils. Grâce à l’investissement important opéré ces dernières années, le processus d’établissement de la carte est entièrement automatisé. D’autres perspectives sont inscrites au titre du programme de développement de l’établissement, notamment dans les domaines de positionnement (GNSS), la révision et mise à jour cartographique ainsi que le développement des applications thématiques, principalement la prise en charge de la gestion de la donnée-métier et l’adaptation de sa production aux nouveaux impératifs du développement socio-économique  : aménagement du territoire, télécommunications, agriculture, risques majeurs, etc. UBIFRANCE organise le 2ème colloque sur l’information géographique auquel vous collaborez. Quels sont vos besoins en matière d’assistance étrangère ? En terme d’objectifs à moyen terme et opportunités d’assistance étrangère, on citera à titre d’indication  : graphique du territoire et sa révision, notamment par le recours à l’exploitation de la photographie aérienne numérique et l’imagerie satellitaire ; - la contribution à la mise en place de l’Infrastructure Nationale de Données Géographiques (INDG) par le développement du Référentiel à Grande Echelle (RGE) national ; - l’initiation d’actions devant aboutir à la mise en place d’un nouvel environnement réglementaire devant asseoir l’INDG ; - la formation et le transfert du savoirfaire dans les nouvelles tendances de l’information géographique.
U M n’tic magazine - Octobre 2014... ■... dossier géolocalisation Entretien avec Jean-Marie SEITE, Président de l’AFIGEO « Seule la mise en place d’une structure associative permettra le développement du domaine de l’information géographique » Jean-Marie SEITE est le président de l’AFIGEO, l’association française pour l’Information Géographique, qui a pour principal objet de concourir au développement du secteur de l’information géographique. L’AFIGEO, qui sera présente aux 2èmes Rencontres algéro-françaises de l’information géographique le 4 novembre prochain, organisées par le bureau d’UBIFRANCE d’Alger en collaboration avec l’INCT (l’Institut National algérien de Cartographie et Télédétection), offrira une opportunité à toute entreprise souhaitant échanger autour de leur savoir-faire dans le domaine de l’information géographique. Pour nous donner un aperçu sur les activités de l’AFIGEO, M. Jean-Marie Seite a répondu à quelques-unes de nos questions. Qui est AFIGEO et comment est née l’idée de créer cette association ? Il y a 25 ans, le Conseil National de l’Information Géographique (CNIG) rassemblait tous les acteurs publics du secteur de l’information géographique. En 1986, il est apparu important d’y associer le secteur privé et, par la même occasion, de valoriser ses actions. De ce principe, est née l’AFIGEO, l’Association Française pour l’Information Géographique  : une communauté d’intérêt qui fédère plus de 200 membres, issus aussi bien du secteur public (administrations, collectivités locales, institutions nationales,...), du secteur privé (grandes entreprises, PME-TPE, consultants,...) que du secteur de la formation et de la recherche (universités, grandes écoles,...). Son objectif est de favoriser les synergies entre ces différents acteurs, de faire connaître et promouvoir le secteur, les métiers de la géomatique, de répondre aux enjeux de l’information géographique de demain. Vous êtes en Algérie pour animer un colloque organisé par Ubifrance en collaboration avec l’INCT. Qu’attendez-vous de ces rencontres ? En effet, l’AFIGEO est partenaire à part entière de cet événement qui se tiendra le 4 novembre. En tant que président de cette association, je suis en Algérie pour accompagner une importante délégation d’entreprises qui souhaitent échanger autour de leur savoir-faire et expériences, poursuivre des collaborations qui existent déjà depuis plusieurs années, trouver de nouveaux partenaires, etc. Lors de ces rencontres, nous aborderons des aspects organisationnels et juridiques liés à la donnée géographique, mais aussi des cas d’utilisations concrets de logiciels SIG, de données géographiques pour des applications telles que la gestion des réseaux d’eau, du foncier, de l’environnement,… Nous espérons aussi poursuivre les collaborations et partenariats franco-algériens sur le long terme entre entreprises mais aussi entre l’AFIGEO, le CNIG, l’INCT, avec l’espoir d’accueillir, en retour, une délégation d’experts algériens de l’information géographique en France. L’information géographique est un secteur porteur. En tant qu’association leader dans ce domaine, quelles recommandations pouvezvous nous donner pour que l’information géographique se développe dans notre pays ? Le secteur de l’information géographique se structure autour de 5 composantes essentielles  : des données géographiques (ex  : la localisation géographique d’une école), des appareils pour recueillir et utiliser ces données (ex  : des GPS, des satellites, des ordinateurs,...), des systèmes informatiques pour traiter ces données (ex  : des logiciels de traitement de données, des serveurs cartographiques,...), des hommes qui travaillent autour de ces données (ex  : des géomètres-experts, des informaticiens, des enseignantschercheurs,...) et des structures qui facilitent le partage autour de ces données (ex  : en France l’AFI- GEO, le CNIG, l’IGN,...). Toutes Er 21



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