N’TIC Magazine n°75 février 2013
N’TIC Magazine n°75 février 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°75 de février 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Med&Com

  • Format : (210 x 287) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 5,8 Mo

  • Dans ce numéro : E-commerce(s) en Algérie, grandes attentes et petits pas.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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actualités national La stratégie e-Algérie 2013, un vieux souvenir ? Plus personne ne parle de la stratégie e-Algérie 2013 ! Ce plan d’action qui visait à promouvoir définitivement les TIC dans notre pays a été visiblement renvoyé aux calendes grecques. Les actions concrètes sont très peu nombreuses et les projets initiés tardent à voir le jour. Décidément, cette stratégie est déjà un vieux souvenir… Et pourtant, cette politique remonte à l’année 2000, soit il y a 13 ans déjà ! Beaucoup de blabla et très peu d’actes. Par conséquent, cette politique sectorielle des postes et des télécommunications dénommée e-Algérie 2013 s’est soldée par un échec cuisant. Pas de 3G, absence du paiement en ligne, le paiement par mobile est encore en chantier : nombreuses sont les carences qui bloquent le développement des TIC en Algérie. Cette stratégie, qui visait donc à conduire l’Algérie vers la société de l’information et l’économie numérique en améliorant l’accès aux services de communication dans le pays, n’a pas atteint ses objectifs notamment l’augmentation des TIC de l’ordre de 8% du PIB de l’Algérie. Il était également prévu de créer 100 000 emplois directs et indirects. Ces emplois, nous ne les avons jamais vus ! Avec un plan d’action articulé autour de treize axes majeurs (e-banking, e-investment, e-registre du commerce, e-commerce, etc.) permettant le développement des services en ligne, « e-Algérie » devait au final renforcer les performances de l’économie nationale par l’intégration des TIC. Et cette intégration, elle demeure encore, malheureusement, une chimère. Dans les colonnes du quotidien national La Tribune, Chérif Ben Benmahrez, le responsable du programme e-Algérie 2013 au Ministère de la Poste et des TIC, a reconnu que ce projet ambitieux « évolue dans un environnement mal adapté pour les TIC ». « Les TIC sont toujours sous les contraintes liées à l’importation des équipements et le financement bancaire dans ce domaine reste frileux », explique également à ce sujet Jamel Eldine Zerouk, le directeur général de HB Technologies. Cité par le même quotidien, Lies Kerrar, président de Humilis Corporate Finance, relève enfin la rareté des ressources humaines qualifiées pour booster les TIC et mettre en pratique les plans d’e-Algérie 2013. « L’Algérie n’a plus de ressources humaines spécialisées en TIC », a-t-il regretté en parlant de la fuite des compétences spécialisées notamment dans le domaine de l’informatique qui a caractérisé notre pays durant les années 90 et 2000. A.S n’tic magazine - Février 2013 La maison mère de Djezzy prend le contrôle des liaisons internationales de l’Algérie C’est une opération qui risque de beaucoup profiter à Djezzy. L’opérateur de téléphonie mobile, affaibli ces dernières années par le bras de fer qui oppose ses actionnaires majoritaires à l’Etat algérien, pourrait connaître à l’avenir des jours beaucoup plus sereins. Et pour cause, la maison mère de Djezzy vient d’acquérir totalement le Med Câble, le réseau sous-marin de fibre optique qui relie Marseille à Alger et Annaba. Ce réseau revêt une importance stratégique pour l’Algérie. En effet, il régit toutes les communications téléphoniques en Algérie. Et désormais, expliquent de nombreuses sources médiatiques, la maison mère de Djezzy détient les pleins pouvoirs sur ce système de câble sous-marin qui est d’une utilité fondamentale pour l’Algérie. Il est à souligner que l’opérateur russe, Vimpelcom, actionnaire majoritaire de la maison mère de Djezzy, a réitéré son souhait de rester actionnaire au sein de Djezzy et poursuit ses efforts pour qu’une solution à l’amiable soit trouvée avec l’Etat algérien. La création récente d’Optimum Télécom Algérie, qui a remplacé Orascom Télécom Algérie, s’inscrit dans cette démarche puisque Vimpelcom devrait céder 51% du capital de cette nouvelle structure à l’Etat algérien. D’après d’autres sources médiatiques, les Russes ne comptent pas s’arrêter au rachat de Med Câble. Ils seraient, en effet, « bien décidés à se relier avec la Tunisie et le Maroc avec de nouveaux câbles sous-marins ». A.S 8
n’tic magazine - Février 2013 La prise d’otage d’In Amenas a affolé le Web ! actualités national Amine SAYEH Pendant plusieurs jours, l’Algérie était parmi les mots de recherche les plus populaires sur Google. Comment est-ce possible ? La prise d’otage d’In Amenas a propulsé l’Algérie sur le devant de la scène cybernétique. Internet est devenu également le premier média consulté par les internautes pour suivre en live les évolutions de cette prise d’otage spectaculaire. Pendant plus de quatre jours, In Amenas a régné sur la toile. De Google Actualité jusqu’aux sites d’information algériens et étrangers, cet évènement a capitalisé l’attention médiatique. Cette attaque terroriste a révélé ainsi que le web est devenu réellement le premier média en Algérie. Dés que l’information a été révélée en premier lieu sur la page Facebook Envoyés Spéciaux Algériens, un véritable branlebas de combat s’est emparé de la toile. Partagés à grande échelle, les réseaux sociaux se sont enflammés et chacun voulait comprendre ce qui s’est passé exactement sur le site gazier de Tiguentourine où plusieurs otages algériens et étrangers ont été détenus par un groupe terroriste bien décidé à semer la terreur. Par la suite, plusieurs sites d’information algériens ont donné à cet évènement une couverture spéciale. La blogosphère mobilisée pour soutenir l’Armée Ainsi, Tout sur l’Algérie, Algérie- Focus, Algérie 1, NessNews, tous ces Pure players ont joué un rôle déterminant pour informer en direct les Algériens inquiets par ce qui se passe à In Amenas. Ils étaient donc nombreux ces internautes à suivre minutieusement les Direct et les fils d’actualité que ces sites d’information alimentaient minute après minute. Les vidéos et les photos partagées sur les réseaux sociaux ont créé également un véritable buzz. Mais le buzz a pris une dimension sensationnelle lorsque l’armée algérienne a donné l’assaut pour libérer les otages algériens et étrangers. En effet, la blogosphère algérienne a fait cause commune avec son armée. Les soldats algériens ont été présentés comme des héros qu’il faut absolument défendre. S’en est suivi plus tard l’opération « Ne touche pas à mon pays », « Don’t Touch to my Algeria ». Il s’agit d’une opération collective menée sur plusieurs pages algériennes populaires sur Facebook. Cette opération consistait à mettre une seule image dans les pages Facebook suivantes : Envoyés Spéciaux Algériens, Jil FM, 1.2.3 viva l’Algérie, DZjoker, Anes Tina, İrban İrban, Algeria forever, Équipe Nationale Algérienne. Le message iconographique est donc clair et précis : la souveraineté et la sécurité de l’Algérie sont une cause nationale pour laquelle les Algériens sont prêts à consentir les sacrifices. Cette image montre une carte de l’Algérie où tout le territoire est remplacé par une lame de rasoir avec du sang à son extrémité. Et juste à côté de cette carte rasoir, il y a une écriture en rouge, cette couleur symbolisant le sang. C’est dire enfin que l’attaque d’In Amenas a profondément marqué le web algérien. Les sites d’information ont prouvé leur efficacité et leur influence. Quant aux réseaux sociaux, ils ont renforcé encore leur popularité. Sur la toile made in Dz, il y aura bel et bien un avant et après In Amenas... 9



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